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06 mars 2012

Luther | Saison 2

J'ai pris mon temps. La deuxième saison de Luther s'est terminée en juillet dernier, je viens tout juste d'en regarder le dernier épisode. Pourtant, la série fut une de mes meilleures découvertes l'année dernière et John Luther un de mes personnages préférés. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
A peine une minute dans le dernier épisode et j'avais ma réponse, le "previously on" s'est chargé de me rappeler que Luther est une série qui m'angoisse profondément. Il y a, dans les affaires policières traitées, le pire de l'humanité. Mais, bien pire, il y a, chez le personnage même de Luther, une certaine ambiguïté morale qui le met dans les pires situations et qui me plonge à chaque fois dans le plus pur désarroi. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la série, mais c'est beaucoup trop pour mon cœur fragile.

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Finissons-en tout de suite avec le seul point de la saison 2 qui n'ait pas suscité mon enthousiasme : je n'ai pas été convaincue par l'intrigue qui sous-tend la saison, celle qui balance Jenny sous la protection de John. Bien sûr, j'ai fini par m'attacher à cette gamine perdue, mais son intrigue me paraissait au début une façon assez artificielle de replonger John dans les pires embrouilles.
Pourtant, s'il y a une chose dont je ne peux accuser Luther, c'est bien d'user de facilités. De manière tout à fait fascinante, chaque relation est remise en jeu cette saison, et c'est toute la dynamique de la série qui s'en trouve recomposée. D'ailleurs, si John place Jenny sous sa protection, qui au fond est le plus paumé des deux ? Et les problèmes de Jenny nous offrent par exemple une nouvelle perspective sur le lien tissé entre Mark et John, ces deux hommes brisés.

Autre remise en jeu : Alice Morgan. L'un des points forts de la saison 1 fut de toute évidence ce fabuleux personnage et la relation passionnante qu'elle entretenait avec John. Pourtant, cette saison 2 ose mettre Alice en retrait et, si on peut s'en plaindre, j'ai trouvé ce choix très pertinent. La puissance du personnage d'Alice réside à mes yeux dans la brièveté de ses fascinantes apparitions et, si je peux envisager une véritable histoire entre elle et John, je ne peux l'imaginer que lorsque lui touchera le fond. Je désirerai toujours qu'il s'en sorte mais son flirt avec ses démons ne constitue-t-il pas le coeur de la série ?

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Le plus réussi cette année à mes yeux est ce que les scénaristes ont fait de l'équipe de flics, le plus bel exemple de dynamique recomposée que j'évoquais plus haut. Il y a bien sûr toujours le très loyal Justin, un peu à John ce qu'est Robin à Batman – John représentant d'ailleurs bien le sombre justicier dans un monde encore plus obscur – mais l'introduction d'un nouveau personnage, Erin, vient légèrement bousculer leur équilibre. Cette nouvelle et fabuleuse collègue est intelligente, ambitieuse et très intègre, John et ses agissements suspects se retrouvant dans son colimateur. En tant que spectateur complètement dévoué à la cause de John, la voir s'approcher du but est complètement angoissant, tout comme l'est le fait de voir John lui échapper en la ridiculisant.
De même, on retrouve Schenk qui, dans la première saison, suspectant John d'être un flic corrompu, était bien déterminé à le faire tomber. John ayant été innocenté, Schenk se trouve être son superieur, octroyant à son DCI toute sa confiance en ses incroyables capacités. Encore une fois, la vapeur s'inverse.

Un mot seulement sur les deux enquêtes menées cette saison : aussi ravagés les uns que les autres, les criminels appréhendés dressent à nouveau un sombre portrait du monde. Heureusement, Luther est là. Sans rire ! J'évoquais Batman un peu plus haut mais parmi ces atrocités, John est bien celui qui nous redonne espoir, quitte à sombrer lui-même.

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Luther m'a fait ressentir beaucoup plus de choses en quatre épisodes que la plupart des séries d'une vingtaine d'épisodes que je regarde généralement. Peut-être qu'il faudrait que j'arrête de me satisfaire de médiocrité. 

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : luther

01 janvier 2012

Personnages masculins de 2011 | #4 John Luther

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Je ne crois pas avoir trouvé en 2011 de personnage plus charismatique que John Luther, le flic terriblement talentueux de la merveilleuse série britannique Luther. Idris Elba (aussi efficace en Stringer Bell, que j'ai également découvert cette année dans Sur écoute) lui prête son magnétisme : fin observateur, intuitif, au sens de la justice ultra prononcé, John Luther envoûte le spectateur qui soutient quoi qu'il arrive ce flic aux méthodes parfois douteuses.

Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : luther