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07 décembre 2012

La famille (coréenne) (et moi)

Malgré tout mon amour pour la Corée, et mon envie d’en découvrir toujours plus sur ce pays, il y a des différences culturelles au-delà desquelles je n’arrive pas à passer. La présence étouffante de la famille dans les séries en est une.
Je ne connais la Corée quasiment qu’à travers ses fictions télévisuelles (et encore, un panel de séries assez restreint, passant majoritairement sur des chaînes publiques) : la représentation de la famille y est-elle fidèle ? J’avoue n’avoir jamais cherché à m’informer plus que ça, j’avoue un certain désintérêt pour le concept traditionnel de la famille.

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J’ai terminé Answer me 1997 la semaine dernière, et la famille de Shi Won fut l’une des plus attachantes que j’ai rencontrées ces derniers temps. Les interactions entre Shi Won et son père, tellement représentatives de l’adolescence, m’ont fait rire et m’ont touchée : ce type de relation n’est pas coréen, il doit être universel. Néanmoins, cette relation, si je l’accepte de bon cœur à l’adolescence, quand elle s’insinue dans l’âge adulte, c’est avec violence que je la rejette.
Prenons Coffee Prince. Une série que j’ai vraiment aimée, avec d’incroyables personnages, relations d’amour et d’amitié. Une ambiance qui, malgré le point de départ peu vraisemblable de l’histoire, sonne vraie. Je reconnais à la série toutes ces qualités (et une merveilleuse bande-son) et elle aurait pu figurer parmi mes éternels coups de cœur. Sans les histoires de famille. Qui seules sont responsables du fait que je ne me suis pas déjà fait plusieurs rediffusions de cette série.
Les origines de Han Gyul donnent bien sûr au personnage une vulnérabilité bienvenue, mais cette intrigue aurait pu être terriblement allégée. Comme la présence constante de sa famille sur son dos. Au niveau professionnel, quand Han Gyul joue les dilettantes avec l’argent familial, je comprends. Au niveau amoureux… inadmissible.
Point de vue très subjectif, j’en conviens : français, et tout à fait personnel. Ces parents qui s’immiscent en permanence dans la vie de leurs enfants, leur imposant des rendez-vous arrangés, s’opposant à des relations avec un parti inconvenant à leurs yeux… c’est le jeu dramatique, je le sais, mais ça me lasse terriblement, quand ça ne me met pas en colère.

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On m’accusera d’individualisme, etc. Mais je ne suis pas dénuée d’humanité. Par exemple, que la famille prenne soin des grands-parents, bien sûr. Allant souvent jusqu’à les héberger, c’est assez culturel également, mais pourquoi pas. Mon vrai problème réside dans la hiérarchie qui règne au sein de ces familles : combien de fois ai-je vu une femme se faire maltraiter par sa belle-mère sous son propre toit ? « De quel droit ? », je m’insurge devant mon écran. J’avoue avoir toujours eu du mal avec l’autorité.
J'ai l'impression que la famille coréenne part du principe de cette énorme dette qu’ont les enfants vers leurs parents. Et la phrase qui entre toutes me fait enrager : « comment as-tu pu me faire ça ? »
Dal Ja’s Spring. La mère de Dal Ja’s découvre que sa fille vit et entretient une relation amoureuse avec un homme sans être mariée. « Comment as-tu pu me faire ça ? »
Ojakgyo Brothers. La mère de Su Yeong découvre que sa fille est enceinte suite à une nuit d’amour sans lendemain. « Comment as-tu pu me faire ça ? Après tout ce que j’ai fait pour toi ? »
Il y a derrière tout ça, je sais, le regard d’une société encore conservatrice. Il y a derrière tout ça l’amour de mères qui s’inquiètent pour le bonheur de leurs filles. Mais le « comment as-tu pu me faire ça ? » part du principe que les enfants doivent quelque chose aux parents. Même le simple principe qu'ils leur doivent d’être heureux (selon une vision du bonheur toute personnelle, mais soit, c’est tout à fait humain), je ne peux pas le comprendre. Est-ce coréen ? Est-ce moi ? Mais quel enfant a demandé à naître ? L’élever, le nourrir, l’éduquer jusqu’à ce qu’il devienne un être humain indépendant, n’est-ce pas ce à quoi s’engagent les parents en mettant un enfant au monde ? Et pourtant, ce serait une dette qu’il faudrait ensuite payer toute sa vie ?

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Les parents et grands-parents jouent à mes yeux dans beaucoup de séries coréennes le rôle de simples outils narratifs, ceux qui mettent des bâtons dans les roues. Et pourquoi pas, s’il y avait une vraie connexion émotionnelle au départ ? Ou alors faut-il partir du principe soi-disant évident que s’il y a un parent et un enfant, il y a automatiquement un amour inconditionnel et réciproque ? Aux spectateurs de remplir les blancs ? C’est seulement de l’écriture paresseuse à mes yeux. Parce qu’il y a des séries, comme Answer me 1997, qui mettent en scène d’incroyables moments – père-fille, notamment – et qui font ressentir de terribles choses aux plus égoïstes d’entre nous.

Ce n’est peut-être pas la Corée qui est en cause, c’est peut-être ma vision très personnelle de la famille. En tout cas, en fiction, celle que je préfère, c’est la famille d'adoption, et la famille de fortune, celle que les personnages se construisent, parfois malgré eux.

06 janvier 2010

2009, c'était ça.

2009, donc.
De quoi je me souviens ?

Ah oui, l'année de la disette whovienne... wow, on dirait qu'on y a survécu ! Mais j'avoue que depuis l'annonce du départ de Russell T Davies et de David Tennant, mon impatience était toute focalisée sur l'arrivée de Steven Moffat et de Matt Smith.

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Cette année, je me suis acheté le coffret anglais de la quatrième saison et me suis fait une rediffusion. J'ai aussi revu Blink, évidemment. J'ai converti une personne à la série : ma grande fierté. Deux sont restés de marbre, ils reviendront me voir dans dix ans, se plaignant de ne pas m'avoir écouté plus tôt, tant pis pour eux. Je prête bientôt une de mes saisons 1 à une amie, ça se présente bien.
Cette année était aussi un peu la disette torchwoodienne. Mais Children Of Earth fut une intrigue géniale, particulièrement maîtrisée par rapport à tout ce à quoi Torchwood nous avait habitués. Bon, la série s'est un peu autodétruite, mais pourquoi pas, si c'est pour mieux reconstruire ? Même si je ne cautionne pas la torture mentale infligée à Jack, notamment avec la mort éhontée de Ianto.
ianto.jpgTiens, ça me fait d'ailleurs penser que j'ai acheté cette année The Writer's Tale, un livre retraçant la correspondance de RTD avec un journaliste à propos de l'écriture de la saison 4 de Doctor Who. C'est passionnant. Et on y apprend notamment que Ianto devait mourir dans la saison 2, à la place d'Owen. RTD a changé d'avis au dernier moment, créant la panique à bord de l'équipe de production, puisqu'il a fallu réécrire 7 épisodes. RTD a cette phrase géniale, en réponse à quelqu'un qui lui disait que c'était impossible, que c'était trop tard : "Je te le ferais faire au chevet de ta mère mourante si ça rend la série meilleure." Et c'est adorable comme il s'enthousiasme à chaque fois qu'il rencontre Gareth David-Lloyd : "Gareth David-Lloyd is just the sexiest bastard on this Earth."

Sinon quoi ?
Ah, l'année des blonds ! Ou peut-être seulement l'année Alexander Skarsgård. Qui a su rallier les esprits les plus réticents à la cause True Blood. Il était grand, très grand, mais blond. Et pourtant... Finalement, je suis heureuse de réaliser que je suis très ouverte d'esprit ! Tous mes principes volent en éclat : alors comme ça, un beau brun ne sera pas toujours plus beau qu'un beau blond ?

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Bon, Skarsgård n'est pas le premier à ébranler mes convictions. Justin Hartley avait jusqu'ici très bien plaidé la cause des blonds. Cette année, Oliver Queen n'est plus ce qu'il était, mais je ne peux détourner les yeux.
J'ai également carrément craqué pour Wendell Bray dans Bones.
Je ne suis pas encore complètement convaincu par Jax dans Sons Of Anarchy, mais ça n'est pas une résistance qu'une bonne coupe de cheveux ne pourrait vaincre...

Et puisque je ne renie pas mes anciennes amours, j'ai gardé cette année un pied en Asie. Pourtant, j'ai à peine regardé trois épisodes de séries japonaises. Juste Mei-chan no shitsuji et le spécial de Gokusen 3, je crois. Que du mauvais, d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que je me suis tournée vers la Corée. Aucun doute, 2009 était pour moi l'année de la Corée.
C'est marrant comme la Corée et moi, on s'était toujours loupées : comme je ne m'étais jamais résolue à regarder Full House, dont j'ai toujours les DVD quelque part, pas loin (ils sont à toi, K, d'ailleurs !), comme je n'avais jamais compris l'engouement collectif pour Goong, comme malgré toutes les qualités de Coffee Prince, j'avais fait une pause d'un an en plein milieu de la série. Et c'est marrant que ce soit une série pas vraiment bonne, Boys Over Flowers, qui m'ait convaincue que ce serait ma destination privilégiée de l'année.
Je ne citerais pas tous les kdramas que j'ai vus et aimés cette année, je vais seulement faire un top des acteurs pour lesquels j'ai craqué, parce que bon, depuis quand est-ce que j'écris des articles construits (vous vous rendez compte que j'ai presque un plan ?!) sans une surdose de fangirlisme ?

N°5 - Shin Dong Wook, vu dans Soulmate

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Avec son espèce de serre-tête dans les cheveux pendant la première partie du drama, c'était pas gagné... et puis il s'en débarrasse, et puis le drama est génial, et puis il est trop chou, et puis voilà.

N°4 - Lee Min Ki, vu dans Dal Ja's Spring

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Euh... rien à rajouter, il est trop charmant. Et son personnage dans Dal Ja's Spring est un peu le mec idéal, alors qu'au départ... bref, regardez, c'est un très chouette drama. Et un jour je regarderai Evasive Inquiry Agency.

N°3 - Lee Min Ho, vu dans Boys Over Flowers

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Le Coréen qui m'a fait basculer. Et s'il n'est que troisième, c'est qu'après avoir vu d'autres kdramas, je réalise que BOF est médiocre. Mais ça n'enlève rien à la beauté de Lee Min Ho.

N°2 - Gong Yoo, vu dans Coffee Prince

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Alors lui... putain, le charme ! Il n'a pas l'air, comme ça, et je ne l'ai vu dans aucun autre rôle, mais dans Coffee Prince, il est... purement... purement, quoi. C'est cool, il vient de rentrer de l'armée, peut-être qu'il va se remettre à jouer !

N°1 - euh, pas vraiment besoin de poster de photo, non ? Je viens un peu d'en faire mon nouveau layout. Il est un peu la star de mes trois derniers posts. Techniquement, il ne devrait même pas figurer dans un top, il est hors catégorie, puisque, sans aucun recul, il est mon crush du moment. Et les hasards du calendrier font qu'il est donc mon crush de l'année. Lucky boy ! 2008 avait Miura Haruma, 2009 a Jang Geun Suk. Vu dans You're Beautiful et Beethoven Virus.

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Et puis, je trouve qu'après Jang Geun Suk, il n'y a plus rien à rajouter. Et puis, je trouve que j'ai beaucoup trop écrit pour aujourd'hui. Et puis, je reviendrai.

24 février 2009

A moi la Corée

Alors, quoi de neuf ? Pour vous, je ne sais pas (la nouvelle série de Joss Whedon ? la trop longue attente avant le prochain épisode de Supernatural ou Big Bang Theory ?), mais de mon côté, je trouve assez incroyable le nombre de personnes qui ont atterri sur mon article pas très flatteur de Mei-chan no Shitsuji. Non, le nombre n'est pas si énorme mais si plusieurs personnes ont pris la peine de laisser un commentaire pour défendre la série, ça me donne presque envie de lui laisser une seconde chance. "Presque" parce que je ne suis pas franchement d'humeur japonaise en ce moment : sous l'influence de Boys Over Flowers, mon regard se tourne aujourd'hui vers la Corée.

Plus d'un an après, j'ose m'avancer un peu et vous annoncer que je vais enfin finir Coffee Prince. K., j'en suis à l'épisode 15, qu'est-ce que tu dis de ça ? Presque deux ans après, je vais peut-être commencer Full House et finir le premier épisode de My Girl, dont j'avais bien aimé le début. J'en suis à l'épisode 6 de Dal Ja's Spring et c'est plutôt pas mal. J'ai regardé hier le premier épisode de Soulmate et ça m'a plu.

Donc voilà, je suis en Corée et je m'y plais bien. Ma seule crainte : tout essayer, ne rien finir et rentrer bredouille.

 

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