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18 décembre 2012

The Hour : Bel, Freddie et le journalisme

Si vous n’avez pas vu l’intégralité de la saison 2 de The Hour, voici venu le moment de fermer l’onglet de votre navigateur Internet.

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Ce n’est pas pour ses intrigues au long cours – d’espionnage en saison 1, de collusions économico-politiques en saison 2 – que j’aime The Hour. C’est pour ses personnages, et la façon dont, en tant que journalistes, ils vont vivre, et retransmettre, ces affaires.
D’ailleurs, la plus intéressante des histoires d’amour de la série est peut-être celle qui lie chacun de ces personnages à son métier et au concept de journalisme. Comptent parmi mes scènes préférées celles où ils construisent l’émission, tous autour d’une table, disséquant l’actualité. Le rythme est soutenu et, n’ayant pas une connaissance très développée des événements de cette époque, plein d’éléments m’échappent, mais je savoure l’énergie et la passion qui se dégagent de ces moments.
Même genre, une de mes scènes favorites, saison 2 épisode 3 : Bel, qui ne se sent pas en sécurité chez elle, vient sonner à la porte de Freddie, et c’est Camille qui la reçoit. Quand Freddie arrive, c’est tout naturellement qu’il vient se poser en face d’une Bel tout ouïe pour lui conter son enquête : pauvre Camille qui s’éclipse en silence, invisible pour ces deux-là, qui n’ont d’yeux que pour l’affaire. Pour l’affaire, et l’un pour l’autre.
N’est-ce pas d'ailleurs la base de leur relation ? Amis de très longue date, combien de temps ont-ils passés ensemble à refaire le monde et l’actualité ? Quand ils se retrouvent après neuf mois d’absence, parler de quoi d’autre sinon de l’actualité ? La vie et le journalisme : entremêlés et inséparables.

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Je parlais de déclarations d’amour il n’y pas si longtemps et, un peu extrémiste, je mettais en doute le concept scénaristique même de son existence. Mais peut-être que The Hour m’a offert ma déclaration d’amour préférée de l’année. (Désolée pour les non-anglophones.)

– Cut you to your core, you'll find news running through your spine. Stuff dinner. Come with me.
– Oh, jump when you want me, you have a wife for that.
– It's over... It's, um... it's just over with me and Camille.
– Freddie...
– I'm not missing her. I'm not missing Camille. I want to. I know that I should, but I'm not.
– I should go.
– I... I miss you. I miss you more. I, um... I wrote you two letters. One from San Diego. One from New York. And I said...
– Freddie...
– Just get on a plane. Just get on a plane and come. And I said... And you... you didn't write back. And I told myself, of course, it's because you love news more. That doing this will always be more important than any man. So I will see you tonight, at El Paradis. Because this is what we do.

Ce n’est peut-être pas une vraie déclaration d’amour, mais je l’ai vécue en tant que telle et elle m’a touchée ainsi. La vie et le journalisme, entremêlés et inséparables. Plus qu’un métier, un mode de vie et une façon d’être : qualités et défauts du journaliste, qualités et défauts de l’être humain, que Bel et Freddie se reconnaissent. Je l’ai écrit et réécrit, j’aime le chemin parcouru par des personnages pour se trouver. Mais j’aime aussi les chemins parallèles, communs, vers un même but. Il y a le pseudo-romantique « je t’aime comme tu es (même si je te connais à peine) » et il y a le « je te connais par cœur, et j’aime tout ce que tu es ». Plutôt irrésistible, comme déclaration.

Écrit par Saru dans Décembre, mon amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the hour

Commentaires

Et bien voilà un excellent billet.
C'est pas réellement la seule fois que je parcours ce site perso, alors là, cette fois, je me sens juste obligée de commenter.


Encore félicitations !

Écrit par : Aménagement intérieur | 18 mars 2013

Les commentaires sont fermés.