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08 janvier 2013

Farscape | Rencontre avec Aeryn & John

Aeryn et John, John et Aeryn… ça fait, je pense, plusieurs années que leurs noms et visages s’affichent ponctuellement sur mon écran, accompagnés de tout l’amour du monde. Me laissant l’impression qu’il y a d’un côté les gens pour qui le couple est culte, et de l’autre, ceux qui n’ont pas vu Farscape. Alors quand Nephthys les a évoqués le mois dernier, je me suis dit que c’était l’occasion de partir à leur rencontre.
Je n’avais pas le temps pour quatre saisons, mais j’ai regardé les deux premiers épisodes.

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J’ai tout de suite aimé Aeryn : mon éternel faible pour les personnages quelque peu allergiques à l’émotion, et la promesse d’une intrigue personnelle riche. Quelle évolution pour une représentante de l’ordre au milieu d’un groupe de prisonniers ? Les trahira-t-elle ? Qu’a-t-elle perdu en se plaçant du côté de John ?
Des conflits que je n’ai en revanche pas vraiment trouvés chez lui, nettement plus fade. Qu’est-ce qui le distingue du héros habituel ? J’avoue ne le voir pour le moment qu’en prisme à travers lequel le spectateur découvre l’univers très riche de la série alors que sa quête personnelle pour retrouver la Terre pourrait être au cœur de mes préoccupations. Les scénaristes ne semblent pas vouloir le dépeindre comme un homme perdu loin de chez lui, et n’ont ainsi pas activé mes capacités d’empathie. Même si derrière sa façade cool, le deuxième épisode a révélé son ouverture d’esprit, sa compassion, et sa volonté de comprendre le monde qui l’entoure, des qualités qui ne peuvent que me le rendre sympathique.
C’est d’ailleurs sous cet aspect que le duo qu’il forme avec Aeryn est instantanément intéressant. Leur alchimie est bien sûr immédiate mais, surtout, l’association entre le scientifique et la soldate promet d’excellentes choses : deux visions du monde qui s’affrontent, et qui se retrouveront probablement, pour un chemin à parcourir très engageant.

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Je ne suis pas encore convaincue que Farscape pourrait devenir ma nouvelle obsession – à la Doctor Who, disons-le – puisque la série choisit dans ses deux premiers épisodes de mettre l’accent sur les possibilités que nous offrent ses nombreuses planètes et pour ma part, c’est quand les personnages sont bien établis que je tombe irrémédiablement sous le charme. Néanmoins le potentiel est immense, et ma curiosité tout à fait aiguisée : j’espère rejoindre bientôt le rang des adeptes de ce couple phare, et de son riche univers.

01 janvier 2013

Ojakgyo Brothers | De ces personnages qui vous brisent le coeur, encore

Je n’étais pas prête pour la fin d’année et ses bilans, et 2013 ne m’a pas attendue. Je suis néanmoins heureuse de me tourner vers l’avenir, mais je ne laisserai pas 2012 derrière moi sans parler du personnage qui m’a réduit le cœur en miettes l’année passée.
Ojakgyo Brothers est peut-être l’ovni de mon année de sériephile. Ovni tout relatif parce qu’elle reste une série coréenne légère, mais ovni dans mon programme de visionnage parce que c’est une série familiale – j’ai laissé ici quelques-unes de mes vues sur le concept de famille –, à laquelle je me suis engagée – et ai tenu mon engagement ! – sur 58 épisodes. L’aventure fut sympathique, j’ai passé d’excellents moments avec ses personnages, mais elle fut également insupportablement traditionnelle. C’est un postulat de départ évident, j’imagine, quand on commence un weekend family drama mais malgré toutes ses qualités, il n’est pas sûr qu’on m’y reprenne : en fiction, je ne déteste rien tant que voir mes personnages favoris souffrir sous le joug du conservatisme.

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Avez-vous déjà rencontré un personnage qui, loin pourtant d’être la création du siècle, bouleverse soudain la frontière qui sépare votre réalité de spectateur et la réalité fictionnelle ? Ce fut Hwang Tae Hee pour moi cette année, un des « Ojakgyo Brothers ».
Je m’interroge encore : pourquoi ce personnage m’a-t-il fait une aussi forte impression ? Il y a les explications rationnelles :
Son acteur, Joo Won, m’avait impressionnée dans Gaksital. Il n’y était pas complètement à son avantage, livrant une interprétation intense d’un personnage habité, mais il ne m’avait pas échappé qu’il était charmant. Pour Ojakgyo néanmoins, le terme adéquat ne fut pas « charmant », mais « magnifique ». Soit, première raison.
Deuxième raison : Hwang Tae Hee rentre tout à fait dans le cadre de mes archétypes favoris, les introvertis, incapables d’exprimer leurs sentiments, voire cassés émotionnellement. Taciturne, Tae Hee ? Ce n’est rien de le dire : adorable avec sa grand-mère, il se montre le reste du temps d’une réserve à toute épreuve, avec ses parents, ses frères, le monde entier. Ses seuls moments de sincérité s’expriment dans de poignants moments de rage qu’il canalise dans son travail : flic, il passe le plus clair de son temps au boulot, obsessionnel dans ses enquêtes.
Un archétype, oui : combien de personnages de ce genre dénombre-t-on dans nos fictions ? Alors pourquoi celui-ci me toucherait plus qu’un autre ? Ojakgyo Brothers a pour elle d’être très bien écrite, au moins dans les premiers deux tiers de ses épisodes : l’élément perturbateur de l’histoire est Baek Ja Eun, l’orpheline lumineuse qui s’incruste dans cette famille. Chacun des personnages évoluera à partir de cet événement, Tae Hee plus que les autres puisqu’il va se prendre d’affection pour elle, et s’ouvrir à son contact. Classique. L’histoire personnelle de Tae Hee, tragique mais pas inédite, nous est révélée par petites touches, à mesure que le personnage s’ouvre aux autres et à lui-même.

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C’est lors d’une scène entre frères qu’il m’a eue en plein cœur. Les quatre autour d’une table dans un restaurant. Soudain Tae Hee sort de son silence. Depuis longtemps, enfant abandonné recueilli par son oncle, il fait semblant. Semblant d’être un bon petit-fils, un bon fils, un bon frère, mais bien qu’aimé par sa famille, il ne s’est jamais senti légitime, à sa place. Il a toujours fait semblant. Tellement qu’il ne sait plus qui il est, ce qu’il ressent, incapable d’avancer dans la vie et d’engager avec les autres des relations normales. Cette scène est déchirante, et je crois que c’est à partir de ce moment que la moindre des émotions ressenties par Tae Hee est venue me traverser de part en part.
La magie d’une bonne fiction, d’une bonne écriture, d’une bonne interprétation ? Je ne m’explique jamais vraiment pourquoi telle scène de telle série me touche plus que d’autres, mais voici un personnage dont le malheur me fait m’effondrer, et dont le bonheur me fait tout aussi pleurer, de joie. J’en suis arrivée à ressentir les choses à travers son prisme : à haïr son père quand il menace de ruiner son bonheur, à adorer ses frères quand ils le conseillent sur sa vie amoureuse, et à vénérer Ja Eun, qui lui donne enfin l’amour qui lui a tant manqué.

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Ce n’était pas vraiment l’angle sous lequel j’avais prévu d’aborder ce weekend family drama, regardé dans le cadre de mon expérimentation de décembre. Mais il me semblait pas mal de commencer 2013 ainsi : c’est pour ce genre d’émotion que je m’investis dans la fiction, pour ces personnages qui m’en disent tant, sur moi, sur le monde. Et c’est ce que j’aimerais trouver dans les séries qui m’attendent cette année. (Que je vous souhaite la meilleure possible.)

29 décembre 2012

Clara et le Docteur

Voilà cinq ans que Doctor Who est un peu ma lumière au bout du tunnel de Noël. On est le 26 décembre, j’ai survécu, le Christmas Special (bien que souvent en-dessous des autres épisodes) est ma récompense. Je m’étais donc imaginé un petit texte sur Doctor Who autour du 25, mais les vacances de Noël se déroulent souvent indépendamment de ma volonté et, l’ai-je déjà dit ? je suis une inorganisée chronique – je crois que mon mois de décembre va légèrement déborder sur janvier.

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L’amour dans Doctor Who : il n’y a que ça, non ? L’amour du Docteur pour quasiment tout ce qui passe sous ses yeux, les planètes qu’il visite, les gens qu’il rencontre, et pour ses nombreux amis, donc.
J’avais envisagé d’écrire sur Amy Pond et son ami imaginaire, une amitié qui m’a touchée, dont le traitement m'a parfois énervée, bref, une relation qui m’a marquée mais que je n’ai que trop rarement évoquée ici. Et puis survint Clara. Une prestigieuse gouvernante issue du cœur du Londres victorien. Comment ne pas tomber immédiatement sous le charme de ce personnage, tout comme il m’avait fallu une seule scène pour adorer Oswin ?

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J’ai aimé tous ceux qui ont accompagné le Docteur dans ses voyages, ne me demandez pas de choisir. Et si j’aime profondément le Docteur, n’est-ce pas tous ses compagnons que j’aime à travers lui ? Ce qu’ils font ressortir en lui ? Après l’affreux dernier épisode de la première partie de saison 7, on retrouve le Docteur au bout du rouleau. Indifférent, cynique, dépourvu de tout ce qui fait qu’on l’adore. Surgit Clara, donc. Jolie, intelligente, drôle, sensible… des qualités que partagent toutes les partenaires du Docteur ? Puisque je ne connais pour l’instant pas grand-chose du personnage, je me dis que c’est le charme irrésistible de son interprète qui agit. Pourtant, si tout ça ne suffisait pas, Clara est tout de même celle qui redonne le goût d’agir au Docteur. D’agir, d’interagir, de reprendre le chemin de ses découvertes.
Les personnages d’Amy et de River, même si je les ai adorées, même si j’ai adoré leur relation avec le Docteur, ont un peu souffert du fait que leur existence soit bâtie sur un mystère qui construisait une saison (Amy et la saison 5, River et la saison 6). Du coup, j’avoue mes craintes pour Clara Oswin Oswald : j’aurais préféré qu’elle soit seulement cette fille géniale qui se retrouve par hasard sur la route du Docteur, à la Rose ou à la Martha. Mais qu’elle soit cette fille géniale qui redonne vie au Docteur me réjouit déjà.

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27 septembre 2012

Rich Man, Poor Woman | Jetez le titre, gardez le drama

Parfois, dans une sorte d’imbécile mimétisme sentimental, je porte la main à mon cœur tellement ce que j’éprouve pour le personnage sur mon écran me dépasse. Parfois, je me sens plutôt grave, oui. Mais parfois, je me dis que la fiction, c’est aussi là pour ça. Et parfois, je me dis que ce que je tiens ici relève plus du carnet de bord de mes rencontres fictionnelles que du blog sur les séries.
Il y a les personnages qui font fantasmer, de toute évidence. Il y a ceux dont on voudrait éclater la tête contre le rebord de la télé, ceux qu’on aimerait avoir pour ami, ceux qui nous ressemblent un peu trop et, plus rarement, ceux qui nous inspirent. Oserais-je vous avouer que pour moi, Harvey Specter fait par exemple partie de ce lot-là ? Pas le Harvey arrogant, matérialiste et peu recommandable en matière de relations humaines, mais celui qui adore son boulot, vise la lune et travaille dur pour l’atteindre. Bref, ceci n’est pas un billet sur Suits, mais sur Rich Man, Poor Woman.

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Il n’était pas dans mon intention de regarder cette série. D’abord parce que je ne m’étais pas incrustée en territoire japonais depuis un moment (je n’ai jamais terminé Hungry!) et qu’il semble qu’après une trop longue absence, les frontières se referment et l’appréhension face à « l’étranger » revient. Et puis ce titre : Rich Man, Poor Woman, sérieusement ? Est-ce que ça n’évoque pas tant et tant de dramas qu’on a déjà l’impression de l’avoir vu mille fois ? Mais voici Hyuga Toru.

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Ce drama, c’est l’histoire de Natsui Makoto, une jeune femme talentueuse qui, si elle est pauvre, c’est principalement en confiance en elle et en opportunités. Et c’est l’histoire de Hyuga Toru, jeune homme riche, oui, mais parce qu’il est doué et qu’il se défonce au travail, un travail qu’il adore et qu’il pousse toujours plus loin. Innover, ne jamais s’ennuyer, mais aussi, connecter. La connexion, c’est le sel de sa société, qui crée jeux vidéo et autres innovations informatiques, mais la connexion, c’est aussi ce qui lui manque : abandonné très jeune par sa mère, atteint d’un mal qui lui fait oublier les visages et les noms, Toru est isolé et peu doué avec les autres. Il offrira à Makoto l’opportunité, elle lui apportera la véritable connexion.
Ce drama est bien sûr une histoire d’amour, mais c’est surtout pour moi une histoire d’inspiration. Malgré lui, Toru inspire les gens : il est charismatique – il a la prestance d’Oguri Shun –, bourré de talents et d’idées. Il devient donc une inspiration pour tous, qui se dépassent pour rester à sa hauteur et ne pas se briser contre le revers de la médaille, son intransigeance. À son contact, Makoto développe des envies, des projets, bref, elle s’éveille, et finit par tracer son chemin individuel, devenant à son tour une source d’inspiration pour Toru, et franchement, pour le reste du monde. C’est toute la beauté de cette histoire, et au terme de la série, je suis en amour devant la personne qu’est devenue Makoto et devant l’être humain incroyable que s’avère être Toru.

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Rich Man Poor Woman n’a pas l’air de grand-chose, mais je me trouve un peu perdue quant à exprimer le bonheur que m’a procuré la série. Je l’ai regardée sans attente, tranquillement, comme un bon divertissement entre deux épisodes de Faith, sans me rendre compte qu’épisode après épisode elle s’est sournoisement insinuée en moi et m’a mine de rien vraiment touchée. Et ce n’est pas si fréquent.

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16 septembre 2012

Sérénade en Lee Min Ho

J’ai succombé. Pire, j’ai régressé. Et j’adresse en préambule toutes mes excuses à la fabuleuse Yoo Eun Soo, qui aurait mérité d’être la star de ma première évocation de Faith sur ce blog, mais je suis faible, et elle n’a pas la plastique de Lee Min Ho.

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Je me sens apparemment tenue de me justifier sur mon propre blog : ce n’est seulement l’effet Lee Min Ho, j’aime beaucoup Faith. Il y a quelques points qui me font grincer des dents et la série a mis un certain nombre d’épisodes avant d’être authentiquement excitante, mais désormais, cinq jours sans Eun Soo et Choi Young, c’est un peu trop long. Et aussi, nous sommes entre nous et je peux donc l’avouer : cinq jours sans le doux visage de Lee Min Ho, c’est un peu trop long.
Alors j’ai régressé. Alors, pour combler l’attente entre deux épisodes de Faith, j’ai effectué un petit voyage dans le temps, sur les traces du « Coréen qui m’a fait basculer ».

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Ah, Gu Jun Pyo… Non, ce n’est une blague, je me suis effectivement refait quelques épisodes de Boys Over Flowers. Verdict : beaucoup de choses dans cette série m’apparaissent aujourd’hui assez crispantes (ce fut peut-être également le cas à l’époque), mais quel charme ! Je crois que je pourrais très bien la revoir jusqu’à la fin, en utilisant à bon escient la fonction « avance rapide » de ma télécommande.
J’ai toujours aimé Tsukasa Domyoji, quelle que soit la version d’Hana Yori Dango, mais Lee Min Ho avait porté mon amour pour le personnage vers d’autres sommets : très drôle, super touchant, et incroyablement beau. Je ne me suis jamais remise de la longueur de ses jambes.

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De toutes les séries mettant en scène Lee Min Ho, c’est Personal Taste que j’ai le moins aimé. Il y a de très bons passages, l’alchimie entre les deux personnages principaux était indéniable, mais il m’aurait peut-être fallu un peu moins d’occurrences de la si douce, si maladroite et si excessivement innocente Gae In. Et Jin Ho, terriblement froid, fut le personnage de Lee Min Ho que j’ai mis le plus longtemps à aimer.

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Et City Hunter, donc. J’ai déjà évoqué ici – mais peut-être pas assez ! – mon amour pour la série et il est tout à fait possible que j’y retourne après l’écriture de ce texte : j’ai à ce jour beaucoup de mal à lui trouver le moindre défaut et elle est peut-être mon drama coréen préféré – mais ne me demandez pas de choisir ! Quant à Lee Yoon Sung, si je regarde à nouveau la série cette année, pourrais-je à nouveau le faire figurer dans le top de mes personnages préférés ?

Je crois que je retrouve un peu de Lee Yoon Sung dans Choi Young, et pas seulement ses traits. Ni ses talents en matière de combat, même s’il est certain que je n’y suis pas indifférente : qui peut l’être ? Dans City Hunter, Lee Yoon Sung, bras armé de son père, découvre une vie autre que la vengeance. Dans Faith, Choi Young, fidèle guerrier du roi, se découvre peu à peu des raisons de vivre. Et ça m’émeut complètement.

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05 août 2012

The Avengers | Une fois n'est pas coutume : un dessin animé

Comme beaucoup de monde, j'ai succombé ce printemps à la folie Avengers – j'ai toujours eu un faible pour les superhéros, et ce film-ci était particulièrement fun. Alors quand on m'a proposé de jeter un coup d’œil à la série animée, je me suis dit qu'elle valait peut-être le détour. Elle ne le valait en fait pas tant que ça, mais il y avait de quoi ronger son frein en attendant la sortie du DVD.
Le problème : là où le film avait excellé dans le portrait de ses pourtant nombreux personnages, The Avengers: Earth's Mightiest Heroes a préféré mettre l'accent sur les scènes d'action, ce qui à mon sens n'est jamais la bonne solution avec une série. Pendant toutes ces scènes, j'ai donc vaqué à d'autres occupations, ce qui explique que j'ai fini la première saison si rapidement.
Et si je n'ai pas grand chose à dire en matière d'intrigues – beaucoup de méchants, aucun n'étant mémorable – je voulais faire un petit tour des personnages :

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IRON MAN
Croyez-moi, j'adore l'Iron Man/Tony Stark de Robert Downey Jr. : l'acteur et le scénario, combinaison gagnante, en font dans les films un personnage arrogant mais sympathique. Dans la série, beaucoup moins, mais quel rôle lui donne-t-on, au fond, à part celui de mener sa troupe d'Avengers à la bataille ? Il faudrait peut-être un peu plus de Pepper Potts à la série.

ANT-MAN
J'ai hâte de voir ce que le film de Edgar Wright donnera. Pour le moment, je suis assez partagée sur le personnage de Ant-Man, que je n'ai par ailleurs jamais rencontré dans aucune bande dessinée. Il m'a intéressée ici en tant que scientifique, mais agacée dans le rôle du type qui n'a finalement pas très envie de faire partie des Avengers.

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WASP
J'adore Wasp. Je n'avais pas toujours la motivation de continuer un épisode qui commençait de façon très médiocre, mais Jan/Wasp faisait très bien passer la pilule, la plupart de ses scènes sont gagnantes : elle est intelligente, courageuse, forte, très drôle, et j'avoue me demander encore ce qu'elle trouve à Hank/Ant-Man.

THOR
Assez inintéressant. Ses origines asgardiennes et donc sa façon de parler/de se comporter font de lui un personnage drôle, donc avec un certain capital sympathique mais ça s'arrête là. Ses relations avec Odin et Loki ne sont que trop brièvement esquissées, et ne parlons même pas de Jane et ses apparitions terriblement anecdotiques.

CAPTAIN AMERICA
En théorie, j'aime bien Captain America. J'aime qu'il y ait au moins un héros profondément bon, sans le cynisme qui est le lot habituel de tout bon superhéros. Mais toutes ces caractéristiques en font un personnage parfois bien fade, et seul le film de cette année me l'a rendu irrésistible, parce qu'il est tout de suite plus intéressant quand il est utilisé en contre-partie de toute la clique de névrosés qui l'entoure. La série aurait pu prendre cette voie également, mais la caractérisation n'est pas son fort.

BLACK PANTHER
Ce personnage, très intelligent et très fort, est franchement un des meilleurs. Mais, de nature très discrète, il a du coup moins de temps de présence à l'écran, alors qu'il mériterait d'être le leader des Avengers.

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HULK
C'est peut-être mon préféré. C'est en tout cas celui dont le sort m'a le plus intéressée dès le début : étant un anti-héros, son histoire est d'emblée plus passionnante, et même touchante à certains moments. Et puis, il faut le dire, Hulk a un certain sens de l'humour.

HAWKEYE
En parlant d'humour : Hawkeye est sans doute l'Avenger avec la meilleure répartie, même si je le trouve trop utilisé pour ses seuls bons mots. Son intrigue d'introduction aurait pu être très intéressante, mais la série l'expédie vite, et c'est bien dommage.

BLACK WIDOW
Elle ne fait pas partie des Avengers dans la série, en tout cas dans la première saison, mais je tenais à la lister également parce que c'était elle qui m'intéressait en commençant la série. J'ai assez vite déchanté, vu le peu de temps qui lui est accordé, mais soyons honnêtes : avec ou sans Scarlett Johansson, Black Widow, elle déchire tout.
Je veux une deuxième saison où elle apparaît dans tous les épisodes.

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09 juillet 2012

Suits : et si on se débarrassait de Mike Ross ?

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Le visage de Gabriel Macht est une œuvre d'art. Pour ce visage, je me suis infligée A la recherche de l'homme parfait un jour où, parcourant le catalogue VOD de mon FAI, je fus incapable d'empêcher mon pouce d'appuyer sur les "oui je veux louer ce film" et "oui j'en suis sûre" de ma télécommande. Bref, le visage de Gabriel Macht est une œuvre d'art.
Et si Harvey Specter, son personnage dans Suits, ne figurait pas dans mon top 5 des personnages de l'année dernière, ce n'est certainement pas parce que c'est purement physique entre nous. J'adore Harvey : sa confiance en lui est la plus belle des choses, il est ultra-compétent, se sort de toutes les situations, et son arrogance est à mes yeux le principal ressort comique de la série. (Et il a un petit côté geek qui n'est pas pour me déplaire.) Bref, il n'était pas dans mon top 5 parce que l'été était loin et parce qu'il y avait mieux (5 | 4 | 3 | 2 | 1), surtout dans la catégorie "qualité de la série".

J'ai passé d'excellents moments devant Suits, mais je me souviens m'être dit vers la fin de la première saison que Mike Ross n'était pas un personnage très intéressant, finalement. Il n'est là que pour son cerveau, qui a tant fasciné Harvey, comme nous spectateurs, au début de la série. Le reste de sa vie, franchement, sa grand-mère, son ancien pote, ses amours, merci mais pas tant que ça j'aime pourtant beaucoup Rachel. Puis je me raisonne : tout de même, la série fonctionne sur la dynamique Harvey/Mike, tu ne voudrais pas lui enlever ça ? Non, c'est vrai. Puis vient le premier épisode de la seconde saison.

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Soyons sérieux deux secondes : ce ne sont pas les interactions Harvey/Mike, les meilleurs moments de la série, ce sont les interactions d'Harvey avec n'importe qui. Ce début de deuxième saison fut passionnant, non pas parce que Mike est sur la brèche, le pauvre, que va-t-il lui arriver ?, mais parce qu'il a multiplié les associations du duo Harvey/Jessica et franchement, qui leur arrive à la cheville ?
C'est celle-ci, c'est cette relation, le cœur de la série : Jessica Pearson rappelez-moi qu'il faut que je la mette dans mon top 5 de 2012 –, la généralissime Jessica, est le mentor d'Harvey, sa rivale, tout. Les voir faire équipe est un bonheur, les voir s'affronter également, même si ça me brise le cœur.
Mike qui ? Même Louis Litt, personnage présenté de façon assez pathétique par la série, toujours humilié par Harvey, est plus intéressant que Mike. J'adore le détester, non, c'est faux, j'ai beaucoup d'affection pour lui. Ses scènes avec/contre Harvey sont hilarantes.
Et Donna, je pourrais consacrer un article entier à Donna, sa relation fusionnelle avec Harvey, sa classe, sa répartie, son culot, bref, sa perfection généralisée.

Alors Mike. Le problème vient-il de moi, ou la série s'est-elle reposée sur ses lauriers, échouant à lui donner plus qu'un cerveau brillant ?

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Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suits