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17 mars 2013

Adieux à Being Human

Saison 5, épisode 3. Tom s’est retranché dans les bois, abattu. Ses insécurités, jusque-là brillamment esquissées, sont venues le frapper de plein fouet : sa condition de loup-garou le condamnerait-elle à rester un raté toute sa vie ? Hal et Alex, à l’entrée de la tente, essaient de lui faire entendre raison : il est le meilleur homme qu’ils aient connu.
Cette simple scène m’a plus émue que toutes les tragédies que m’avait offertes la série jusqu’ici, à commencer par la mort de ses personnages principaux.

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J’ai rencontré Mitchell, George et Annie il y a très longtemps, Mitchell et Annie n’étaient même pas encore Mitchell et Annie – et Being Human pas encore une série. Je les ai aimés le temps d’une saison, puis je les ai abandonnés, comme je sais si bien le faire. C’est qu’en débutant la deuxième saison, j’avais perdu toute sympathie pour Mitchell et George. Annie, toujours formidable, n’était pas suffisante. Il m’a fallu plusieurs années pour finir cette saison, il m’a fallu les promesses du nouveau casting (et d’autres arguments qui ne manquent jamais d’attirer mon attention).

Je suis tombée amoureuse de Hal, bien sûr, comment ne pas. Il ne déploie pourtant ses charmes que très progressivement : après la déception (c’est lui, le Hal ?), le rire (qu’a provoqué chez moi son irrésistible psychorigidité), quand il devient un formidable ami pour Tom, je me suis franchement attachée.
S’il fallait que je choisisse mon personnage préféré, ce serait probablement Tom. Aussitôt fascinée par cet incroyable mélange d’innocence et de dureté, c’est pour lui que j’ai terminé aussi vite la troisième saison (et pour le merveilleux McNair) (et la fantastique Nina). Aucun personnage ne m’a autant touchée.
Et Alex, l’Ecossaise garçon manqué, toute en charme et en sarcasmes, je l’ai aimée dès que je l’ai rencontrée. Le peu de temps passé avec elle figure en haut de la pile de regrets que je nourris à l’égard de cette série.

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Est-ce parce que la première saison de Being Human est loin, très loin derrière moi, que je n’ai jamais complètement embrassé la suite de la série ? Je ne garde de cette première saison que le souvenir d’instants magiques de quotidien entre un vampire, un loup-garou et un fantôme, et le reste de la série, avec ses excès dramatiques, ne fut jamais à l’image de ce souvenir. Jamais à la hauteur des attentes finalement faussées que j’avais placées en elle.
Je renie les machinations d’Herrick, le massacre du Box Tunnel 20, la prophétie autour d’Eve, et même l’éternelle question « doit-on révéler l’existence des créatures surnaturelles au reste de l’humanité ? » Je ne nie pas que certaines de ces intrigues nous ont offert de bons moments, et de bons personnages (je pense à toi, Cutler) mais, à mes yeux, les enjeux étaient trop énormes pour une série dont la magie ne résidait pas là.

La cinquième saison restera probablement ma préférée. L’intensité dramatique de scène de la forêt prouve, pour moi, que les simples perspectives d’avenir de nos personnages (ici Tom, mais Alex également) constituent des enjeux suffisants. Et si j’ai poussé un soupir d’exaspération quand les scénaristes nous ont ressorti, pour Hal, l’histoire du vampire qui n’arrive pas à décrocher, ils l’ont transformée en une puissante intrigue d’addiction et de schizophrénie, gardant l’intrigue ancrée dans ce qui fait sa force, la question de l’être humain. To want it is to have it.

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C’est justement la question de l’être humain qui m’empêche d’aimer vraiment la fin de la série. La bonne idée de la cinquième saison fut d’introduire un concept fort, le Diable, tout en maintenant son influence ténue au fil des épisodes. Excepté le dernier où, tout à coup, le monde entier va sombrer dans le chaos. Pas ma tasse de thé, mais pourquoi pas. Non, ce qui a du mal à me satisfaire, c’est la toute fin. Le happy end, je suis toujours pour. L’idée du rêve instillé par le Diable, je trouve l’idée très forte. Mais dépouiller ces personnages de leur condition surnaturelle, ça me frustre au-delà du raisonnable. Même si l’idée qu’Alex soit à nouveau vivante est merveilleuse. Même si Tom va pouvoir mener la vie qu’il mérite tant. Même si le moment où Hal redécouvre son reflet dans le miroir est bouleversant. Bon, d’accord, ce avec quoi je me bats vraiment, c’est l’idée que ce soit terminé.

03 mars 2013

Février 2013 | Bilan

Mon rythme de publication, ou l’absence de rythme, a mérité sa nomination dans la catégorie des déceptions du mois. Je décerne en revanche la victoire à la majorité des productions coréennes passées sur mon écran en février.
Le mois serait coréen, c’était prévu. Et si je n’ai pas encore décidé quoi faire de Nice Guy et King Of Dramas, j’ai terminé Cheongdamdong Alice et me suis laissée tenter par la suite d’Arang And The Magistrate. J’ai également commencé Can We Get Married? et, du côté des nouveautés, Incarnation Of Money et That Winter, The Wind Blows. Mais parmi ces séries, de coup de cœur, pas la moindre trace. S’est néanmoins terminée en février une qui m’a eue dès le début de sa diffusion, Flower Boy Next Door.

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Il faut croire que je fais partie de la cible adolescente des flower boys dramas de tvN – je n’en suis pas particulièrement fière, mais je ne vais pas nier qu’ils me touchent en plein cœur. Flower Boy Next Door sera donc la grande gagnante, ce mois-ci, des catégories série, personnage et « relation qui m’a fait chavirer ».
Il y a bien sûr, dans cette série, la légèreté des comédies romantiques classiques, mais j’y ai trouvé, sous le vernis acidulé, une atmosphère, que je ne qualifierais tout de même pas de « réaliste », mais de plus terre-à-terre que bon nombre des kdramas vus récemment (je ne les choisis peut-être pas bien). Au centre du drama : la communication. Ça semble peut-être évident, dans un medium essentiellement basé sur des interactions entre personnages, mais n’y a-t-il pas un nombre hallucinant de séries coréennes qui font avancer leurs intrigues à coup de grands gestes romantiques et/ou du destin, comme par magie ? Dans Flower Boy Next Door, les personnages discutent, vraiment. Pour beaucoup, ça signifie un trop grand nombre de scènes de dialogues où les conflits tournent en rond, mais j’ai accueilli ces scènes avec bonheur. La vie n’est pas une succession de moments-types peuplés par des personnages-types : à plusieurs reprises d’ailleurs, les personnages s’insurgent, refusant d’être catalogués pour ce qu’ils ne sont pas, une princesse apeurée pour Dok Mi, un petit être magique pour Enrique. Ils sont des êtres humains, tout simplement.
A ce titre, le couple formé par Dok Mi et Enrique a gagné une bonne place dans mon panthéon personnel. Dok Mi a une trajectoire personnelle qui m’a vraiment émue, Enrique a illuminé mes débuts de semaine et, ensemble, ils m’ont fourni une terrible dose de bien-être et, presque, de confiance en l’humanité. Ils me manqueront.

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Et dans le reste du monde ?
Aux États-Unis, à part Suits, rien de très excitant. Elementary, toujours sympathique. New Girl, plutôt également. J’ai commencé The Americans, excellent premier épisode, mais les séries d’espionnage m’angoissent, je vais y aller doucement.
Je suis repartie en février au Royaume-Uni pour me réconcilier avec Being Human. L’irrésistible envie de rencontrer ces nouveaux personnages, Tom et Hal, vantés notamment par Filipa, m’a poussée jusqu’à la saison 3, puis jusqu'à sa fin. Je ne suis pas très fan des intrigues dramatiques de la série, elle sera toujours pour moi le simple récit des aventures domestiques de trois colocataires surnaturels, mais je suis prête à suivre Tom pour deux saisons supplémentaires, et prête enfin à rencontrer Hal.

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Qu'en sera-t-il au mois de mars ?
Je n’ai récemment commencé aucune série suscitant en moi plus qu’un intérêt poli, je ne place donc pas beaucoup d’espoir dans ce mois de mars déjà entamé. Mes seules perspectives d’enthousiasme reposent a priori sur de « vieilles » séries que je pourrais rattraper, comme je le fais avec Being Human en ce moment.

31 janvier 2009

Phoo Action

Bon, j'ai regardé le nouveau pilote de Being Human. Juste un peu frustrée qu'on nous zappe la rencontre Mitchell/George avec Annie mais sinon c'était sympa, et j'aime même mieux le nouveau Mitchell. Mais en fait on s'en fout.

Parce que regarder Being Human, ça m'a fait penser à l'autre pilote "à l'essai" qu'avait diffusé BBC3 à l'époque : Phoo Action. J'avais trouvé ça trop chouette : c'était complètement n'importe quoi, c'était tout coloré, c'était en gros vraiment fun ! Et voilà que j'apprends, après tout le monde, que la série a été annulée. Et ça c'est vraiment pas fun.

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