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27 juillet 2012

Escale à Edimbourg

Bien sûr que j'ai plein de choses à dire sur le dernier épisode de Suits (Bruce Wayne ! Mike ! Jessica !), mais j'ai assez déliré sur celui de la semaine dernière, un peu de répit.
Et c'est bien le concept de répit qui m'occupe aujourd'hui : nous sommes en plein cœur de l'été, mes vacances sont derrière moi, alors ce soir, je me fais rêver. Je me replonge dans Case Histories, une chouette série, à voir pour son ambiance, ses acteurs, et son cadre, la magique Édimbourg.

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Bien sûr, je suis actuellement à ma fenêtre, sous un ciel parfaitement bleu, et je n'échangerais pas forcément mes 30°C quotidiens contre le climat écossais mais, Édimbourg, si tu me lis : je reviendrai.

Écrit par Saru dans Escales | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : case histories

21 juillet 2012

Suits S02E05 - Harvey Specter, ce héros ?

Je retire ce que j’ai précédemment écrit sur Mike Ross.
Non, bien sûr, je ne retire rien, mais j’attends la fin de la saison 2 pour formuler une opinion plus définitive sur son personnage, parce que le dernier épisode nous a présenté un Mike que j’aimerais beaucoup retrouver dans les prochains épisodes, un Mike qui s’affirme indépendamment d’Harvey.
L’affaire qui l’occupe dans cet épisode – l’émancipation d’un tennisman de 16 ans contre un père qui ne veut pas le laisser passer pro – est d’ailleurs jouée en parallèle de sa propre situation chez Pearson/Hardman : Mike veut aller au procès seul, malgré les réserves d’Harvey.
Ce qui m’a le plus intéressée, c’est que cette évolution va de pair avec la destruction annoncée du mythe qu’a construit la série avec le personnage d’Harvey.

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J’ai détesté cet épisode.
Oui, bien sûr, je l’ai adoré, mais de quel droit m’a-t-il brisé le cœur ?
À la fin de l’épisode 4, quand Donna réalise la terrible erreur qu’elle a commise, j’étais dans tous mes états. Parce que j’adore le personnage de Donna et que j’étais angoissée pour elle, oui, mais aussi parce que Suits n’est pas une série qui est censée me faire ressentir tant de choses. Devant un épisode de Suits, les seuls sentiments que j’accepte sont : le rire que provoque chez moi chacun de ses excellents personnages, et l’attirance que j’éprouve pour l’un des personnages les plus appétissants sur mon écran actuellement. Donc le malaise ou la peur pour l’avenir d’un personnage ? Ah non, désolée, ce n’est pas le contrat que j’ai initialement passé avec la série.
Mais soyons raisonnables, rien ne pouvait arriver à Donna, parce qu’Harvey est le type capable de régler n’importe quel problème, Harvey est notre héros.

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Le statut de héros d’Harvey n’est réellement établi qu’aux yeux des spectateurs : tous les autres personnages l’admirent, évidemment, mais sur cette admiration aurait tendance à l’emporter l’agacement que provoque son arrogance. Même Mike, pour qui il est un mentor, remet en cause son autorité à chaque épisode. L’épisode de cette semaine est peut-être le seul épisode où, face à Donna (c’est d’ailleurs à ce moment précis que j’ai oublié tout le désintérêt que j’ai pu éprouver pour lui dernièrement) puis face à Rachel, Mike avoue sa confiance aveugle en Harvey. Harvey’s going to fix it.  (J’ai évoqué plus haut le fait qu’il s’affirme indépendamment d’Harvey : à mes yeux, c’est comme si, en avouant enfin la supériorité d’Harvey, il pouvait enfin commencer à se construire une identité propre.)
On peut être dérangé par le fait que Donna, ultra professionnelle, et qui connaît Harvey depuis beaucoup plus longtemps que Mike, n’ait pas eu la même confiance et ait ainsi commis la pire des bourdes. Mais pour Donna, Harvey n’est pas un héros : son job à elle, c’est de l’assister et, au fond, de prendre soin de lui. (Donna est un peu à Harvey ce qu’Alfred est à Bruce Wayne – non, je n’ai pas oublié l’allusion au Wayne Manor dans la saison 1 !) Malgré la hiérarchie supposée, la série nous les montre quasiment comme des égaux, et c’est seulement dans cet épisode que Harvey met les choses au point : You don’t keep things from me. / You keep things from me all the time! / That’s because I’m your boss! Mais Donna le connaît mieux que personne, elle doit savoir mieux que personne qu’il n’est pas infaillible et c’est ainsi, pour la deuxième fois de la série, qu’elle éprouve le besoin de le protéger.

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L’ironie de la chose, c’est que si elle avait cru en lui, il aurait certainement pu triompher. Il en va d’ailleurs ainsi de la construction de tout héros, et j’avoue que c’est un des ressorts de fiction qui me touche le plus, ne me lancez pas sur la scène des grues dans The Amazing Spider-Man.
Au lieu du triomphe d’Harvey, Suits nous offre donc une scène finale qui a certainement atteint droit au cœur tous les spectateurs : Donna défaite, et Harvey qui montre des premiers signes de faiblesse, sous les yeux de Mike, incrédule.
Il est évident qu’en tant que spectateur, nous brûlons de découvrir ce qui se cache sous l’armure d’Harvey Specter – la série nous offre depuis le début des indices sur son rôle de grand-frère, ou sur l’absence de sa mère –, mais les faiblesses ne sont pas incompatibles avec le statut de héros, et j’ai en ce moment bien besoin de croire en Harvey, de croire qu’il sauvera Donna.

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Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : suits

09 juillet 2012

Suits : et si on se débarrassait de Mike Ross ?

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Le visage de Gabriel Macht est une œuvre d'art. Pour ce visage, je me suis infligée A la recherche de l'homme parfait un jour où, parcourant le catalogue VOD de mon FAI, je fus incapable d'empêcher mon pouce d'appuyer sur les "oui je veux louer ce film" et "oui j'en suis sûre" de ma télécommande. Bref, le visage de Gabriel Macht est une œuvre d'art.
Et si Harvey Specter, son personnage dans Suits, ne figurait pas dans mon top 5 des personnages de l'année dernière, ce n'est certainement pas parce que c'est purement physique entre nous. J'adore Harvey : sa confiance en lui est la plus belle des choses, il est ultra-compétent, se sort de toutes les situations, et son arrogance est à mes yeux le principal ressort comique de la série. (Et il a un petit côté geek qui n'est pas pour me déplaire.) Bref, il n'était pas dans mon top 5 parce que l'été était loin et parce qu'il y avait mieux (5 | 4 | 3 | 2 | 1), surtout dans la catégorie "qualité de la série".

J'ai passé d'excellents moments devant Suits, mais je me souviens m'être dit vers la fin de la première saison que Mike Ross n'était pas un personnage très intéressant, finalement. Il n'est là que pour son cerveau, qui a tant fasciné Harvey, comme nous spectateurs, au début de la série. Le reste de sa vie, franchement, sa grand-mère, son ancien pote, ses amours, merci mais pas tant que ça j'aime pourtant beaucoup Rachel. Puis je me raisonne : tout de même, la série fonctionne sur la dynamique Harvey/Mike, tu ne voudrais pas lui enlever ça ? Non, c'est vrai. Puis vient le premier épisode de la seconde saison.

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Soyons sérieux deux secondes : ce ne sont pas les interactions Harvey/Mike, les meilleurs moments de la série, ce sont les interactions d'Harvey avec n'importe qui. Ce début de deuxième saison fut passionnant, non pas parce que Mike est sur la brèche, le pauvre, que va-t-il lui arriver ?, mais parce qu'il a multiplié les associations du duo Harvey/Jessica et franchement, qui leur arrive à la cheville ?
C'est celle-ci, c'est cette relation, le cœur de la série : Jessica Pearson rappelez-moi qu'il faut que je la mette dans mon top 5 de 2012 –, la généralissime Jessica, est le mentor d'Harvey, sa rivale, tout. Les voir faire équipe est un bonheur, les voir s'affronter également, même si ça me brise le cœur.
Mike qui ? Même Louis Litt, personnage présenté de façon assez pathétique par la série, toujours humilié par Harvey, est plus intéressant que Mike. J'adore le détester, non, c'est faux, j'ai beaucoup d'affection pour lui. Ses scènes avec/contre Harvey sont hilarantes.
Et Donna, je pourrais consacrer un article entier à Donna, sa relation fusionnelle avec Harvey, sa classe, sa répartie, son culot, bref, sa perfection généralisée.

Alors Mike. Le problème vient-il de moi, ou la série s'est-elle reposée sur ses lauriers, échouant à lui donner plus qu'un cerveau brillant ?

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Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suits

28 juin 2012

Deux bonnes raisons de regarder Justified, et Raylan Givens n'est pas forcément l'une d'entre elles

Le merveilleux sourire de Boyd Crowder : c'est ainsi que j'aurais introduit mon texte, si les problèmes techniques précédemment mentionnés ne s'entêtaient à me poursuivre. Je ne suis plus en mesure de faire des captures d'écran. Je ne peux plus naviguer aisément de blogs en blogs. J'ai en quelque sorte perdu tout ce qui faisait ma consommation sériephile habituelle.
Expérience intéressante pour une fille comme moi, perpétuellement tentée par la nouveauté. Je ne suis plus ce qui sort ou qui reprend, je ne me perds plus en essais infructueux, et je tourne mon attention vers les séries qui ont déjà prouvé leur valeur, celles auxquelles je n'ai jusqu'ici accordé que mon envie, et jamais mon temps. Ainsi, Justified. Et le merveilleux sourire de Boyd Crowder.

Ça fait quelques temps que le Deputy US Marshal Raylan Givens se pavane sous mon nez et que je n'entends à son propos que le plus grand bien. Mais son chapeau et les paysages du Kentucky me criaient "western !" et je ne me suis ainsi jamais laissée tenter. Puis se présenta, donc, ma situation actuelle.

Je n'ai pour le moment vu que deux saisons de cette série, et je suis assez satisfaite. Le Kentucky m'apporte un dépaysement assez plaisant - est-ce "plaisant", le mot que je cherche ? Probablement pas, Justified fait pour cette région un piètre travail de promotion -, et les personnages me sont quasiment tous intéressants/attachants. Il y a quand même les intrigues, qui me laissent sur ma faim. Pas celles qui courent sur plusieurs épisodes, celles qui mettent en scène les clans familiaux de Harlan : celles-ci sont les plus palpitantes. Mais pour le reste, la série ne gagne pas à faire dans le procedural show. Heureusement, les saisons sont courtes.
Et Raylan Givens ?

Le pilote de Justified est à mon avis une grande réussite. Tout y est merveilleusement mis en place et, quand je le visionne à nouveau aujourd'hui, je suis encore impressionnée par les promesses que fait ce premier épisode au spectateur et que la série tient. Toutes les promesses, sauf une : son nom est Raylan Givens.
Non mais j'adore Raylan. Il est le héros type, trop fort et qui n'a peur de rien, mais il part tout de même avec des failles éthiques assez ahurissantes - ahurissantes au début, ensuite on comprend que le Kentucky, c'est apparemment le Far West - pour en faire un personnage tout de suite fascinant. Le chapeau, la nonchalance, l'humour... je ne vois pas bien comment on peut ne pas aimer Raylan Givens, qui a en plus le nom le plus cool du monde. Malgré tout ça, s'il y a une chose dans le pilote qui m'avait vraiment attrapée et fait promettre que je regarderai le deuxième épisode, c'est la dernière scène. Raylan s'étonne d'avoir trouvé en lui assez de colère pour abattre un criminel qu'il poursuivait, et son ex-femme lui réplique : "You're the angriest man I know"/"Tu es l'homme le plus en colère que je connaisse". Ah. Il y a donc tout ça, sous l'apparente nonchalance ? La série, jusqu'ici, a surtout montré à quel point Raylan est cool, mais je veux plus, je veux creuser chacune de ses failles.
En attendant, j'ai reporté tout mon amour sur Boyd Crowder.

Oh qu'il est délicat de proclamer publiquement son amour pour un personnage qui porte une croix gammée tatouée sur le bras ! J'avoue n'en être pas complètement fière.
La série a fait un travail merveilleux avec lui : l'arc narratif autour de sa rédemption supposée est passionnant, et sa quête d'identité très touchante. À la fin de la saison 1, je réalisais que la présence de Boyd Crowder compensait tous les défauts que je trouvais à Justified.
Alors oui, il me manque malheureusement le visuel, il manque sur ce blog son merveilleux sourire, mais Boyd, c'est peut-être avant tout l'audio. Il y a bien sûr dans cette série une belle brochette d'accents du sud des États-Unis, ce fameux accent un peu traînant, mais il y a surtout chez Boyd cette façon terriblement cool, complètement posée, de parler, et cet amour des mots qui me fait craquer.
Deux bonnes raisons de regarder Justified : le sourire et les tournures de phrases de Boyd Crowder.

Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : justified

17 mai 2012

Ceci n'est pas un article de blog

Ceci est une liste de pensées aléatoires :

  • ça fait beaucoup trop longtemps que je n'ai pas posté un véritable article, mais j'ai en ce moment des soucis techniques qui rendent la chose difficile,
  • j'affiche Amy Pond sur mon blog parce qu'elle est merveilleuse, et parce que malgré tout, il me tarde la saison 7 de Doctor Who,
  • Nephthys m'avait bien prévenue que la tâche était fastidieuse, j'ai effectivement abandonné la page où je recensais les épisodes que je regardais en 2012, ça faisait de plus doublon avec ma colonne de droite,
  • à propos de cette colonne de droite, même si je l'aime beaucoup, qu'elle est pratique et esthétique, je suis parfois submergée par une vague de désespoir quand je la vois perpétuellement grandir. Tous mes efforts seraient-ils donc vains, est-ce que je suis toujours aussi incapable de finir une série ?
  • j'ai commencé Chuck, je ne sais même pas pourquoi ; j'ai commencé Queen Hyun's Man, et pas du tout les autres dramas que je voulais commencer. Pourquoi ? je me pose aussi la question !
  • dans cet esprit, je suis contente de voir la saison américaine se terminer : avec un peu de chance, je ne reprendrais pas The Big Bang Theory ou Castle la saison prochaine,
  • j'ai fini Fringe et New Girl, à propos desquels je posterai sûrement un truc dès que le sort me sera favorable,
  • j'ai bien avancé dans le tome 3 de l'intégrale du Trône de Fer : ça me plaît de plus en plus, et à ce rythme-là, je ne commencerai probablement pas la saison 2 de Game Of Thrones avant d'avoir fini tous les bouquins publiés à ce jour.

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Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (3)

06 mai 2012

Reprise | Par quoi commencer ?

Alors donc. Puisque la vie semble continuer même en mon absence, qu'est-ce qui a marqué le monde des séries ces trois dernières semaines, sur quoi devrais-je me pencher ?

C'est difficile, après une telle coupure, de reprendre les choses là où je les avais laissées. Même si je me souviens bien de tout ce qu'avait suscité en moi Shut Up: Flower Boy Band, la série me paraît loin. Il ne me reste que quatre épisodes de Dal Ja's Spring, je vais donc finir mon visionnage. Mais il semble plus facile de se tourner vers le neuf.
J'ai encore un tas d'articles de blogs à rattraper, mais je note que :
– du côté américain, quand je suis partie, HBO faisait la une avec son obscure petite série que personne n'attendait, la folie ne s'est évidement pas calmée. J'hésite entre cette saison 2 et la lecture du tome 3. HBO a également proposé Girls, à laquelle il faudrait que je m'intéresse, et Veep, dont je n'avais pas entendu parler jusqu'à présent ;
– du côté coréen, avant de partir, j'avais une certaine envie de jeter un coup d'œil à The King 2 Hearts et Rooftop Prince ;
– et du côté anglais ? Récemment, aucune idée, mais dans les vieilleries, la passion qu'a montré Livia pour The Sandbaggers a aiguisé ma curiosité ;
– et puis, ça fait plusieurs mois qu'une véritable réincursion en territoire japonais me tente : Ekiben Hitoritabi et Clover m'ont fait de l’œil chez Kerydwen.
J'ai également ramené la première saison de Love/Hate de mon voyage.

C'est reparti.

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Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (4)

13 avril 2012

Pause

Il y avait au moins deux articles que j'aurais dû poster cette semaine (j'en ai commencé un !), et j'aurais tant aimé en préparer quelques-uns d'avance pour occuper les jours à venir... Manque de temps, oui, mais je suis plutôt une véritable handicapée de l'organisation.
Je m'éclipse quelques jours, précisément deux semaines, mais je reviendrai vite, puisque je n'ai pas fini de vous bassiner avec Shut Up: Flower Boy Band et surtout, je redécouvre en ce moment Dal Ja's Spring, pour lequel j'ai envie de proclamer ici tout mon amour.
A bientôt !

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Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (1)