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06 mars 2012

Luther | Saison 2

J'ai pris mon temps. La deuxième saison de Luther s'est terminée en juillet dernier, je viens tout juste d'en regarder le dernier épisode. Pourtant, la série fut une de mes meilleures découvertes l'année dernière et John Luther un de mes personnages préférés. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
A peine une minute dans le dernier épisode et j'avais ma réponse, le "previously on" s'est chargé de me rappeler que Luther est une série qui m'angoisse profondément. Il y a, dans les affaires policières traitées, le pire de l'humanité. Mais, bien pire, il y a, chez le personnage même de Luther, une certaine ambiguïté morale qui le met dans les pires situations et qui me plonge à chaque fois dans le plus pur désarroi. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la série, mais c'est beaucoup trop pour mon cœur fragile.

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Finissons-en tout de suite avec le seul point de la saison 2 qui n'ait pas suscité mon enthousiasme : je n'ai pas été convaincue par l'intrigue qui sous-tend la saison, celle qui balance Jenny sous la protection de John. Bien sûr, j'ai fini par m'attacher à cette gamine perdue, mais son intrigue me paraissait au début une façon assez artificielle de replonger John dans les pires embrouilles.
Pourtant, s'il y a une chose dont je ne peux accuser Luther, c'est bien d'user de facilités. De manière tout à fait fascinante, chaque relation est remise en jeu cette saison, et c'est toute la dynamique de la série qui s'en trouve recomposée. D'ailleurs, si John place Jenny sous sa protection, qui au fond est le plus paumé des deux ? Et les problèmes de Jenny nous offrent par exemple une nouvelle perspective sur le lien tissé entre Mark et John, ces deux hommes brisés.

Autre remise en jeu : Alice Morgan. L'un des points forts de la saison 1 fut de toute évidence ce fabuleux personnage et la relation passionnante qu'elle entretenait avec John. Pourtant, cette saison 2 ose mettre Alice en retrait et, si on peut s'en plaindre, j'ai trouvé ce choix très pertinent. La puissance du personnage d'Alice réside à mes yeux dans la brièveté de ses fascinantes apparitions et, si je peux envisager une véritable histoire entre elle et John, je ne peux l'imaginer que lorsque lui touchera le fond. Je désirerai toujours qu'il s'en sorte mais son flirt avec ses démons ne constitue-t-il pas le coeur de la série ?

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Le plus réussi cette année à mes yeux est ce que les scénaristes ont fait de l'équipe de flics, le plus bel exemple de dynamique recomposée que j'évoquais plus haut. Il y a bien sûr toujours le très loyal Justin, un peu à John ce qu'est Robin à Batman – John représentant d'ailleurs bien le sombre justicier dans un monde encore plus obscur – mais l'introduction d'un nouveau personnage, Erin, vient légèrement bousculer leur équilibre. Cette nouvelle et fabuleuse collègue est intelligente, ambitieuse et très intègre, John et ses agissements suspects se retrouvant dans son colimateur. En tant que spectateur complètement dévoué à la cause de John, la voir s'approcher du but est complètement angoissant, tout comme l'est le fait de voir John lui échapper en la ridiculisant.
De même, on retrouve Schenk qui, dans la première saison, suspectant John d'être un flic corrompu, était bien déterminé à le faire tomber. John ayant été innocenté, Schenk se trouve être son superieur, octroyant à son DCI toute sa confiance en ses incroyables capacités. Encore une fois, la vapeur s'inverse.

Un mot seulement sur les deux enquêtes menées cette saison : aussi ravagés les uns que les autres, les criminels appréhendés dressent à nouveau un sombre portrait du monde. Heureusement, Luther est là. Sans rire ! J'évoquais Batman un peu plus haut mais parmi ces atrocités, John est bien celui qui nous redonne espoir, quitte à sombrer lui-même.

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Luther m'a fait ressentir beaucoup plus de choses en quatre épisodes que la plupart des séries d'une vingtaine d'épisodes que je regarde généralement. Peut-être qu'il faudrait que j'arrête de me satisfaire de médiocrité. 

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : luther

29 février 2012

Shut Up: Flower Boy Band | Attention, très bons personnages

En matière de séries, je traverse un léger passage à vide. Après l'addictive Sherlock, l'attachante Leverage et l'irrésistible Homeland, je me retrouve un peu démunie. Je me retrouve devant Fringe, qui n'a pas encore retrouvé le brio de sa saison 3. Devant Castle, sympathique, mais seulement sympathique. Je continue The Big Bang Theory, qui ne me fait même plus rire. J'ai mis en pause mon visionnage de Hungry!, ne trouvant pas la motivation de poursuivre. Et j'ai rattrapé les épisodes de Once Upon Time, alors que je trouve la série médiocre.
Alors je regarde toujours deux bonnes comédies, New Girl et Happy Endings. Alors je me suis refait la première saison de Sherlock. Alors je pourrais regarder le dernier épisode de Luther et continuer Sur écoute, ces perles qui peuplent ma colonne de droite. Mais j'ai envie de plus que ça, je veux une bonne série, certes, mais surtout, avec des personnages qui me vont vibrer.
Soit dit entre nous, je crois les avoir trouvés dans Shut Up: Flower Boy Band, et autant vous dire que je ne m'attendais pas à ça.

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Possible que j'ai des prédispositions pour le genre, mais je pense tout de même avoir définitivement passé l'âge de cible pour les dramas lycéens. D'ailleurs, en toute honnêteté, ça fait un moment que je préfère les tout-juste-sortis-de-l'armée aux tout-juste-la-vingtaine. Mais s'il y a bien des pretty boys en uniforme et une jolie amourette dans cette série, Shut Up: Flower Boy Band est avant tout une histoire de musique et d'amitié et, franchement, qui a jamais passé l'âge pour ça ?
Et si je n'ai pas eu de mal à tomber sous le charme du personnage de Lee Min Ki, que j'avais adoré dans Dal Ja's Spring, c'est avec étonnement que je me retrouve, à l'heure où je tape ces mots, profondément attachés à chacun de ces cinq musiciens. Que je vous présenterai dans l'ordre croissant de mes préférences, pour ménager un pseudo-suspense.

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Je me répète déjà, mais j'adore vraiment chacun d'entre eux, et si le bassiste Ha Jin se retrouve en cinquième position aujourd'hui, il se serait retrouvé plus haut la semaine dernière.
Puisqu'il en faut un dans chaque groupe, Ha Jin est l'irrésistible séducteur de Eye Candy – oui, c'est le nom du groupe, bref. – mais dans le genre vraiment charmant. Il joue les Don Juan de la manière la plus éculée possible, certes, mais il est surtout un personnage proprement lumineux, affichant toujours son plus beau sourire, avec des jambes interminables et une coiffure que j'adore.
En cinquième position parce que les derniers épisodes l'ont présenté sous un jour plus sombre, ce qui ajoute une profondeur à son personnage qui n'est pas pour me déplaire, mais il fallait bien choisir un dernier dans ce classement. Alors que je tape ces mots, j'ai déjà envie de le faire remonter...

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L'adorable Kyung Jong est au clavier.
Je ne peux pas dire avoir été conquise tout de suite. Regardez-le, il est beaucoup trop mignon pour être un vrai personnage ! Il serait plutôt une mascotte, affichant en plus un côté complètement innocent.
Mais la série est plus intelligente qu'on ne l'a présentée. A l'image d'un Ha Jin perdant de sa lumière, dans les derniers épisodes, Kyung Jong sort de l'ombre et prend part aux affrontements. Attention, il est beaucoup plus coriace qu'il n'en a l'air, mais sans perdre cette innocence finalement précieuse, qui lui fait voir le meilleur de chacun.

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J'aime profondément Hyun Soo, le guitariste. Même si j'ai parfois la désagréable impression – renforcée par le jeu un peu crispant de l'acteur – que les scénaristes ont voulu accumuler avec lui les "points bonus" : le joli guitariste un peu ténébreux qui s'occupe avec amour de sa petite soeur, etc.
Mais ce que j'aime vraiment chez Hyun Soo, c'est la colère et la fierté qu'il dégage. Qui n'aime pas les personnages vraiment humains, avec des défauts plus gros qu'eux ? Hyun Soo est ce personnage. Autour de lui se cristallise la tension et le spectateur, angoissé, se dit qu'il pourrait bien causer la perte du groupe alors qu'on le voit bien, au fond, que tout ce qu'il veut, c'est être aimé. Terriblement touchant.

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Do Il revient de loin. Il aurait pu être dernier de mon classement, mais dans le genre "bon dernier", pas dans le genre "puisqu'il faut un dernier je mets Ha Jin mais je l'aime tellement, je ne devrais pas m'obliger à les classer". J'aurais même pu nier l'existence de Do Il dans le groupe jusqu'à récemment. Et ouais, c'est casse-gueule, un personnage mystérieux, il ne faut pas le rendre mystérieux au point d'effacer sa personnalité.
Alors qu'en fait, Do Il, batteur de son état, est merveilleux. Son amour pour chacun de ses amis, son amour pour la famille qu'ils forment est fantastique à voir. Il est toujours le premier à chercher les solutions, à apaiser les conflits. Sans jouer la naïveté, sachant être cassant mais toujours avec bienveillance, il est la force tranquille du groupe, quasi le leader de l'ombre.
Ceci étant dit, il faudrait penser à lui couper les cheveux. Pas pour mon souci esthétique – ou si peu – mais parce que je déteste ces scènes où il fait le mec sensible caché derrière sa mèche.

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Ji Hyuk, évidemment. Je n'en connais pas beaucoup, des bonnes séries qui ne font pas de leur personnage principal le personnage préféré des spectateurs. Plus de temps d'écran, plus d'amour. Et le chanteur-guitariste Ji Hyuk mérite tout l'amour qu'on lui porte.
Pour tout vous dire, je l'aime depuis les huit épisodes déjà diffusés. Complètement bourru et complètement sympathique. Un côté chien fou. Terriblement talentueux, leader naturel sans une once de suffisance, avec simplement beaucoup de charisme et une énorme dose de confiance en lui. Il avance dans l'adversité et semble s'en taper, il est comme il est, ceux que ça dérange il les balaye d'un sourire. Mes grands moments de Ji Hyuk sont ceux où, énervé, il prend dans ses bras ses adversaires déconcertés.
Force tranquille ? Rien n'est moins sûr. On sent malgré tout bouillir en lui une rage de tous les instants. Et je veux voir cette rage exploser, et je veux en découvrir plus, toujours plus sur Ji Hyuk. Je suis déjà désespérée de réaliser qu'il ne me reste plus qu'une moitié de série à ses côtés.

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Et vous savez quoi ? Il n'y a pas que les personnages qui méritent tout mon amour, la série elle-même est pour le moment une franche réussite. Un scénario peut-être pas novateur mais plutôt intelligent, tissant entre chaque personnage des relations très justes. J'ai même assez envie de m'étendre sur la réalisation – ce qui me tente rarement en matière de dramas coréens – mais je me laisse l'occasion de revenir sur cet étonnant Shut Up: Flower Boy Band.

19 février 2012

Challenge Sherlock Holmes | Une étude en rouge

A Study in Scarlet ayant été publié en 1887, je crois pouvoir affirmer sans me tromper qu'il n'y a aujourd'hui, de Sherlock Holmes, plus de fan de la première heure. Mais je ne suis une adepte ni de la deuxième, ni même de la troisième heure. Je ne sais pas combien il y a d'heures à ce jeu, mais à peine pourrais-je revendiquer l'avant-dernière.

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Bien sûr, comme tout le monde, le personnage de Sherlock Holmes s'est présenté à moi à certains moments de ma vie, majoritairement en cours d'anglais. Mais à aucun moment avant la série Sherlock je ne me souviens m'être intéressée à titre personnel à l'univers holmésien, si ce n'est quand, gamine, j'étais accro aux aventures de Sherlock Heml'Os – et je ne connaissais probablement pas Conan Doyle ! Il me paraît aujourd'hui fou que, ayant toujours été une grande lectrice, je ne me sois jamais penchée sur son œuvre.
Et le film de 2009 ? Alors oui, l'alliance de Guy Ritchie, de Robert Downey Jr. et de Londres m'avait fait me ruer sur ce film : la déception fut sévère et en aucun cas à ce moment-là on n'aurait pu me faire croire que les enquêtes du célèbre détective pouvaient s'avérer passionnantes.
J'ai lu Une étude en rouge pour la première fois en 2010, alors que Moffat, Gatiss et Cumberbatch m'avaient rendu accro au personnage de Sherlock. J'ai lu depuis quelques nouvelles et, alors que je me replonge dans la lecture intégrale du canon, j'avoue, je ne suis toujours pas persuadée que les enquêtes du célèbre détective peuvent s'avérer passionnantes. Et puisqu'on en est aux confessions, en voici une autre : j'ai commencé le challenge en zappant la moitié du premier livre.

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Quelle construction étonnante que celle d'Une étude en rouge ! Le lecteur entre dans le roman par l'intermédiaire de John H. Watson, médecin, ancien soldat, auquel il est facile d'immédiatement s'attacher. Puis vient l'illustre Sherlock Holmes. Fascinant avant même de faire sa rencontre, il ne déçoit pas, s'avérant aussi excentrique que mystérieux. C'est avec bonheur qu'on lit le portrait qu'en fait Watson, sa stupéfaction face à chaque nouveau trait de personnalité de son colocataire est réjouissante – l'ignorance qu'a Holmes du système solaire est encore plus drôle dans le livre qu'elle le fut dans la série – et leurs échanges irrésistibles. Et puis vient le meurtre.
Les méthodes de déduction de Sherlock Holmes, les voici, celles qui font tout le sel de ses aventures. C'est le moment tant attendu de chacune de ses enquêtes, quand il expose à qui veut bien l'entendre – on rencontre donc ici Lestrade, mais aussi Gregson – tout ce qu'il a pu déduire d'un coup d’œil, ou plus, mais c'est déjà complètement impressionnant.
J'ai pu ici particulièrement apprécier le retournement que la série a fait de l'inscription "RACHE" près du cadavre. Dans la série, Anderson annonce fièrement qu'elle signifie "vengeance" en allemand et Sherlock le rabroue avec mépris : une dernière note en allemand, quelle idée, de toute évidence la victime était en train d'écrire "RACHEL" avant de mourir ! Voilà une belle façon d'être fidèle à l’œuvre tout en se l'appropriant !

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Mais j'évoquais plus haut l'étonnante construction du roman : introduction et rencontre des personnages, découverte d'un cadavre, enquête, découverte d'un deuxième cadavre, résolution, et le meurtrier est attrapé. Il ne manque plus que... la moitié du livre racontant le triste passé du coupable, bien sûr.
Bien qu'un peu long – ce qui m'a poussée à l'abréger lors de cette seconde lecture – le récit n'est, en lui-même, pas inintéressant. J'ai d'ailleurs largement préféré cette intrigue de vengeance aux pseudo-suicides de la série. Aussi bon qu'était le premier épisode de Sherlock, j'ai toujours trouvé sa conclusion décevante et les explications du meurtrier un peu légères – à mes yeux une maladroite façon d'introduire le personnage de Moriarty – alors que le thème de la vengeance, plus malin, crée l'empathie chez le lecteur. Plus malin, certes, mais dans quel univers tordu un auteur nous présente ces fabuleux personnages londoniens en première partie de récit, pour ensuite nous lâcher dans l'Utah ? Apparemment, dans l'univers de Conan Doyle, ça se fait sans scrupule. Et ce procédé, loin d'être audacieux ou intelligent, n'a suscité que frustration chez moi.
Pourtant, cette frustration illustre sans doute bien ce que représente aujourd'hui pour des millions de lecteurs Une étude en rouge : c'est en construisant des personnages aussi solides que John Watson et Sherlock Holmes que Conan Doyle a réussi à faire revenir ses lecteurs après un récit aussi bancal.

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Une petite question subsidiaire : Sherlock Holmes n'est-il pas un des personnages les plus mythiques de la fiction mondiale ? Sherlock Holmes n'est-il pas un des personnages les plus repris et adaptés sur tous les supports possibles, en littérature, au cinéma, et à la télévision ? Alors pourquoi cette soudaine levée de boucliers contre la future adaptation américaine de la chaîne CBS ?
Moi qui n'y connais pas grand chose en affaires holmésiennes, et encore moins en adaptations filmiques, n'ayant vu que la série et les deux derniers films, je suis tombée cette semaine sur les téléfilms russes. J'ai regardé les deux premiers (disponibles à partir de cette page, mais seulement sous-titrés en anglais) et ai adoré leur version du personnage de Holmes.
Moi qui n'y connais pas grand chose, qui n'ai pas aimé la première version de Guy Ritchie, je me suis empressée d'aller voir la seconde. Devant laquelle j'ai encore plus souffert. Et si troisième version il y a, je ne pourrais peut-être même pas résister. Et pourquoi ? Parce que maintenant adepte de la légende qu'est Sherlock Holmes, ce sera toujours un plaisir de voir de multiples versions d'un personnage que j'aime. Même si on peut déplorer une démarche qui serait commerciale, n'est-il pas toujours intéressant de se confronter à une autre interprétation que la sienne ?

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Et si c'est horriblement mauvais ? Je ne regarderais pas. Oui, j'ai cette merveilleuse faculté de choisir ce que je regarde ou non. Et si c'est bon ? Alors est-ce que ce ne sera pas merveilleux de voir Sherlock déambuler dans les rues de New York ? Oh pauvre ignorante que je suis, Sherlock Holmes appartient à Londres ! Certes.
Certes, je ne suis qu'une adepte de la dernière heure. Mais je me permets tout de même un blasphème : Sherlock Holmes n'appartient ni à Londres, ni à la BBC, ni à Gatiss et Moffat. D'ailleurs, Sherlock Holmes n'appartient même pas à Conan Doyle. Et pas pour une histoire de domaine public, mais tout simplement parce que d'après les règles de la littérature, Sherlock Holmes est désormais à moi. Alors la CBS peut bien en faire ce qu'elle veut. Sherlock Holmes lui survivra, comme il a survécu à Conan Doyle, comme il a survécu aux fans de la première heure, et comme il nous survivra tous.

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Et parce que ce n'est pas dans mes habitudes, de pareilles envolées lyriques, j'ai envie de terminer par un des mes passages préférés dans Une étude en rouge. Holmes, expliquant une de ces déductions à Watson : "Je me suis livré à une étude spéciale sur la cendre des cigares ; j’ai même écrit une monographie sur le sujet !" Un de mes passages préférés puisqu'il me rappelle cette hilarante scène où John explique à Sherlock que personne ne lit son site parce que personne ne s'intéresse à l'existence de 240 – pardon, 243 – sortes de cendres de tabac.

Écrit par Saru dans Challenges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock

18 février 2012

Shut Up: Flower Boy Band | Trois promesses brisées

J'ai fini par craquer et, en lançant le premier épisode de Shut Up: Flower Boy Band, j'ai brisé trois promesses. Faites à moi-même, certes, mais je ne mérite pas plus qu'une autre qu'on brise les promesses qu'on me fait !

  • Je m'étais promis de ne pas commencer une nouvelle série avant d'avoir un peu écrémé ma colonne de droite.
  • Je m'étais promis, si j'avais une envie coréenne, de finir You've Fallen For Me. Non pas parce que j'ai une envie dévorante de terminer cette série, mais parce qu'il ne me reste que deux épisodes, c'est trop bête.
  • Je m'étais promis que la prochaine série coréenne que je commencerais serait History Of A Salaryman, suivant les conseils de Livia.

Mais face à une histoire de groupe de rock, je n'ai jamais su faire preuve d'une grande volonté.
Et je n'arrête pas de lire que la série a été mal vendue, que le service marketing de tvN aurait pu y aller plus légèrement avec le concept de flower boy. Non pas que j'ai quoi que ce soit contre les flower boys. Et il y en a de beaux spécimens ici.

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Je n'écrirai ici pas grand chose, je me réserve pour un nombre un peu plus conséquent d'épisodes. Simplement, pour trois promesses réduites à néant, trois bonnes raisons de l'avoir fait :

  • J'aime déjà les personnages, le groupe/la famille qu'ils forment, et le personnage féminin principal.
  • La musique est bonne, n'est-ce pas miraculeux ? Enfin un drama coréen qui ne me fait pas saigner les oreilles à chaque reprise de thème ! Et j'aime même ce que joue le groupe.

  • Trois épisodes, et j'ai déjà eu le cœur brisé. J'imagine que je l'ai cherché.

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15 février 2012

Homeland | Ode à Carrie Mathison

Si j'avais fini Homeland en 2011, Carrie Mathison aurait fini en tête de mon classement des personnages féminins de l'année. Elle aurait d'ailleurs pu se retrouver première d'un classement des personnages féminins et masculins réunis.

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J'y ai longuement pensé, et j'ai du mal à trouver les mots à poser sur ce que m'a fait ressentir Homeland.
Je pourrais simplement écrire comment, alors que cette série est très loin de ce qui constitue habituellement ma "zone de confort" – comme disent les anglophones – en matière de séries, elle m'a accrochée pour ne plus me lâcher. Je l'ai dévorée par tranches de trois ou quatre épisodes, ce qui n'est habituellement pas non plus mon mode de consommation. Elle m'a angoissée, elle m'a fait pleurer, et pourtant je l'ai terminée en trois jours, je ne l'ai pas laissée sur le côté, comme certaines très bonnes séries dont je crains la suite. (Suivez mon regard dans ma colonne de droite. Luther, Sur écoute, c'est bien de vous que je parle.)
Je pourrais donc écrire ça et conclure, mais j'ai envie de lui rendre un peu mieux justice, à cette série. Alors je me suis dit que je pourrais m'y employer à travers une ode à Carrie Mathison, son personnage principal.

Oh Claire Danes, comment ai-je pu te détester un jour ? "Détester" est un mot un peu fort, mais j'avoue que l'aversion que je porte au troisième film de la franchise Terminator semblait avoir déteint sur mon opinion de l'actrice... Autant vous dire que cette opinion a retourné sa veste : Claire Danes est brillante, et sa prestation dans Homeland époustouflante.

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Carrie Mathison, donc. (How do I begin to explain Carrie Mathison ?) Il faut un peu de temps au spectateur avant de s'attacher à elle, non ? Elle est agent de la CIA, elle est obsédée par son boulot et son jusqu'au-boutisme nous la présente au début de la série comme légèrement hystérique. Les méthodes répréhensibles qu'elle emploie pour prouver qu'elle a raison ne jouent pas forcément en sa faveur. Mais on comprend vite. Ce qui la motive, ce qui l'anime, surtout. Et s'il y a eu ces moments où je me disais, devant mon écran "putain Carrie qu'est-ce que tu fous ?!", comment ne pas admirer sa détermination ? Dans ces moments où elle semble être la seule à se soucier de la vérité, où le monde semble peser sur ses épaules, j'ai réellement souffert pour elle, et avec elle.
Remarquablement intelligente, intuitive, avec des nerfs de plomb mais une réelle humanité, il lui manque la sagesse et la retenue, mais Carrie est le personnage le plus brillant de la série. Et le plus abîmé. Mais pas de ces fêlures évidentes qui rendent un personnage humain, plutôt de celles qui lui font franchir une limite dont on ne sait pas si elle pourra revenir.

Carrie Mathison, c'est aussi cette fille qui jure à chaque phrase, qui dit absolument tout ce qu'elle a sur le cœur. Et l'entendre faire est jubilatoire - scène extraordinaire que celle qui la voit faire face à un néo-nazi. Et c'est aussi cette fille dont les relations aux autres ne peuvent être que compliquées, donc fabuleuses – avec Saul et Brody, évidemment, mais aussi avec Virgil ou David, tout aussi remarquables.
Carrie Mathison, c'est tout ça, d'autres choses aussi, et entourée d'un paquet de personnages qui, chacun à leur tour, ont fait battre mon cœur de spectatrice et construit une série incroyable sur laquelle j'aimerais écrire encore des pages. Nul doute qu'à l'occasion, les bons mots viendront me trouver et je vous abrutirai à nouveau de mon amour pour ce programme et son héroïne.

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Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : homeland

10 février 2012

Interlude culinaire

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Écrit par Saru dans Picspam | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hungry!

09 février 2012

Sherlock Holmes, moi et France Culture

Sous mes yeux ce matin, une tragédie. Une collègue dont je partage l'open space, adepte de séries, n'a pas encore eu l'occasion de se poser devant le dernier épisode de Sherlock. On écoute souvent France Culture en bossant, et vers 11h40, elle enlève soudain ses écouteurs et me lance un regard choqué. La chronique quotidienne d'Alexis Ipatovtsev (dans Culturesmonde) vient de lui révéler la fin de la saison 2. Sans avertissement, la chronique s'ouvre par la bande sonore d'une scène cruciale de l'épisode 3. Il n'est même pas question d'évoquer le récit bien connu de la nouvelle de Conan Doyle ou de s'attarder sur une série déjà diffusée en France, il s'agit bien d'un spoiler pur et simple. Vous pouvez écouter ce spoiler ici et convenir avec moi que c'est simplement inadmissible.

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Coup de gueule mis à part, ce fut un plaisir d'entendre parler de Sherlock à la radio et un réel bonheur d'entendre un instant, au milieu d'une journée de boulot, la voix de Benedict Cumberbatch.

Bref, cette longue introduction superflue pour signaler que je me lance dans le challenge Sherlock Holmes organisé par Filipa : je lirai ou relirai cette année les romans et nouvelles holmesiens d'Arthur Conan Doyle et puisque c'est légèrement hors sujet par rapport à mon propos ici, j'ai ouvert une page dédiée. Accessible via ma colonne droite (où le sourire d'Hardison illumine votre journée, vous avez vu ?). Le challenge se tiendra par là-bas, mais si l'envie me vient d'établir des parallèles entre livres et série, je ne me retiendrais pas d'écrire un billet par ici.

Écrit par Saru dans La minute fangirl | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock