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10 décembre 2012

Quelques nouveaux dramas | King Of Dramas, Jeon Woo Chi, Cheongdamdong Alice & School 2013

Comment pouvais-je résister ? Pouvais-je rester de glace alors que débarquaient sur les écrans coréens une nouvelle comédie romantique avec Park Shi Hoo et un nouveau drama à la Gokusen ?
L’amitié, ce sera pour demain, aujourd’hui, je mets à profit mes visionnages du week-end.

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KING OF DRAMAS.
Y a-t-il une romance prévue dans ce programme ?
Y a-t-il des séries coréennes sans romance programmée ?
L’homme cynique et la jeune femme des rêves pleins la tête, voici un duo peu original, mais c’est un concept qui me plaît généralement assez, à condition que l’héroïne ne se fasse pas constamment maltraitée par le méchant producteur dépressif.
J’avoue n’avoir pas été vraiment emballée par les deux premiers épisodes, mais il paraît que débarque dans le troisième épisode un nouveau venu sympathique, il paraît que la suite est drôle.

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JEON WOO CHI.
Ce drama semble construit sur deux relations-clés pour le héros : son ancien ami désormais ennemi, et son amour perdu. Malheureusement, les deux premiers épisodes sont laborieux, ils se perdent en longues scènes poussives plus explicatives que narratives.
Je pourrais néanmoins continuer pour les quelques interrogations que suscite chez moi l’ennemi juré, et pour le personnage joué par Uee, dont j’espère qu’elle ne restera pas le pion qu’elle semble être pour le moment.

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CHEONGDAMDONG ALICE.
Sans la présence de Park Shi Hoo au casting, je crois que je n’aurais jamais jeté un regard sur ce drama, dont le postulat de base semble si classique. La fille pauvre et le riche prince charmant : quand est-ce que les hautes sphères de l’entertainment coréen (asiatique) (mondial ?) aboliront ce schéma ?
L’héroïne n’a en outre rien de plus que ses autres avatars : ni désagréable, ni attachante, je trouve d’ailleurs tous les autres personnages féminins plus intéressants. Mais puisqu’elle a l’intention de piétiner tous ses principes, je serai là pour un troisième épisode, même si la tendance mélo de la série m’inquiète.
Heureusement, Park Shi Hoo. Oui, mon gros faible pour lui, mais surtout, son personnage est cinglé. Complètement. Ses scènes sont irrésistibles (-ment drôles).

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SCHOOL 2013.
Celle qui m’a pour le moment le plus enthousiasmée. Pas vraiment un Gokusen (heureusement ?), mais il y a toujours dans ces histoires de lycée quelque chose qui me fascine : probablement tous ces adultes en devenir, des personnages qui se construisent réellement sous nos yeux. Parmi ceux-là, Go Nam Soon.
Je mets au défi quiconque de regarder School 2013 sans éprouver un terrible élan d’affection pour ce gamin. Peu importe les futures histoires d’amitié, de famille, les éventuelles romances, quelle qu’en soit la forme, je veux seulement beaucoup d’amour pour Go Nam Soon.

08 décembre 2012

Gaksital, et beaucoup d'amour

Pas le meilleur drama de l’année, mais la meilleure des fins, probablement tous kdramas confondus.

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En matière d’amour, il y a beaucoup de choses que la série n’a pas su, à mes yeux, mener à bien. La romance, notamment, ne m’a pas complètement convaincue, cumulant deux mauvais points.
L’amour d’enfance est un schéma narratif qui me déplaît assez. Comment peut-on me faire croire que pendant toutes ces années, Mok Dan n’a que lui en tête ? Kang To, à la rigueur, a cru la voir tuée sous yeux alors qu’il avait juré de la protéger, je peux comprendre le traumatisme qui hante. Mais quand, des années plus tard (combien ? une quinzaine, peut-être ?), ils se retrouvent et que leurs sentiments n’ont pas changé ? Je n’arrive jamais à ressentir le truc.
Et puis, au niveau de l’écriture, le personnage de Mok Dan n’est pas réellement intéressant : je voudrais de tout cœur l’aimer, parce que sur le papier (et parfois à l’écran, j’avoue), elle est intelligente, agile, passionnée, juste, mais en pratique, elle n’est qu’un pion dans la narration, n’existant que pour se faire torturer, passer des messages, rendre fou Shunji, et faire arrêter Dam Sa Ri.
(J’aurais accueilli volontiers une histoire d’amour entre Kang To et Rie – rien ne m’empêche d’ailleurs de l’inventer dans ma saison 2 mentale.)

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Gaksital est surtout bâti sur une histoire d’amitié qui se délite, Kang To et Shunji devenant de mortels ennemis. J’aurais tant aimé y adhérer plus que je ne l’ai fait, cette série m’aurait alors fait chavirer. Malheureusement, j’ai eu tellement de mal à croire au personnage de Shunji et à son évolution dramatique qu’il m’a été difficile de ressentir toute l’ampleur de la tragédie qui touche les deux amis. Seule leur fin m’a sur ce point satisfaite.

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C’est au niveau familial que Gaksital m’a comblée – je ne peux tout de même pas continuer mon mois de l’amour dans cette veine négative…
Gaksital suit le parcours de Lee Kang To, Coréen vivant sous l’occupation japonaise et qui, pour nourrir sa mère et son frère devenu fou, n’hésite pas à devenir un policier dévoué à la solde des Japonais, se fichant bien de ce que tous ses compatriotes coréens (y compris sa mère) pensent de lui : il faut bien survivre. C’est quand il perd tout qu’il se rend compte de ce qu’il a vainement sacrifié et qu’il prend le masque de Gaksital, le héros défenseur des Coréens opprimés. D’abord par vengeance, puis par conviction, il rallie la cause de la résistance.
Chaque lien familial de la série est très fort, à commencer par l’appartenance de chacun des personnages à la « famille coréenne » ou à la « famille japonaise », Rie en étant une bonne illustration, elle qui, maltraitée par la Corée, trouve refuge au Japon et prend fait et cause pour son nouveau père. (Je crois que Rie était ma préférée, j’aurais voulu beaucoup plus pour elle.) Même chose du côté des autres personnages importants pour l’action : Shunji, transformé par la perte de son frère ; Mok Dan, suivant les pas de son père dans la résistance ; et la résistance elle-même, suivant un leader qui incarne une vraie figure paternelle. Et puis, Kang To, bien sûr.

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Le parcours d’un héros, c’est une thématique à laquelle jamais je ne résiste. La rédemption en est une autre, alors comprenez que le destin de Kang To, un personnage qui part d’assez loin moralement, m’a particulièrement tenu à cœur. Lui que tout le monde déteste, traître aux yeux des Coréens, vulgaire Coréen aux yeux des Japonais, lui qui a tout perdu, en mettant sa vie en jeu, il gagne l’amour de tout un peuple. Ses scènes avec Dam Sa Ri sont de celles qui m’ont fait vibrer : il y a les questions idéologiques, bien sûr, passionnantes pour l’intrigue, mais aussi le sentiment que Kang To a enfin trouvé le regard de reconnaissance qu’il aurait voulu voir dans les yeux de son grand-frère, de sa mère, et probablement aussi, de son père qu’il a perdu très jeune. C’est un père qu’il trouve en Dam Sa Ri, un grand-père en Yang Baek, et une véritable famille en la résistance.
Kang To perdra encore beaucoup en chemin, mais cette incroyable fin, qui m’a émue comme m’émeuvent toujours les images d’un peuple qui se bat pour sa liberté, m’a également touchée pour tout ce qu’il aura gagné, finalement.

Écrit par Saru dans Décembre, mon amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaksital

07 décembre 2012

La famille (coréenne) (et moi)

Malgré tout mon amour pour la Corée, et mon envie d’en découvrir toujours plus sur ce pays, il y a des différences culturelles au-delà desquelles je n’arrive pas à passer. La présence étouffante de la famille dans les séries en est une.
Je ne connais la Corée quasiment qu’à travers ses fictions télévisuelles (et encore, un panel de séries assez restreint, passant majoritairement sur des chaînes publiques) : la représentation de la famille y est-elle fidèle ? J’avoue n’avoir jamais cherché à m’informer plus que ça, j’avoue un certain désintérêt pour le concept traditionnel de la famille.

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J’ai terminé Answer me 1997 la semaine dernière, et la famille de Shi Won fut l’une des plus attachantes que j’ai rencontrées ces derniers temps. Les interactions entre Shi Won et son père, tellement représentatives de l’adolescence, m’ont fait rire et m’ont touchée : ce type de relation n’est pas coréen, il doit être universel. Néanmoins, cette relation, si je l’accepte de bon cœur à l’adolescence, quand elle s’insinue dans l’âge adulte, c’est avec violence que je la rejette.
Prenons Coffee Prince. Une série que j’ai vraiment aimée, avec d’incroyables personnages, relations d’amour et d’amitié. Une ambiance qui, malgré le point de départ peu vraisemblable de l’histoire, sonne vraie. Je reconnais à la série toutes ces qualités (et une merveilleuse bande-son) et elle aurait pu figurer parmi mes éternels coups de cœur. Sans les histoires de famille. Qui seules sont responsables du fait que je ne me suis pas déjà fait plusieurs rediffusions de cette série.
Les origines de Han Gyul donnent bien sûr au personnage une vulnérabilité bienvenue, mais cette intrigue aurait pu être terriblement allégée. Comme la présence constante de sa famille sur son dos. Au niveau professionnel, quand Han Gyul joue les dilettantes avec l’argent familial, je comprends. Au niveau amoureux… inadmissible.
Point de vue très subjectif, j’en conviens : français, et tout à fait personnel. Ces parents qui s’immiscent en permanence dans la vie de leurs enfants, leur imposant des rendez-vous arrangés, s’opposant à des relations avec un parti inconvenant à leurs yeux… c’est le jeu dramatique, je le sais, mais ça me lasse terriblement, quand ça ne me met pas en colère.

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On m’accusera d’individualisme, etc. Mais je ne suis pas dénuée d’humanité. Par exemple, que la famille prenne soin des grands-parents, bien sûr. Allant souvent jusqu’à les héberger, c’est assez culturel également, mais pourquoi pas. Mon vrai problème réside dans la hiérarchie qui règne au sein de ces familles : combien de fois ai-je vu une femme se faire maltraiter par sa belle-mère sous son propre toit ? « De quel droit ? », je m’insurge devant mon écran. J’avoue avoir toujours eu du mal avec l’autorité.
J'ai l'impression que la famille coréenne part du principe de cette énorme dette qu’ont les enfants vers leurs parents. Et la phrase qui entre toutes me fait enrager : « comment as-tu pu me faire ça ? »
Dal Ja’s Spring. La mère de Dal Ja’s découvre que sa fille vit et entretient une relation amoureuse avec un homme sans être mariée. « Comment as-tu pu me faire ça ? »
Ojakgyo Brothers. La mère de Su Yeong découvre que sa fille est enceinte suite à une nuit d’amour sans lendemain. « Comment as-tu pu me faire ça ? Après tout ce que j’ai fait pour toi ? »
Il y a derrière tout ça, je sais, le regard d’une société encore conservatrice. Il y a derrière tout ça l’amour de mères qui s’inquiètent pour le bonheur de leurs filles. Mais le « comment as-tu pu me faire ça ? » part du principe que les enfants doivent quelque chose aux parents. Même le simple principe qu'ils leur doivent d’être heureux (selon une vision du bonheur toute personnelle, mais soit, c’est tout à fait humain), je ne peux pas le comprendre. Est-ce coréen ? Est-ce moi ? Mais quel enfant a demandé à naître ? L’élever, le nourrir, l’éduquer jusqu’à ce qu’il devienne un être humain indépendant, n’est-ce pas ce à quoi s’engagent les parents en mettant un enfant au monde ? Et pourtant, ce serait une dette qu’il faudrait ensuite payer toute sa vie ?

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Les parents et grands-parents jouent à mes yeux dans beaucoup de séries coréennes le rôle de simples outils narratifs, ceux qui mettent des bâtons dans les roues. Et pourquoi pas, s’il y avait une vraie connexion émotionnelle au départ ? Ou alors faut-il partir du principe soi-disant évident que s’il y a un parent et un enfant, il y a automatiquement un amour inconditionnel et réciproque ? Aux spectateurs de remplir les blancs ? C’est seulement de l’écriture paresseuse à mes yeux. Parce qu’il y a des séries, comme Answer me 1997, qui mettent en scène d’incroyables moments – père-fille, notamment – et qui font ressentir de terribles choses aux plus égoïstes d’entre nous.

Ce n’est peut-être pas la Corée qui est en cause, c’est peut-être ma vision très personnelle de la famille. En tout cas, en fiction, celle que je préfère, c’est la famille d'adoption, et la famille de fortune, celle que les personnages se construisent, parfois malgré eux.

05 décembre 2012

De la haine à l'amour

J’écris « haine », mais je pense en vérité à tout le spectre des sentiments négatifs. Les antagonistes qui finissent par s’aimer (et pas seulement en romance, d'ailleurs), voilà qui semble être le filon préféré des scénaristes, et du bon matériel de shipper. Je crois que la première relation télévisuelle de ce type qui m’ait marquée fut dans Buffy, pour le couple Xander/Cordelia. Je me souviens, spectatrice naïve, avoir été stupéfaite devant ces deux personnages en train de s’engueuler puis, la minute d’après, de s’embrasser.
Aujourd’hui je connais bien le truc, et si le recours systématique à ce schéma narratif peut finir par être lassant, mon côté shipper prend le dessus et j’appelle souvent de mes vœux le rapprochement inopiné de deux ennemis. Comprenez-moi, avec un bon casting, il y a parfois une tension sexuelle évidente, et puis, une bonne inimitié entre deux personnages est parfois un sentiment bien plus fort qu’une fade sympathie. Mais ce que j’aime surtout dans ce type de relation c’est que, bien écrite, ce n’est pas seulement un « + romance » pour nourrir les plus romantiques des spectateurs : bien écrite, c’est la série qui se raconte vraiment à travers la relation des deux personnages. Encore une fois, c’est le parcours accompli qui m’intéresse.

Ma découverte de l’année fut Justified, dont, attention, je m’apprête à spoiler un morceau de saison 2. Cette saison a mis en scène une relation qui m’a surprise et charmée : Ava & Boyd.

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J’ai déjà eu l’occasion d’en parler : en écrivant la saison 2, les scénaristes de Justified, soucieux de rester fidèle à l’esprit de la série, sont repartis du pilote pour en extraire d’autres pistes à développer. Ainsi : Ava, d’un côté, marié au frère de Boyd, Bowman, un homme qui la bat pendant des années, jusqu’à ce qu’elle finisse par le tuer dans le pilote. De l’autre, Boyd, sorte de fou furieux qui prône la suprématie blanche et qui voit la mort de son frère comme un moyen d’enfin réaliser les vues qu’il a sur Ava.
La première saison voit Boyd s’engager sur le chemin de la rédemption : il essaye de se racheter mais se perd, et finit la saison en aidant Raylan et Ava. C’est complètement paumé qu’il commence la saison 2, et Ava l’accueille chez elle sous de strictes conditions : pas d’alcool, pas d’activités illégales. Une situation qui peut laisser perplexe mais qui, par petites touches merveilleusement écrites et jouées, fait mouche. Ava recueille Boyd, le relève et le reconstruit presque malgré elle : au vu de leurs parcours, communs et séparés, les deux forment une paire intéressante et très attachante. Et c’est quand Boyd finit par se retrouver – oui, bon, quand il réalise que sa vraie nature, c’est le crime –, qu’il choisit de la quitter par respect pour tout ce qu’elle a fait pour lui, qu’ils finissent par se trouver. C’est vraiment ce chemin parcouru pour se trouver qui me touche. Non pas le chemin du crime, mais le chemin du respect mutuel, dont ils étaient si loin dans le pilote.
Et si la place d’Ava est plutôt secondaire dans l’intrigue de Justified, c’est finalement elle qui donne son rôle à Boyd et au personnage qu’il devient dans la série : c’est leur histoire qui a créé le Boyd qui occupe la saison 3.

La chose est encore plus frappante chez l’un de mes couples télévisuels fétiches, Spike et Buffy.

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Quand Spike tombe amoureux de Buffy dans la saison 4 ou 5, cette intrigue était pour moi source d’humour, nous offrant quelques petites scènes hilarantes, et si bien sûr je ne pouvais ignorer mon côté shipper, jamais je n’aurais cru que la série nous emmènerait si loin. Puisqu’en termes de chemin parcouru, c’est dans le sens inverse qu’il s’effectue : dans la relation qu’ils nouent en saison 6, tous les deux se détruisent. C’est d’ailleurs l’objet de leur première scène de sexe, dans l’épisode Ecarts de conduite/Smashed, lorsqu’ils détruisent une maison pendant leurs ébats. Comme dans toutes leurs scènes de sexe, la violence – physique, bien sûr, mais également psychologique, puisque Buffy couche avec un homme qu’elle exècre – y est assez dérangeante, mais en quelque sorte, Buffy définit ici le postulat de départ du schéma narratif « de la haine à l’amour » : une bonne inimitié est un sentiment fort, et c’est déjà un sentiment, pour elle qui ne ressent plus rien.
J’avoue, en fiction, j’aime les personnages cassés, ceux qui ont du mal à ressentir, et encore plus à exprimer, et c’est ce qui m’a marquée dans cette relation : terriblement malsaine, oui, mais elle est l’expression du mal être indicible qui consume Buffy pendant toute la saison. Et c’est en finissant par trouver les mots, quand elle finit par mettre le doigt sur tout ce qui la ronge, qu’elle met un terme à leur relation. Puis c’est l’horrible scène de tentative de viol, qui à son tour introduit le véritable arc de rédemption de Spike.
Spike, l’ancien ennemi mortel qui sauve le monde en fin de série.
Il n’y a pas que les histoires d’amour qui m’émeuvent, certains schémas narratifs me font aussi cet effet.

02 décembre 2012

Pourquoi tant d'amour ?

Il serait exagéré d’introduire mon « mois de l’amour » par un article listant tout ce que je n’aime pas dans les comédies romantiques coréennes. Mais je viens d’infliger à mes yeux un énième « faux baiser », avec ses ralentis, ses prises de vue multi-angles, l’héroïne qui se fige, la musique qui s’élève : combien de scènes de ce type devrais-je encore subir avant d’arrêter les romances coréennes ?
En vérité, je suis friande de ce type de drama. L’industrie télévisuelle coréenne a beau nous offrir une belle diversité de programmes, le nombre de comédies romantiques que j’ai vues est indécemment élevé. C’est que j’ai une faiblesse pour les fictions légères, et les Coréens sont des spécialistes de la romance fun aux personnages attachants. Pourtant, même parmi les meilleures d’entre elles, je suis fatiguée de retrouver encore les mêmes ficelles, toujours les mêmes scènes : en vérité, je n’aime pas les grands gestes romantiques, les déclarations épiques, et la musique lyrique censée me faire vibrer. C’est le jeu, oui, ce sont les codes imposés par le genre, oui, mais non merci.

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L’année touche à sa fin, je n’ai pas encore vraiment réfléchi à un bilan, mais parmi les histoires d’amour qui restent avec moi quelques semaines après leur diffusion, il y a celle de Faith. Certes, nous avons dans Faith, comme chez toutes ses collègues, l’existence d’un baiser-cliffhanger-cahier-des-charges – avec toutefois, des circonstances moins banales et une héroïne plus réactive –, mais de déclaration épique, il n’y a point : seulement deux personnages qui se côtoient, se rapprochent, tombent amoureux naturellement, et reconnaissent au fil du temps leur affection mutuelle. La romance la plus efficace n’est pas forcément celle que scénaristes et réalisateurs nous font avaler presque de force avec trucs de mise en scène et lignes de dialogue hyper clichées, elle peut être celle qui s’insinue chez le spectateur comme chez ses protagonistes : elle est là, une évidence.
Alors peut-être que je ne suis pas vraiment une sentimentale. Ou que je suis une sentimentale qui ne s’assume pas. Mais je me fiche un peu de l’histoire d’amour : ce qui m’intéresse, ce sont les personnages, leur chemin pour en arriver là, et leur éventuel bonheur final.

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Voilà, ce qui me rend si perméable aux histoires d’amour, c’est ce schéma narratif classique : l’amour qui fait évoluer mes personnages préférés. Ce qui m’émeut tant dans Faith, ce n’est pas tant l’histoire que Choi Young partage avec Eun Soo que le parcours qu’il accomplit. Qu'il accomplit avec elle et non pour elle, d’ailleurs. Ce n’est pas le concept de « l’amour accomplit des miracles » qui m’occupe, mais comment une rencontre agit comme une étincelle et dévoile le potentiel du personnage. D’un soldat ayant perdu la volonté de vivre, Choi Young devient ce grand général se battant pour son roi et son pays. Et ce n’est qu’une fois qu’il a réalisé son potentiel qu’il s’ouvre à la possibilité de vivre quelque chose avec elle.
Pourquoi tant d’amour ? Pour cette étincelle qui est à mes yeux le meilleur filon narratif de toute fiction.

Écrit par Saru dans Décembre, mon amour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : faith

01 décembre 2012

Décembre, donc. Parlons d’amour.

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Je n’avais certainement pas prévu de me retrouver dans cette position. J’allais évoquer ici ces familles au sein desquelles j’ai vécu le temps d’une série, et rendre hommage aux amis de fiction auprès desquels j’ai pu passer plusieurs saisons. J’allais faire ressurgir le souvenir de ces minutes et ces heures où la fiction m’avait autant émue que la réalité. Tout simplement.

Ce que je n’avais pas prévu, en listant ces derniers jours les séries que je voulais aborder dans le cadre de mon grand projet du mois, ce sont les questions inopportunes : qu’est-ce qui m’attire vers cette histoire ? N’est-il pas intéressant de constater que, pour deux intrigues différentes, c’est le même schéma narratif qui m’émeut autant ? Qu’est-ce ces histoires racontent donc sur moi ?

Je ne réalise pas aujourd’hui seulement que parler d’une série qu’on aime n’est jamais complètement anodin. Mais ça fait cinq ans que je suis une blogueuse plus émotive que cérébrale et quand une série me touche au point d’avoir envie de la partager ici, le questionnement sur moi-même est inconscient et les réponses viennent naturellement, dans le fil de mon écriture. En choisissant dans les semaines à venir les articles qui alimenteront ce blog, les interrogations sur mon rapport à la famille, à la romance, etc. se font tout de suite de façon plus délibérée. Je ne suis certainement pas en train de vous dire que je vais passer le mois à écrire sur ma vie et mon œuvre, mais je fais ici l’aveu d’une subjectivité totale.

J’ai a priori de quoi écrire une fois tous les deux jours, mais restant une professionnelle de l’inorganisation (combien d’articles ai-je déjà écrits, à votre avis ?), je me réserve une liberté de manœuvre. Vous pouvez toujours me soumettre des thématiques et séries à aborder, ou en tout cas me révéler quelles sont les histoires d’amour et d’amitié qui font battre votre cœur.

Let there be love!

18 novembre 2012

Décembre, mon amour

C’est Noël. La voix de Hyun Bin m’y emporte, sans même le souvenir conscient que Secret Garden avait été diffusé autour de Noël il y a deux ans.
C’est Noël, mais un Noël de fiction, celui qui gens qui l’aiment, qui lui trouvent de l’esprit et de la magie. Éternel pouvoir d’évocation.
Je déteste Noël depuis des années : pas la théorie, bien sûr – qui détesterait une fête de lumières et de cadeaux ? –, mais la pratique, celle que je vis à chaque mois de décembre.
Je déteste Noël, mais j’ai décidé d’y remédier. L’angoisse qui s’empare de moi chaque année en novembre, alors que le monde entame son compte à rebours, je vais m’en débarrasser, et je vais commencer ici.

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Il paraît que Noël est une fête d’amour. C’est ce que me répliquent tous les gens auprès de qui j’ai le culot de me plaindre : l’amour, la famille, blablabla. Au Japon, c’est même la fête des amoureux, non ? Alors voilà, en décembre, je mettrai ce blog sous le signe de l’amour.
Famille, donc, mais aussi amants, amis… j’irai chercher les épisodes et les personnages qui me réchauffent le cœur, ceux qui me font éprouver ces trucs, là… oui, des émotions.
Je m’y prends un peu tôt – aussi tôt que ces satanées décorations lumineuses dans les rues, et ces diaboliques jouets et chocolats dans les magasins –, c’est qu’il va me falloir un peu de temps pour préparer ce que j’ai en tête, et parce que, puisque Noël semble aussi être une fête de partage, à la manière des Noëls de Luminophore, j’ai bien envie d’ouvrir cet espace à quelques-uns des lecteurs qui se baladeraient par ici.

Chers vous… vous vous indignez de l’absence sur ce blog de votre comédie romantique favorite ? Vous estimez que tout de même, j’aurais pu faire un effort et évoquer ici votre famille de fiction préférée ? C’est le moment, je suis prête à entendre vos doléances. Mais c’est aussi dans votre droit de considérer que mon blog est parfait comme ça.

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Objectif avoué d’illuminer (et de réchauffer) un peu mon mois de décembre, mais également, de secouer mon blog et mes rythmes télévisuels : depuis quelques temps, j’ai l’impression que je vis ma sériephilie comme une routine, que je me mets devant telle ou telle série par habitude et non par envie, et voir une passion se transformer ainsi m’emplit d’horreur.
J’en profite pour vous signaler également que j’ai ouvert un nouveau tumblr et que, lasse de lire de l’extérieur de fabuleux comptes Twitter, je m’en suis créé un.

Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : secret garden