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24 février 2013

Suits et sa mauvaise fin de saison 2

Il y a peut-être, dans le manuel du parfait scénariste de séries télé, cette ligne : ne jamais s’écarter de son concept de base. Mais c’est a priori ce concept-ci ­– Mike Ross, délinquant brillant, se fait passer pour un avocat dans une grande firme newyorkaise, sous l’aile de son mentor, le talentueux et arrogant Harvey Specter – qui a tiré la pourtant très bonne saison 2 de Suits vers le bas. Et m’en a gâché le dernier épisode.

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La première saison, bien que lointaine dans mes souvenirs, me laisse le sentiment d’une succession de délicieux épisodes mettant en scène le plus savoureux des avocats du petit écran actuellement, et de son sidekick super intelligent. Oui, Mike était celui qui nous introduisait dans l’univers de la série, mais Harvey en constituait tout l’intérêt. Leurs échanges me réjouissaient, semaine après semaine, quand bien même je n’y entendais rien en procédures légales.
Puis vint la deuxième saison, un parfait premier épisode que j’ai déjà évoqué, et le signe que nous passions à la vitesse supérieure. Mettant l’accent sur la relation Harvey/Jessica, cet épisode nous annonçait une saison peut-être plus intelligente, plus émotionnelle, basée en tout cas sur des relations plus complexes : Jessica et Harvey, Jessica et Daniel, Harvey et Donna, Harvey et Louis, Harvey et son arrogance nocive. Avec le recul, je me rendais compte que la saison 1 et la relation entre Harvey et Mike n’était qu’un amuse-bouche.

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J’ai eu l’occasion de l’écrire ici : Mike n’est pas, et de très loin, mon personnage préféré. Il a certes ses bons moments. Il y a quelques épisodes de ça, j’étais bien derrière le couple qu’il formerait peut-être un jour avec Rachel, mais le will they/won’t they est une technique narrative qui a fait son temps, et j’étais passée à autre chose. Alors me donner en toute fin de saison, telle une offrande au spectateur méritant, une scène pseudo-sulfureuse pour une relation qui me laisse désormais indifférente, quelle douche froide ! C’est ici que résidait donc tout l’intérêt de la saison 2 ? Dans cette relation et dans le désespoir un peu limite qu’éprouve Mike d’avoir perdu un ami/mentor qu’il a trahi (chose par ailleurs pas terriblement crédible, mais ce ne fut pas la seule cet épisode) ? C’était ça, la saison 2 ? Pardon, je n’ai dû assez prêter attention à ce qui se passait sur mon écran pendant 16 épisodes. L’adorable tête d’Harvey Specter a dû me distraire.

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La saison 2 fut pleine de grandes choses. La première partie surtout, car la deuxième fut plombée par une écriture un peu hasardeuse, notamment du personnage d’Harvey et des quelques tentatives peu réussies de le forcer dans une relation amoureuse. (J’adore bien sûr l’idée mais, pour le moment, aucune de ces tentatives ne sonne aussi naturelle que ses autres relations, beaucoup mieux traitées.) La saison 2 fut pleine de grandes choses, et aurait pu se terminer en apothéose : le point culminant du conflit grondant entre Harvey et Jessica, conflit qui pour moi a sous-tendu toute la saison. Je l’espérais, je le redoutais : en guise de cliffhanger, Harvey qui claque la porte de Pearson Hardman, est-ce que ça n’aurait pas eu plus de gueule que du Rachel/Mike ? Et plus de cohérence, au regard de ce que fut cette saison ? Mais non, et si on revenait au concept de base, Mike est notre personnage principal, blablabla.

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suits

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