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05 avril 2012

The Princess' Man | Suis-je faite pour les sageuk ?

Puisque je n'avais aucune envie de finir Shut Up: Flower Boy Band, avant d'en regarder le dernier épisode, je me suis fait un petit sageuk de 24 épisodes. (Mon quasi-premier sageuk : le seul que j'ai fini, Hong Gil Dong, n'en étant pas vraiment un.)
Et j'ai beaucoup aimé The Princess' Man. Mon rythme de visionnage peut en attester, j'ai enchaîné les épisodes d'une façon très peu raisonnable. Et, si j'éprouve un amour fou pour le visage de Park Shi Hoo – avec lequel j'ai relativement épargné ce blog –, qu'on se le dise, ce sont toutes les autres qualités de la série qui me l'ont rendue addictive. Pourtant, j'ai aujourd'hui beaucoup de mal à l'évoquer, car je crois que j'en ai raté les enjeux.
(Et je ne crois pas pouvoir l'expliquer sans abuser un minimum de spoilers.)

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Qu'est-ce que cette série ? L'histoire de deux clans qui s'affrontent pour le trône ? L'histoire d'amour a priori maudite entre les enfants issus de ces deux clans ? Cette série est avant tout très riche, c'est ce que j'y ai tant aimé, et peut-être ce qui m'a perturbée.

The Princess' Man est un sageuk.
Malheureusement, j'appartiens à cette catégorie de gens qui, – attention spoiler pour Inglorious Basterds – dans le film de Tarantino, n'ont pas été perturbés une seule seconde qu'Hitler se fasse tuer. J'appartiens à cette catégorie de gens qui pensent qu'on peut prendre toutes les libertés possibles avec l'Histoire puisqu'on est dans une fiction. Oui, je crois que j'appartiens à une catégorie de gens pour qui les sageuk ne sont pas faits. Je n'en avais pas bien compris le principe. Certes, je ne connais pas bien l'histoire de la Corée et je ne connaissais pas du tout Suyang, mais à mes yeux, toute la série était construite pour qu'à la fin, le spectateur puisse considérer comme acquis qu'on allait lui offrir la tête de Suyang. C'est un roi qui a régné de longues années après son usurpation du trône ? Et alors ?
A mes yeux, cette série était une histoire de vengeance, avec un agréable goût de Monte Cristo, et que cette vengeance ne soit jamais totalement exaucée m'a laissée sur ma faim.

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The Princess' Man, également une histoire d'amour et d'amitié ?
Oh, Seryeong et Seungyu ! Mais aussi Seryeong et la fabuleuse Princesse déchue. Jong et Seungyu. (Jong et la fabuleuse Princesse !) Mais parlons plutôt de Myeon. Cet enfoiré de Myeon ! Franchement, je n'ai pas pu avaler cette histoire de "pardonnons-nous, nous étions les meilleurs amis du monde". Et qu'il obtienne une mort quasiment rédemptrice ? Inacceptable ! Myeon était un personnage immonde. Soit, au début, on peut se sentir désolé pour lui : alors qu'il faisait un choix impossible entre ses amis et sa famille, je compatissais. Il continuait à lutter entre deux désirs contraires et j'aurais pu continuer à compatir mais, à l'inverse de Seryeong, jamais il n'a été divisé entre sa famille et ce qu'il croyait juste. Il était partagé entre ses amis et ce qu'il pouvait obtenir en choisissant l'autre côté. Jamais donc il n'a acquis ma sympathie, bien au contraire. Alors, quand il commence à traiter Seryeong comme sa possession, c'est le moment où je me suis dit qu'il méritait autant de mourir que Suyang.
A mes yeux, cette série avait un côté féministe, donnant aux (fabuleux) personnages féminins la possibilité d'agir avec les moyens si restreints qui étaient les leurs à l'époque. Et Myeon aurait dû être puni pour son comportement, et non pardonné – je fantasmais même que Seryeong le tue. Oui, je vous dis, j'ai manqué les enjeux de cette série, parce que j'ai tout de même l'impression que le but de la série était d'offrir la paix à tous ses personnages. Et c'était tout le contraire de ce que je voulais.

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31 mars 2012

Once Upon A Time | Dernier épisode

Je crois n'avoir jamais vraiment aimé Once Upon A Time.
Comme tout le monde, j'ai commencé pour le concept ; comme tout le monde, j'adore les contes. Je crois posséder une once de romantisme – difficile de le nier ici, mes goûts sont étalés sur toutes les pages – mais malheureusement doublé d'une légère dose de cynisme. Et Once Upon A Time, c'est trop pour moi. Regarder Snow et Charming se faire les yeux doux m'est difficile, et même si Snow, elle déchire, cet amour dégoulinant me crispe : j'ai encore du chemin avant d'embrasser complètement mon côté fleur bleue.
Mais honnêtement, c'est léger et, si je déteste Henry, j'aime beaucoup Regina et Emma. Et puis d'autres arguments plus esthétiques. J'ai donc visionné les premiers épisodes assez facilement.

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En réalité, si les princes charmants ne sont pas ma tasse de thé, ils ne sont pas vraiment ma principale source de conflit avec la série. Parce qu'elle se joue du matériau original et fait de ses demoiselles traditionnellement en détresse les véritables héroïnes. Non, mon problème, ce sont ces foutus allers-retours entre l'univers des contes et le monde de Storybrooke. Deux histoires en une, est-ce vraiment nécessaire ?
Dans chaque épisode, il y a toujours une intrigue qui m'intéresse plus que l'autre, que ce soit d'un côté ou de l'autre de la "barrière". Mais l'alternance casse le rythme, mon visionnage de l'épisode en devient fastidieux, et la touche "avance rapide" de ma télécommande m'apparaît bien tentante. Prenons l'histoire de Belle, que tout le monde attendait avec impatience. Franchement, en voilà une qui aurait presque réussi à me toucher s'il n'y avait pas eu l'insipide réalité de Storybrooke.
Deux histoires en une, ça n'ajoute aucune profondeur à l'intrigue, ça la rend au contraire inconsistante. L'équation est simple : deux histoires en une, et ainsi moins de temps pour développer chacune d'entre elles. Deux histoires en une, et ainsi deux histoires complètement superficielles.

Supporter cet immuable schéma chaque semaine a fini par me peser. De Once Upon A Time, j'ai fini par n'attendre plus que l'épisode du Petit Chaperon Rouge. J'avoue que Ruby me fascine depuis le début. Malheureusement, un épisode aussi laborieux que les autres, malheureusement, je ne vois plus vraiment ce que j'ai à attendre de cette série.

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25 mars 2012

Finir une série

Finir n'a jamais été mon truc, je me suis spécialisée dans les débuts. Les pilotes plutôt que les fins. (Même si mes efforts depuis le début de l'année méritent d'être signalés.)
Les fins, ça peut être décevant, et jeter une ombre sur toute une série qu'on a profondément aimée. Les fins, ça met parfois du temps à arriver, et on s'est lassé depuis longtemps. Les fins, ça arrive parfois trop vite, et on n'est pas encore prêt à se séparer des personnages qu'on adore.
Puisque, chers lecteurs, j'ai la certitude absolue que vous avez en permanence les yeux rivés sur ma colonne de droite – la grande tragédie de vos vies étant que cette colonne n'ait pas son flux RSS dédié, toutes mes excuses –, vous savez qu'il ne me reste plus qu'un épisode de Shut Up: Flower Boy Band. Je le sais aussi, mais je suis dans le déni.

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Se lance-t-on toujours dans une série, prêts à être éblouis, prêts à tomber irrémédiablement en amour avec ses personnages ? Probablement pas. Je commence doucement, histoire de voir où ça peut me mener. J'espère, évidemment, que l'amour vienne me frapper – sinon à quoi bon ? – mais sur le nombre de séries commencées, la véritable alchimie est rare, alors le grand amour ?
Oh, arrêtez-moi tout de suite, je deviens sentimentale. C'est que je ne m'attendais tellement pas à aimer autant cette série que je me retrouve vraiment prise au dépourvu. Il y a beaucoup de séries qui, si j'adore leurs galeries de personnages, sont essentiellement bâties sur une intrigue dont il me faudra naturellement connaître la fin. (Pour City Hunter par exemple, la dernière en date qui m'ait rendue obsessionnelle, il me fallait savoir comment se terminait sa vengeance.) Mais il y a celles où, peu importe l'intrigue globale, peu importe l'avenir professionnel d'Eye Candy, puisque ce sont les personnages et leurs relations qui définissent la série. Et ça, ça ne saurait avoir de fin.

Finalement, on se lance dans une série comme on se lance dans une histoire d'amour, forcément avec un fond de masochisme puisqu'on sait que l'objet de notre affection finira par nous quitter – je me sens ici obligée de préciser que je n'écris pas ces mots par défaitisme ou amertume, je fais simplement allusion à notre mortalité commune. Mais ce sont a priori les moments vécus avant la fin qui comptent. Donc, si je ne regarde jamais ce dernier épisode et que je continue à me diffuser les précédents, la série ne se terminera jamais, c'est ça ?
OK, désolée, mauvaise conclusion, et je ne suis pas sûre que l'absurdité qu'est cet article appelait une conclusion. Mais s'il en fallait une : même si la série touche à sa fin, j'ai vraiment passé un putain de bon moment avec ces adorables flower boys.

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23 mars 2012

Emma | My dearest Emma...

Je ne vous l'ai peut-être jamais écrit, je vous l'ai peut-être parfois montré, j'ai une passion pour les captures d'écran. Lors du visionnage d'une série, il n'est pas rare de me voir attraper papier et crayon pour noter le temps d'un plan qui m'éblouit particulièrement pour pouvoir le capturer plus tard (la grande tragédie de ma vie étant que mon lecteur de Blu-ray n'est pas connecté à mon ordinateur). Je n'en fais jamais grand chose.
J'ai revisionné Emma (la mini-série de 2009) le week-end dernier et n'ai pu résister à l'envie de capturer quelques moments. Autant en partager un peu ici (je devrais dépoussiérer mon tumblr).

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D'ailleurs, je pourrais en profiter pour évoquer ici tout l'amour que je porte au personnage d'Emma. Je crois n'avoir jamais vraiment évoqué ici mon affection particulière pour l’œuvre de Jane Austen et ses adaptations – plus ou moins réussies – et ceci ne sera pas vraiment non plus l'article où je le ferai. Mais, si je ne suis pas sûre de pouvoir désigner un préféré parmi les livres, je crois tout de même qu'Emma est mon personnage préféré.
Bien sûr, elle n'est probablement pas celle qui mérite le plus d'amour, elle n'est pas la plus courageuse, pas forcément la plus intelligente, pas le meilleur être humain qui soit, mais c'est celle qui me parle le plus. Irais-je jusqu'à dire que c'est celle à qui je m'identifie le plus ? Probablement pas, je ne suis ni riche ni une femme accomplie et j'espère bien ne pas être aussi snob. Mais dans tous ses défauts, dans son immense faillibilité, je m'y retrouve, comme je ne me retrouve pas forcément dans toutes les formidables héroïnes d'Austen. Et tout l'arc narratif d'Emma, un arc de rédemption, touche chez moi un point sensible.

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Écrit par Saru dans Personnages, Picspam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emma

17 mars 2012

Challenge Sherlock Holmes | Le Signe des quatre

Cher cocaïnomane, nous nous rencontrons enfin. Ne croyez pas que ce soit la seule chose que j'ai retenu du Signe des quatre ! Mais l'usage de la cocaïne fait partie de ces informations de notoriété publique même pour le plus ignorant des lecteurs, et puisque ce n'est pas un des points les plus abordés dans les dernières adaptations, j'avais hâte de voir comment était traitée la chose dans le matériel d'origine.

– Le partage semble plutôt injuste ! C’est vous qui avez fait tout le travail dans cette affaire. À moi, il échoit une épouse ; à Jones, les honneurs. Que vous reste-t-il donc, s’il vous plaît ?
– À moi ? répéta Sherlock Holmes. Mais il me reste la cocaïne, docteur !
Et il allongea sa longue main blanche pour se servir.

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J'ai pris autant de plaisir à découvrir le vrai Sherlock Holmes dans ce deuxième roman que j'en avais pris à la lecture d'Une étude en rouge, vivant toujours ses incroyables déductions comme les meilleurs moments du livre. Néanmoins, je n'ai, une fois de plus, pas été véritablement emballée par l'intrigue. A partir de bons prémisses – une disparition, un secret familial, un trésor et un meurtre, rien que ça ! – Holmes résoud bien vite l'affaire et mon intérêt s'émousse quand il ne s'agit plus que d'attraper le coupable et de lire le récit de ses confessions.
Je crois que je vais préférer la lecture des nouvelles, dont le format court pâtira moins d'une structure narrative qui semble ne pas me convenir dans les écrits de Conan Doyle.

Néanmoins, nous rencontrons lors de cette aventure la future femme de John Watson, Mary Morstan. Je n'avais jusqu'ici rencontré que la version cinématographique de Guy Ritchie, qui m'avait beaucoup plu. Vu l'univers/l'époque sexiste dans lequel elle apparaît et la misogynie très prononcée du héros de Conan Doyle, je n'avais pas beaucoup d'espoir pour son personnage, mais elle s'avère intéressante. Jusqu'ici, Steven Moffat et Mark Gatiss font de John un tombeur mais je serais assez curieuse de voir quelle version du personnage de Mary ils pourraient nous proposer.

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Une chose m'a tout de même frappée, à la lecture de ce livre. J'ai eu l'occasion de l'écrire, je ne suis qu'une ignorante en matière de canon holmésien et du coup, mon Sherlock Holmes est celui de la série. Ainsi, quand, à plusieurs reprises lors de ses interactions avec Mary Morstan, Sherlock Holmes se montre gentil avec elle – oui, gentil, j'aurais dû noter les passages en question –, j'avoue que ça m'a laissée perplexe. S'il y a bien un qualificatif qu'on ne pourrait jamais associer au Sherlock de Cumberbatch, c'est bien l'adjectif "gentil". Y a-t-il une once de sympathie chez lui ? Il est en tout cas complètement dénué d'empathie. Au vu de ses capacités d'observation et de déduction, de la nécessité qu'il a parfois de jouer la comédie, il n'y a pour moi aucun doute qu'il connaît toutes les règles de savoir-vivre en matière de relations humaines et qu'il choisit simplement de ne pas mettre en pratique ses connaissances théoriques.
Prenons les deux autres Sherlock Holmes que je connais. Le comportement du Holmes de Robert Downey Jr. avec Mary Morstan est clairement peu aimable, mais il n'est à mes yeux que le résultat d'une jalousie, il rechigne à l'idée de partager son meilleur ami. Je le qualifierais peut-être de "fantasque" et "puéril", mais il est tout à fait sympathique. Le Sherlock Holmes russe est un peu du même genre. Pas aussi capricieux, mais il se montre facétieux avec Watson, et avenant avec ses clients.
Tous ces Sherlock Holmes partagent bien sûr un côté arrogant, mais à la lecture du Signe des quatre, un Sherlock quasiment dénué d'humanité devient donc à mon sens un choix délibéré de la part de Gatiss et Moffat. Ça fonctionne bien et ça donne plus de consistance à un John qui gagne en humour, mais c'est un éclairage intéressant sur la série que vient m'apporter cette lecture.

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La prochaine sera celle d'Un scandale en Bohème et ce sera l'occasion parfaite d'étrenner mon Blu-ray de la saison 2.

Écrit par Saru dans Challenges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock

16 mars 2012

Interlude cœur brisé

J'avais l'intention d'évoquer aujourd'hui Sherlock, avec et sans Holmes, puisque je viens de terminer Le Signe des quatre pour le Challenge, mais deux épisodes de Shut Up: Flower Boy Band se sont frayés un chemin jusqu'à mon écran.
Je pouvais déjà imaginer mon bilan de ce drama, je vous aurais dit à quel point cette série me rend heureuse. Pourtant, après cette semaine, à la manière d'un J'aime/J'aime pas, il faudra que je divise mon texte en Moments d'authentique bonheur/Moments de pur chagrin.

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11 mars 2012

You've Fallen For Me | J'abandonne

Il ne me reste plus qu'un épisode. Un seul. Et pourtant oui, j'abandonne. J'ai trouvé l'épisode 14 affligeant et l'interminable preview de l'épisode 15 m'a appris tout ce que j'avais à savoir sur la fin de la série. De toute évidence, en ce moment, j'essaye de faire preuve d'un minimum de discipline, de lutter contre ma tendance naturelle à ne faire aucun effort et ça paraît dommage d'échouer si près du but, mais franchement, je ne vois pas une seule raison de regarder ce dernier épisode.

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Vous voulez me faire regarder une série ? Voici le plus sûr moyen d'y parvenir : prenez vos scènes préférées, faites-en des gifs animés avec sous-titres – la méthode fonctionne aussi avec des plans fixes – et mettez-les moi sous les yeux assez longtemps, je finirai par craquer. En règle générale, l'enthousiasme est très efficace sur moi. Et puisque j'ai des envies permanentes de légèreté, il a suffi de quelques gifs sur un blog pour que je donne sa chance à ce drama.

A aucun moment You've Fallen For Me/Heartstrings n'est devenu à mes yeux plus qu'un simple divertissement mais j'ai enchaîné les dix premiers épisodes très facilement. Le personnage masculin principal, archétype du beau gosse arrogant mais cette fois sans charisme, ne m'a jamais convaincue. Heureusement, l'héroïne était talentueuse, charmante et lumineuse. Je découvrais avec plaisir la musique traditionnelle coréenne et son instrument phare, le gayageum. Et soudain, la vie. Une autre série, plus de boulot, peut-être la reprise de ce blog, que sais-je ?, toute raison qui me fait en tout cas mettre en pause mon visionnage. Grossière erreur. Alors que je reprends – ou plutôt, que je me force à reprendre, puisque m'est venue cette stupide envie de changer un des mes pires traits de caractère qui me fait abandonner tout ce que j'entreprends – tous les défauts de la série me saute aux yeux. Est-ce ma perception qui a changé ou est-ce la qualité de la série qui s'est dégradée ? Soudain, l'héroïne m'est insupportable, sa candeur et son absence de confiance en elle, qui devraient me la rendre sympathique, me la font vomir – j'exagère peut-être légèrement. Son prince charmant est plus fade que jamais. Tous les enjeux que la série a construits au fil des épisodes me semblent balayés d'une ligne de dialogue, rendant l'intrigue inconsistante et ses personnages stupides.

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J'abandonne et je n'aurais jamais dû me forcer à continuer. La série ne mérite pas mon fiel, elle qui n'a sans doute jamais prétendu être plus qu'une comédie romantique musicale et légère. J'ai probablement vu un épisode de trop, j'aurais voulu la laisser derrière moi avec le souvenir d'un adorable couple et de ce chouette morceau alliant musique moderne et musique traditionnelle coréenne.