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11 novembre 2012

De Faith et de la difficulté d’écrire un article de blog

Je suis un indécent nombre de blogs. Je me demande parfois si je ne consacre pas plus de temps à lire les sentiments que provoque une série chez un spectateur qu’à regarder ladite série. Et parmi tous ces blogs, il ne me semble pas avoir souvent rencontré le texte qui décrit le processus d’écriture. J’ai lu des billets sur l’inspiration et ce qui la provoque et j’adore lire ceux qui explorent les motivations du blogueur. Mais qu’en est-il de l’écriture, quand le blogueur-spectateur (ou lecteur, ou voyageur, ou amateur de mode…) s’assoit devant son ordinateur, prêt à partager tout le bien ou le mal qu’il pense de tel épisode, tel personnage… ?
C’est l’envers du décor, ça n’intéresse peut-être personne ; de mon côté, j’ai toujours regardé les bonus des DVD.

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Par exemple, ce début d’article… combien d’heures pour en arriver là ? Oui, ça se compte en heures. Si je ne suis pas une blogueuse très productive, ce n’est ni par manque de temps, ni par manque d’inspiration : c’est qu’il me faut un absurde nombre d’heures pour écrire quelques lignes.
Pour ce début d’article, donc, l’histoire commence il y a une semaine, quand je finis Faith. De toute évidence, il fallait que j’en dise quelques mots ici, je n’allais pas tout de même pas m’en tenir à vanter les atouts physiques de Lee Min Ho. D’autant plus qu’en 24 épisodes, Faith m’a comblée, m’a frustrée, m’a laissé entrevoir toutes ses fantastiques ambitions et m’a laissée avec le goût amer d’un potentiel gâché. Ça en faisait, des choses à écrire.
Il y a une semaine, je commence à réfléchir. Ça fait longtemps que j’ai abandonné mes velléités d’écrire de vraies critiques – j’en suis incapable. Sous quel angle, donc, puis-je aborder ici cette série ? Profiter d’un article pour évacuer toutes mes frustrations ? Même si dire trop de mal de ce drama ne rend pas justice à toute l’affection que je lui porte malgré tout ? Lister ce que j’aurais aimé qu’il me donne ou lister tout ce que j’y ai aimé ne fait que me ramener à mes frustrations. Aborder le thème de la subjectivité : aurais-je autant aimé cette série bourrée de défauts si Lee Min Ho n’en avait pas tenu l’un des rôles principaux ? Mais combien de fois ai-je déjà suivi cette piste ?
J’ai finalement retenu la piste thématique : la magie, l’Histoire, les intrigues politiques, l'amour, le voyage dans le temps…

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De mes études, j’ai l’impression que le seul véritable enseignement littéraire que j’ai retenu est le suivant : « soignez vos introductions ! » J’ai retenu le principe, mais son exécution ne m’est pas aisée pour autant. Avant d’écrire un texte, je peux réfléchir pendant des jours à son introduction. Je me la joue dans ma tête, jusqu’à ce que j’en sois assez satisfaite pour la coucher sur ma page.
Quelques jours plus tard, l’importance d’écrire un article sur un quelconque sujet devient toute relative : j’ai changé d’horizon. Aujourd’hui, par exemple, Gaksital plutôt que Faith : Choi Young s’éloigne, Lee Kang To occupe quasiment tout mon champ de vision. Combien d’articles de blogs ainsi abandonnés parce qu’à force de repousser l’écriture, le sujet n’est à mes yeux – à mon cœur infidèle – plus d’actualité ? Je préfère ne pas compter.
Pourquoi autant de préparation, autant de temps ? Parce que je ne reçois pas une série avec le cerveau mais avec le cœur et que mettre en mots des émotions n’a jamais vraiment été mon fort. Et les mots, c’est important, tout autant que les images.

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Je suis donc devant mon écran, avec mes thématiques prêtes à être abordées, et je cherche mes mots.

MAGIE. Je veux dire l’absurdité derrière l’existence de la magie dans l’univers de la série, son incohérence vis-à-vis de l’Histoire qu'elle semble vouloir raconter.

VOYAGE DANS LE TEMPS. Je veux évoquer l’exécution plutôt réussie d’un concept généralement casse-gueule mais, également, son potentiel quasi-inexploité.

HISTOIRE. Je me découvre cette année un intérêt inattendu pour les dramas qui ne se passent pas au XXIe siècle et je réalise l’incroyable richesse de l’histoire coréenne. Yuan, Goryo : des mots qui aiguisent ma curiosité.

INTRIGUES POLITIQUES. Je me surprends à préférer dans cette série le versant politique de l’intrigue. Je veux exprimer tout mon amour pour l’incroyable personnage du roi (et de sa reine), et sa volonté de construire quelque chose avec le royaume qui lui a été « prêté ».

ROMANCE. Il est intéressant de noter que dans Faith, l’histoire d’amour, alors qu’elle est probablement la partie la plus réussie de la série, n’est pas celle qui m’a le plus fait vibrer. Elle n’est pas épique, elle est simplement composée de moments naturels menés par des personnages bien écrits, et apparaît ainsi au spectateur comme évidente et touchante.

Je suis devant mon écran, devant mes thématiques : j’écris quelques mots, je les efface, ainsi de suite. Ce sont, j’imagine, les tourments de toute personne qui a déjà essayé d’écrire quelque chose dans sa vie : je ressens très clairement ce que je veux exprimer, mais les mots justes, ils sont où ? Je ne veux certainement pas jouer la carte de l’auteur torturé mais si écrire a toujours été un plaisir, ça n’a jamais été une évidence.

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Si j’écris aujourd’hui ce texte, c’est que j’ai passé trop d’heures à essayer en vain de transmettre mes sentiments sur Faith et que j’ai jeté l’éponge. Ce texte est en quelque sorte mon hommage à ces heures perdues – qui le sont du coup un peu moins –, mon hommage à une série ratée au regard de ses ambitions mais plus ou moins réussie au regard de ce qu’elle m’a fait ressentir, et mon hommage à tous ces textes de blogs que je lis quotidiennement : mon hommage à leurs talentueux auteurs.

04 novembre 2012

Musique ! 3 minutes et 42 secondes de subjectivité

Je peux compter sur les doigts d’une main, voire moins, le nombre de chansons de drama que j’apprécie vraiment. Je n’ai jamais été une fille pop, et la pop asiatique n’a jamais réussi à me faire basculer de l’autre côté. J’écris « pop asiatique » et prouve ainsi ma méconnaissance du sujet, jetant par exemple k-pop et j-pop dans le même panier : peut-être chaque pays a-t-il sa spécificité ? à mes oreilles tout sonne pareil, et de façon assez douloureuse. Mais ce serait peut-être plus supportable si certains dramas décidaient soudain qu’ils ne sont pas obligés de passer en boucle lesdites chansons : pour tout l’amour que je porte à Prosecutor Princess, combien de fois me suis-je infligée Goodbye My Princess ? Cette chanson me rend folle.

Puis il y a le pouvoir d’évocation de la musique. Un pouvoir qui jamais ne cesse de me stupéfier. Si je ne porte pas vraiment dans mon cœur les chansons des quelques OST de City Hunter, plus que les écouter, j’aime les entendre, parce qu’elles me ramènent à la série. Le pouvoir de la musique est difficile à retranscrire en mots – chut, c'est magique ! – mais quand j’entends Suddenly, je ressens un paquet de trucs qui n’ont rien à voir avec ce qu’objectivement je pense du titre. Quand j’entends Suddenly, je suis projetée un an en arrière, je redécouvre avec bonheur la série et je vis soudain dans le monde sur lequel veille Lee Yoon Sung.
Pouvoir d’évocation et syndrome de Stockholm : prise en otage pendant autant d’épisodes par la bande son de la série, j’en viens bien malgré moi à l'aimer plus que de raison.

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Écrit par Saru dans Musique ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : city hunter

21 octobre 2012

You're My Pet | Quelques mots de dissuasion

Imaginons. Vous êtes quelqu’un de tout à fait raisonnable, vous avez vu le drama japonais Kimi Wa Petto, que vous avez plutôt apprécié – je vous ai dit que son premier épisode est le premier épisode de drama que j’ai vu, quelques mois avant de véritablement découvrir cet univers ? (Ah oui, je vous l’ai déjà dit.) Vous avez par la suite lu le manga Kimi Wa Pet, qui vous a franchement plu. Et puis, vous trouvez Jang Geun Seok adorable, et Kim Ha Neul très jolie. Partant de tout ça, il ne paraît pas absurde que vous ayez envie de regarder You’re My Pet, le film coréen adapté du manga.
Surtout, n’en faites rien.

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Vous connaissez l’intrigue : une femme récupère chez elle un jeune homme qui va lui faire office d’animal de compagnie. Le concept est très étrange, oui, même un peu malsain, mais le manga (et le drama) avait cette spécificité de ton qui ne rendait pas la chose aussi absurde que dans le film. Les deux personnages principaux y étaient dépeints comme un peu marginaux, et pas mal paumés. Le principal défaut du film est pour moi qu’il cherche à être une comédie romantique très très classique. L’héroïne, Eun Yi, est une très belle femme qui travaille pour un magazine de mode. Certes, elle n’est pas très appréciée au boulot, sa famille l’emmerde un peu, mais bon, elle a une belle bande d’amies comme dans Sex and The City. Le seul problème d’Eun Yi, c’est qu’elle n’a pas de mec. Alors forcément, elle prend le premier jeune homme qui se présente pour animal de compagnie.

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Il ne m’en fallait pas beaucoup, je ne demandais qu’à m’attacher à Eun Yi : je me serais contentée d’un petit bout de vulnérabilité, qui me fasse comprendre pourquoi elle a tant de mal avec les hommes. Ou bien, je ne sais pas, il fallait peut-être me montrer un peu de sa solitude, de son manque d’affection, pour que j’accepte l’idée qu’elle ait vraiment besoin de cet inconnu qui s’installe chez elle. En réalité, je voulais seulement une héroïne avec une personnalité. Mais c’est la caractérisation de l’ensemble des personnages qui est ratée. Ou inexistante. Il faut voir l’épaisseur du « rival », de l’homme des rêves d’Eun Yi. Ou la famille soi-disant trop présente d’Eun Yi qui disparaît après le premier quart d’heure. Quant à Momo, le film lui esquisse d’abord un semblant d’intrigue (incrustant un pseudo-traumatisme dans son passé) puis l’oublie, ou alors le résout hors écran. Et son numéro d’animal domestique ? Dure à peine deux secondes, les deux deviennent vite de simples colocataires, une situation originale qui n’a certainement jamais fait l’objet d’une comédie romantique.
Que reste-t-il ? De petites scènes de vie communes, parfois réussies d’ailleurs, mais qui jamais n’aboutiront à une quelconque émotion. Le tout enrobé d’une image très lumineuse et d’un montage bien dynamique, dignes des plus comédies les plus basiques, me laissant avec une seule question : mais pourquoi donc avoir voulu adapter cette histoire ?

Écrit par Saru dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kimi wa pet

16 octobre 2012

Once more, with feelings

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Personne ne s’en souvient, mais c’était la première bannière du blog, il y a presque cinq ans. Et avec elle, retrouvées dans les archives visuelles de Hautetfort, ces quelques images, qui illustraient les différents modules de navigation :

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Et aujourd’hui, il n’y a plus rien. Surtout pas de nostalgie dans mes propos, mais une constatation frappante : « qu’est-ce qui n’est pas vraiment nécessaire et que je peux enlever ? » semble avoir été la question qui a présidé à l’élaboration de ce nouveau décor. Il n’y aura plus rien à enlever lors de la prochaine rénovation, si ce ne sont les deux égo-phrases que j’ai ajoutées pour meubler.
J’ai gardé le concept des visionnages en cours – ça aide terriblement ma mémoire défaillante – mais j’en ai fait une page, ne supportant plus cette colonne interminable qui me narguait (en particulier Being Human, premier de la liste que je n’arrive décidément pas à continuer).
Il y a toujours cette page d’aide à la navigation, pour ceux qui penseraient encore que je ne suis pas une spécialiste de l’obsolescence, de l’engouement temporaire.
Faith est pour le moment à l’honneur, la série étant malgré tous ses défauts celle que j’attends avec le plus d’impatience chaque semaine.

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Écrit par Saru dans Layout | Lien permanent | Commentaires (1)

14 octobre 2012

Ainsi soient-ils vs Arrow

Je vais étaler ici un petit bout de ma vie. L’univers des super-héros m’est familier depuis des années. Une vingtaine, peut-être ? Quant au monde religieux, eh bien… jusqu’à mes cours d’histoire médiévale à la fac, j’en suis restée très éloignée. Pour tout vous dire, j’ai été élevée dans un environnement presque fanatiquement athée et j’en garde des traces : la religion est un concept qui me laisse complètement perplexe. C’est cette perplexité, muée en curiosité, qui m’a amenée devant Arte jeudi soir, juste après le visionnage du pilote d’Arrow.

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J’adore le concept des super-héros, on peut toujours compter sur moi pour jeter un œil à une adaptation du genre. Alors Arrow ? Forcément ! J’en suis ressortie moyennement convaincue : le ton de la série, assez sombre, me plaît bien, mais il manque pour le moment au personnage principal la carrure du héros. L’acteur fait dans ce premier épisode preuve d’un charisme limité, mais avec un peu de chance, la suite de ses aventures saura le transformer en un protagoniste avenant. Du potentiel, donc.
À l’inverse, de l’autre côté du spectre téléphagique, les personnages d’Ainsi soient-ils m’ont plutôt accrochée, mais pour m’emmener dans un univers assez opaque, quasiment un univers de science-fiction. Quand Olivier Queen s’engage sur la voie de la justice, même si Arrow échoue pour le moment dans sa caractérisation, j’ai les codes du genre, je comprends. Dans Ainsi soient-ils, ce que ces gens font dans ce séminaire, ça me dépasse.

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Ce qui me plaisait le plus, dans Smallville (bien que je ne sois jamais allée au bout de ses 10 saisons), c’était quand la série interrogeait la posture du héros. Et c’est ce qui me plaît dans beaucoup de fictions. Est-ce une thématique que me donnera Arrow ? Rien n’est moins sûr. En revanche, j’ai l’impression que c’est la promesse – certes pas très subtile, pas mal de lignes de dialogue m’ont fait grincer des dents – que m’ont fait les débuts de Ainsi soient-ils : interroger la place de ces gens au sein de ce monde étrange. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils ici ? Qu’y font-ils ? À quoi s’engagent-ils ?
Je ne suis pas portée sur l’engagement, mais pourquoi pas ? je serai là jeudi prochain.

Écrit par Saru dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ainsi soient-ils, arrow

27 septembre 2012

Rich Man, Poor Woman | Jetez le titre, gardez le drama

Parfois, dans une sorte d’imbécile mimétisme sentimental, je porte la main à mon cœur tellement ce que j’éprouve pour le personnage sur mon écran me dépasse. Parfois, je me sens plutôt grave, oui. Mais parfois, je me dis que la fiction, c’est aussi là pour ça. Et parfois, je me dis que ce que je tiens ici relève plus du carnet de bord de mes rencontres fictionnelles que du blog sur les séries.
Il y a les personnages qui font fantasmer, de toute évidence. Il y a ceux dont on voudrait éclater la tête contre le rebord de la télé, ceux qu’on aimerait avoir pour ami, ceux qui nous ressemblent un peu trop et, plus rarement, ceux qui nous inspirent. Oserais-je vous avouer que pour moi, Harvey Specter fait par exemple partie de ce lot-là ? Pas le Harvey arrogant, matérialiste et peu recommandable en matière de relations humaines, mais celui qui adore son boulot, vise la lune et travaille dur pour l’atteindre. Bref, ceci n’est pas un billet sur Suits, mais sur Rich Man, Poor Woman.

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Il n’était pas dans mon intention de regarder cette série. D’abord parce que je ne m’étais pas incrustée en territoire japonais depuis un moment (je n’ai jamais terminé Hungry!) et qu’il semble qu’après une trop longue absence, les frontières se referment et l’appréhension face à « l’étranger » revient. Et puis ce titre : Rich Man, Poor Woman, sérieusement ? Est-ce que ça n’évoque pas tant et tant de dramas qu’on a déjà l’impression de l’avoir vu mille fois ? Mais voici Hyuga Toru.

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Ce drama, c’est l’histoire de Natsui Makoto, une jeune femme talentueuse qui, si elle est pauvre, c’est principalement en confiance en elle et en opportunités. Et c’est l’histoire de Hyuga Toru, jeune homme riche, oui, mais parce qu’il est doué et qu’il se défonce au travail, un travail qu’il adore et qu’il pousse toujours plus loin. Innover, ne jamais s’ennuyer, mais aussi, connecter. La connexion, c’est le sel de sa société, qui crée jeux vidéo et autres innovations informatiques, mais la connexion, c’est aussi ce qui lui manque : abandonné très jeune par sa mère, atteint d’un mal qui lui fait oublier les visages et les noms, Toru est isolé et peu doué avec les autres. Il offrira à Makoto l’opportunité, elle lui apportera la véritable connexion.
Ce drama est bien sûr une histoire d’amour, mais c’est surtout pour moi une histoire d’inspiration. Malgré lui, Toru inspire les gens : il est charismatique – il a la prestance d’Oguri Shun –, bourré de talents et d’idées. Il devient donc une inspiration pour tous, qui se dépassent pour rester à sa hauteur et ne pas se briser contre le revers de la médaille, son intransigeance. À son contact, Makoto développe des envies, des projets, bref, elle s’éveille, et finit par tracer son chemin individuel, devenant à son tour une source d’inspiration pour Toru, et franchement, pour le reste du monde. C’est toute la beauté de cette histoire, et au terme de la série, je suis en amour devant la personne qu’est devenue Makoto et devant l’être humain incroyable que s’avère être Toru.

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Rich Man Poor Woman n’a pas l’air de grand-chose, mais je me trouve un peu perdue quant à exprimer le bonheur que m’a procuré la série. Je l’ai regardée sans attente, tranquillement, comme un bon divertissement entre deux épisodes de Faith, sans me rendre compte qu’épisode après épisode elle s’est sournoisement insinuée en moi et m’a mine de rien vraiment touchée. Et ce n’est pas si fréquent.

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16 septembre 2012

Sérénade en Lee Min Ho

J’ai succombé. Pire, j’ai régressé. Et j’adresse en préambule toutes mes excuses à la fabuleuse Yoo Eun Soo, qui aurait mérité d’être la star de ma première évocation de Faith sur ce blog, mais je suis faible, et elle n’a pas la plastique de Lee Min Ho.

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Je me sens apparemment tenue de me justifier sur mon propre blog : ce n’est seulement l’effet Lee Min Ho, j’aime beaucoup Faith. Il y a quelques points qui me font grincer des dents et la série a mis un certain nombre d’épisodes avant d’être authentiquement excitante, mais désormais, cinq jours sans Eun Soo et Choi Young, c’est un peu trop long. Et aussi, nous sommes entre nous et je peux donc l’avouer : cinq jours sans le doux visage de Lee Min Ho, c’est un peu trop long.
Alors j’ai régressé. Alors, pour combler l’attente entre deux épisodes de Faith, j’ai effectué un petit voyage dans le temps, sur les traces du « Coréen qui m’a fait basculer ».

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Ah, Gu Jun Pyo… Non, ce n’est une blague, je me suis effectivement refait quelques épisodes de Boys Over Flowers. Verdict : beaucoup de choses dans cette série m’apparaissent aujourd’hui assez crispantes (ce fut peut-être également le cas à l’époque), mais quel charme ! Je crois que je pourrais très bien la revoir jusqu’à la fin, en utilisant à bon escient la fonction « avance rapide » de ma télécommande.
J’ai toujours aimé Tsukasa Domyoji, quelle que soit la version d’Hana Yori Dango, mais Lee Min Ho avait porté mon amour pour le personnage vers d’autres sommets : très drôle, super touchant, et incroyablement beau. Je ne me suis jamais remise de la longueur de ses jambes.

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De toutes les séries mettant en scène Lee Min Ho, c’est Personal Taste que j’ai le moins aimé. Il y a de très bons passages, l’alchimie entre les deux personnages principaux était indéniable, mais il m’aurait peut-être fallu un peu moins d’occurrences de la si douce, si maladroite et si excessivement innocente Gae In. Et Jin Ho, terriblement froid, fut le personnage de Lee Min Ho que j’ai mis le plus longtemps à aimer.

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Et City Hunter, donc. J’ai déjà évoqué ici – mais peut-être pas assez ! – mon amour pour la série et il est tout à fait possible que j’y retourne après l’écriture de ce texte : j’ai à ce jour beaucoup de mal à lui trouver le moindre défaut et elle est peut-être mon drama coréen préféré – mais ne me demandez pas de choisir ! Quant à Lee Yoon Sung, si je regarde à nouveau la série cette année, pourrais-je à nouveau le faire figurer dans le top de mes personnages préférés ?

Je crois que je retrouve un peu de Lee Yoon Sung dans Choi Young, et pas seulement ses traits. Ni ses talents en matière de combat, même s’il est certain que je n’y suis pas indifférente : qui peut l’être ? Dans City Hunter, Lee Yoon Sung, bras armé de son père, découvre une vie autre que la vengeance. Dans Faith, Choi Young, fidèle guerrier du roi, se découvre peu à peu des raisons de vivre. Et ça m’émeut complètement.

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