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22 décembre 2012

Et l'amitié dans tout ça ? | Shut Up: Flower Boyd Band

Si je ne devais garder qu’un seul épisode pour 2012, ce serait celui-ci : Shut Up: Flower Boy Band, épisode 6.
Je m’avance peut-être, je n’ai pas sérieusement considéré tous les épisodes de toutes les séries de 2012. Mais si Shut Up: Flower Boy Band est sans conteste ma série coréenne préférée de 2012, sa place de favorite globale de l’année est quasiment acquise. Et il y a dans cet épisode tout pour faire mon bonheur : de la musique, un peu de romance, et beaucoup, beaucoup d’amitié.
La romance de Shut Up: Flower Boy Band est plutôt adorable. Elle met en scène un héros un peu sauvage (je l’aime tant) et une héroïne qui mérite toute mon affection pour le bonheur qu’elle apporte au héros, mais qui s’avère individuellement très attachante et apprend à s’affirmer au cours de la série. Cette romance est plutôt adorable – et avance d’un bond dans cet épisode –, ils sont tous les deux adorables, mais ce n’est pas le cœur de la série. Le cœur, c’est bien sûr ce groupe d’amis, et son fabuleux leader Ji Hyuk.

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L’épisode voit les membres du groupe se préparer pour un festival de rock où plusieurs groupes vont concourir : Eye Candy a perdu son chanteur il y a peu et ce concert est leur hommage. En réalité, gagner leur importe peu. Et Ji Hyuk, la tête ailleurs, néglige les répétitions, qu’il quitte en plein milieu. Les autres musiciens, prêts à suivre le mouvement, se font interpeller par Hyun Soo, le guitariste : pourquoi la répétition s’arrêterait-elle sous prétexte que le chanteur s’en va ? En feraient-ils de même si la situation se présentait sur scène ? On perçoit ici toute l’importance du groupe pour Hyun Soo, mais ce n’est pas le leadership qui est en question, c’est la motivation de chacun. Pourquoi font-ils partie du groupe ? Pour l’amitié ? La musique ? Autour de cette question pourrait bien se cristalliser de futurs problèmes… que la série réalisera brillamment, je vous le promets.

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Et il faut que je vous raconte LA scène. Celle qui, dix mois après, me hante encore.
Le concert, donc. Eye Candy s’apprête à entrer sur scène. Où est Hyun Soo ? Urgence familiale, il est en retard, il court, la guitare sur le dos et, horreur !, il se fait bousculer par une voiture. Tombe, mains en avant et blesse. Se relève et continue sa course, arrivant juste à temps pour le concert.

Hyun Soo s’est défoncé pour maîtriser ce solo de guitare. Il a séché les cours, s’est entraîné des heures, a subi les critiques des autres membres du groupe – pourquoi Hyun Soo ne laisserait-il pas le solo à Ji Hyuk ? Alors peu importe sa blessure, le guitariste ira jusqu’au bout, pour rendre hommage à Byung Hee, pour faire honneur à son groupe, pour prouver sa valeur.
Solo time. Il grimace, manque quelques notes, et tout à coup Ji Hyuk se rend compte. Il se jette sur Hyun Soo pour l’empêcher de continuer : le guitariste se débat, s’acharne, mais Ji Hyuk le prend dans ses bras et l’immobilise.

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Tout me touche terriblement dans cette scène. Il y a le fait que je ne résiste pas aux personnages silencieux, qui s’expriment avec maladresse ou pas du tout, et dans cette scène, Ji Hyuk le bourru le renfrogné se révèle : sans hésitation aucune, il lâche tout pour protéger Hyun Soo qui lui, fauve blessé, dit toute sa douleur dans son acharnement. La douleur d’être celui à qui le talent ne vient pas naturellement et la douleur d’être l’ami délaissé. Et au fond, qu’est-ce qu’exprime Ji Hyuk dans son étreinte si ce n’est que tout ça n’a pas d’importance, seul compte le bien de son ami ?
Je suis désolée de gâcher cette scène en la racontant si maladroitement. Mais elle vaut que vous donniez leur chance à la série et ses personnages.

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10 août 2012

Sur écoute | Petit à petit, j'avance

Elle apparaît très peu sur ce blog mais ce n'est pas par manque d'amour ; il est tellement plus facile de fantasmer sur Harvey Specter que de s'exprimer sur la douleur de Baltimore. Malgré les apparences, donc, je me suis véritablement engagée avec Sur écoute cette année et, petit à petit, j'avance.

Je crois bien que je regarde la quatrième saison la peur au ventre. Rien n'était facile, les saisons précédentes, mais regarder évoluer ces gamins à l'avenir a priori tout tracé est encore moins évident. Pourtant, malgré son sujet, malgré son intensité, Sur écoute n'est pas une série pesante, et il y a beaucoup de moments extrêmement drôles – la scène d'entrée de la saison est à ce titre carrément brillante. Mais, neuvième épisode, dernière scène, j'ai craqué. La dernière fois que la série m'avait autant touchée, c'était avec D'Angelo, et me voilà donc à nouveau le cœur brisé, devant la même problématique : vers qui peuvent se tourner les gamins sans espoir de Baltimore ?

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Écrit par Saru dans Scènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sur écoute

17 août 2009

Attention pleurnicharde

J'ai horreur de pleurer. Je suis pour le rire, la légèreté, et on aura beau toujours plus primer les performances dramatiques, trouver tel film suprêmement beau car tellement tragique, moi, si on me promet des larmes, je passe mon chemin. Ah, le problème, c'est ces histoires qui mélangent tellement bien les deux, qui vous tombent dessus quand vous ne vous y attendez pas. Beaucoup de séries, où on pleure et on rit avec les personnages.

J'ai regardé un truc, aujourd'hui, et j'ai cru que je ne m'arrêterais jamais de pleurer. J'en parlerais peut-être quand je m'en serais remise, mais ça m'a fait réfléchir aux scènes de séries qui m'ont brisé le coeur. Laquelle m'a tiré le plus de larmes ? Je serais bien en peine de faire un top 5, vu que spontanément, je ne m'en souvenais que de deux.

Buffy, Acathla 2. C'est la première qui m'est venue en tête. A l'époque, j'étais jeune et émotive et pendant de nombreuses années, j'ai cru qu'aucune scène ne serait aussi déchirante que celle où Buffy tue d'un coup d'épée Angel qui vient à peine de retrouver son âme.

Et puis Doctor Who, Doomsday. La scène de la plage. Avec la musique qui va bien. Moi je dis que tous ces scénaristes, réalisateurs & co sont des sadiques.

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Je crois que la fin de la saison 4 m'a aussi vu m'effondrer. Complètement.

Le truc, c'est qu'une scène tragique (j'avoue que les scènes de bonheur me font rarement verser une larme !) est vue tellement subjectivement !  Je repense à un moment de Californication, qui m'a un peu bouleversée. Un truc pas marrant du tout, mais qui n'est pas du tout traité ainsi. Je crois que là, c'est ce décalage qui m'a émue, et je ne saurais pas dire si c'était conçu pour provoquer cette émotion ou si le problème venait de moi. Il suffit de si peu, et de tellement en même temps : l'écriture, l'interprétation, la réalisation, la musique, l'attachement au personnage, l'état d'esprit du spectateur... Je déteste pleurer mais quand ça arrive, j'admire autant que je maudis ces sadiques de l'ombre.

J'avais déjà parlé de Doyle, dans Angel. Il y a Torchwood, aussi, qui relève du pur sadisme. Et puis Supernatural, l'atroce dernier épisode de la saison 2.

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Ce qui est rageant, c'est que je pense qu'après cet épisode traumatisant, Supernatural n'a jamais fait aussi bien à mes yeux. Mais j'ai horreur de pleurer, pourtant !!!