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18 novembre 2012

Décembre, mon amour

C’est Noël. La voix de Hyun Bin m’y emporte, sans même le souvenir conscient que Secret Garden avait été diffusé autour de Noël il y a deux ans.
C’est Noël, mais un Noël de fiction, celui qui gens qui l’aiment, qui lui trouvent de l’esprit et de la magie. Éternel pouvoir d’évocation.
Je déteste Noël depuis des années : pas la théorie, bien sûr – qui détesterait une fête de lumières et de cadeaux ? –, mais la pratique, celle que je vis à chaque mois de décembre.
Je déteste Noël, mais j’ai décidé d’y remédier. L’angoisse qui s’empare de moi chaque année en novembre, alors que le monde entame son compte à rebours, je vais m’en débarrasser, et je vais commencer ici.

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Il paraît que Noël est une fête d’amour. C’est ce que me répliquent tous les gens auprès de qui j’ai le culot de me plaindre : l’amour, la famille, blablabla. Au Japon, c’est même la fête des amoureux, non ? Alors voilà, en décembre, je mettrai ce blog sous le signe de l’amour.
Famille, donc, mais aussi amants, amis… j’irai chercher les épisodes et les personnages qui me réchauffent le cœur, ceux qui me font éprouver ces trucs, là… oui, des émotions.
Je m’y prends un peu tôt – aussi tôt que ces satanées décorations lumineuses dans les rues, et ces diaboliques jouets et chocolats dans les magasins –, c’est qu’il va me falloir un peu de temps pour préparer ce que j’ai en tête, et parce que, puisque Noël semble aussi être une fête de partage, à la manière des Noëls de Luminophore, j’ai bien envie d’ouvrir cet espace à quelques-uns des lecteurs qui se baladeraient par ici.

Chers vous… vous vous indignez de l’absence sur ce blog de votre comédie romantique favorite ? Vous estimez que tout de même, j’aurais pu faire un effort et évoquer ici votre famille de fiction préférée ? C’est le moment, je suis prête à entendre vos doléances. Mais c’est aussi dans votre droit de considérer que mon blog est parfait comme ça.

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Objectif avoué d’illuminer (et de réchauffer) un peu mon mois de décembre, mais également, de secouer mon blog et mes rythmes télévisuels : depuis quelques temps, j’ai l’impression que je vis ma sériephilie comme une routine, que je me mets devant telle ou telle série par habitude et non par envie, et voir une passion se transformer ainsi m’emplit d’horreur.
J’en profite pour vous signaler également que j’ai ouvert un nouveau tumblr et que, lasse de lire de l’extérieur de fabuleux comptes Twitter, je m’en suis créé un.

Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : secret garden

11 novembre 2012

De Faith et de la difficulté d’écrire un article de blog

Je suis un indécent nombre de blogs. Je me demande parfois si je ne consacre pas plus de temps à lire les sentiments que provoque une série chez un spectateur qu’à regarder ladite série. Et parmi tous ces blogs, il ne me semble pas avoir souvent rencontré le texte qui décrit le processus d’écriture. J’ai lu des billets sur l’inspiration et ce qui la provoque et j’adore lire ceux qui explorent les motivations du blogueur. Mais qu’en est-il de l’écriture, quand le blogueur-spectateur (ou lecteur, ou voyageur, ou amateur de mode…) s’assoit devant son ordinateur, prêt à partager tout le bien ou le mal qu’il pense de tel épisode, tel personnage… ?
C’est l’envers du décor, ça n’intéresse peut-être personne ; de mon côté, j’ai toujours regardé les bonus des DVD.

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Par exemple, ce début d’article… combien d’heures pour en arriver là ? Oui, ça se compte en heures. Si je ne suis pas une blogueuse très productive, ce n’est ni par manque de temps, ni par manque d’inspiration : c’est qu’il me faut un absurde nombre d’heures pour écrire quelques lignes.
Pour ce début d’article, donc, l’histoire commence il y a une semaine, quand je finis Faith. De toute évidence, il fallait que j’en dise quelques mots ici, je n’allais pas tout de même pas m’en tenir à vanter les atouts physiques de Lee Min Ho. D’autant plus qu’en 24 épisodes, Faith m’a comblée, m’a frustrée, m’a laissé entrevoir toutes ses fantastiques ambitions et m’a laissée avec le goût amer d’un potentiel gâché. Ça en faisait, des choses à écrire.
Il y a une semaine, je commence à réfléchir. Ça fait longtemps que j’ai abandonné mes velléités d’écrire de vraies critiques – j’en suis incapable. Sous quel angle, donc, puis-je aborder ici cette série ? Profiter d’un article pour évacuer toutes mes frustrations ? Même si dire trop de mal de ce drama ne rend pas justice à toute l’affection que je lui porte malgré tout ? Lister ce que j’aurais aimé qu’il me donne ou lister tout ce que j’y ai aimé ne fait que me ramener à mes frustrations. Aborder le thème de la subjectivité : aurais-je autant aimé cette série bourrée de défauts si Lee Min Ho n’en avait pas tenu l’un des rôles principaux ? Mais combien de fois ai-je déjà suivi cette piste ?
J’ai finalement retenu la piste thématique : la magie, l’Histoire, les intrigues politiques, l'amour, le voyage dans le temps…

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De mes études, j’ai l’impression que le seul véritable enseignement littéraire que j’ai retenu est le suivant : « soignez vos introductions ! » J’ai retenu le principe, mais son exécution ne m’est pas aisée pour autant. Avant d’écrire un texte, je peux réfléchir pendant des jours à son introduction. Je me la joue dans ma tête, jusqu’à ce que j’en sois assez satisfaite pour la coucher sur ma page.
Quelques jours plus tard, l’importance d’écrire un article sur un quelconque sujet devient toute relative : j’ai changé d’horizon. Aujourd’hui, par exemple, Gaksital plutôt que Faith : Choi Young s’éloigne, Lee Kang To occupe quasiment tout mon champ de vision. Combien d’articles de blogs ainsi abandonnés parce qu’à force de repousser l’écriture, le sujet n’est à mes yeux – à mon cœur infidèle – plus d’actualité ? Je préfère ne pas compter.
Pourquoi autant de préparation, autant de temps ? Parce que je ne reçois pas une série avec le cerveau mais avec le cœur et que mettre en mots des émotions n’a jamais vraiment été mon fort. Et les mots, c’est important, tout autant que les images.

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Je suis donc devant mon écran, avec mes thématiques prêtes à être abordées, et je cherche mes mots.

MAGIE. Je veux dire l’absurdité derrière l’existence de la magie dans l’univers de la série, son incohérence vis-à-vis de l’Histoire qu'elle semble vouloir raconter.

VOYAGE DANS LE TEMPS. Je veux évoquer l’exécution plutôt réussie d’un concept généralement casse-gueule mais, également, son potentiel quasi-inexploité.

HISTOIRE. Je me découvre cette année un intérêt inattendu pour les dramas qui ne se passent pas au XXIe siècle et je réalise l’incroyable richesse de l’histoire coréenne. Yuan, Goryo : des mots qui aiguisent ma curiosité.

INTRIGUES POLITIQUES. Je me surprends à préférer dans cette série le versant politique de l’intrigue. Je veux exprimer tout mon amour pour l’incroyable personnage du roi (et de sa reine), et sa volonté de construire quelque chose avec le royaume qui lui a été « prêté ».

ROMANCE. Il est intéressant de noter que dans Faith, l’histoire d’amour, alors qu’elle est probablement la partie la plus réussie de la série, n’est pas celle qui m’a le plus fait vibrer. Elle n’est pas épique, elle est simplement composée de moments naturels menés par des personnages bien écrits, et apparaît ainsi au spectateur comme évidente et touchante.

Je suis devant mon écran, devant mes thématiques : j’écris quelques mots, je les efface, ainsi de suite. Ce sont, j’imagine, les tourments de toute personne qui a déjà essayé d’écrire quelque chose dans sa vie : je ressens très clairement ce que je veux exprimer, mais les mots justes, ils sont où ? Je ne veux certainement pas jouer la carte de l’auteur torturé mais si écrire a toujours été un plaisir, ça n’a jamais été une évidence.

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Si j’écris aujourd’hui ce texte, c’est que j’ai passé trop d’heures à essayer en vain de transmettre mes sentiments sur Faith et que j’ai jeté l’éponge. Ce texte est en quelque sorte mon hommage à ces heures perdues – qui le sont du coup un peu moins –, mon hommage à une série ratée au regard de ses ambitions mais plus ou moins réussie au regard de ce qu’elle m’a fait ressentir, et mon hommage à tous ces textes de blogs que je lis quotidiennement : mon hommage à leurs talentueux auteurs.

04 novembre 2012

Musique ! 3 minutes et 42 secondes de subjectivité

Je peux compter sur les doigts d’une main, voire moins, le nombre de chansons de drama que j’apprécie vraiment. Je n’ai jamais été une fille pop, et la pop asiatique n’a jamais réussi à me faire basculer de l’autre côté. J’écris « pop asiatique » et prouve ainsi ma méconnaissance du sujet, jetant par exemple k-pop et j-pop dans le même panier : peut-être chaque pays a-t-il sa spécificité ? à mes oreilles tout sonne pareil, et de façon assez douloureuse. Mais ce serait peut-être plus supportable si certains dramas décidaient soudain qu’ils ne sont pas obligés de passer en boucle lesdites chansons : pour tout l’amour que je porte à Prosecutor Princess, combien de fois me suis-je infligée Goodbye My Princess ? Cette chanson me rend folle.

Puis il y a le pouvoir d’évocation de la musique. Un pouvoir qui jamais ne cesse de me stupéfier. Si je ne porte pas vraiment dans mon cœur les chansons des quelques OST de City Hunter, plus que les écouter, j’aime les entendre, parce qu’elles me ramènent à la série. Le pouvoir de la musique est difficile à retranscrire en mots – chut, c'est magique ! – mais quand j’entends Suddenly, je ressens un paquet de trucs qui n’ont rien à voir avec ce qu’objectivement je pense du titre. Quand j’entends Suddenly, je suis projetée un an en arrière, je redécouvre avec bonheur la série et je vis soudain dans le monde sur lequel veille Lee Yoon Sung.
Pouvoir d’évocation et syndrome de Stockholm : prise en otage pendant autant d’épisodes par la bande son de la série, j’en viens bien malgré moi à l'aimer plus que de raison.

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Écrit par Saru dans Musique ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : city hunter