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21 octobre 2012

You're My Pet | Quelques mots de dissuasion

Imaginons. Vous êtes quelqu’un de tout à fait raisonnable, vous avez vu le drama japonais Kimi Wa Petto, que vous avez plutôt apprécié – je vous ai dit que son premier épisode est le premier épisode de drama que j’ai vu, quelques mois avant de véritablement découvrir cet univers ? (Ah oui, je vous l’ai déjà dit.) Vous avez par la suite lu le manga Kimi Wa Pet, qui vous a franchement plu. Et puis, vous trouvez Jang Geun Seok adorable, et Kim Ha Neul très jolie. Partant de tout ça, il ne paraît pas absurde que vous ayez envie de regarder You’re My Pet, le film coréen adapté du manga.
Surtout, n’en faites rien.

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Vous connaissez l’intrigue : une femme récupère chez elle un jeune homme qui va lui faire office d’animal de compagnie. Le concept est très étrange, oui, même un peu malsain, mais le manga (et le drama) avait cette spécificité de ton qui ne rendait pas la chose aussi absurde que dans le film. Les deux personnages principaux y étaient dépeints comme un peu marginaux, et pas mal paumés. Le principal défaut du film est pour moi qu’il cherche à être une comédie romantique très très classique. L’héroïne, Eun Yi, est une très belle femme qui travaille pour un magazine de mode. Certes, elle n’est pas très appréciée au boulot, sa famille l’emmerde un peu, mais bon, elle a une belle bande d’amies comme dans Sex and The City. Le seul problème d’Eun Yi, c’est qu’elle n’a pas de mec. Alors forcément, elle prend le premier jeune homme qui se présente pour animal de compagnie.

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Il ne m’en fallait pas beaucoup, je ne demandais qu’à m’attacher à Eun Yi : je me serais contentée d’un petit bout de vulnérabilité, qui me fasse comprendre pourquoi elle a tant de mal avec les hommes. Ou bien, je ne sais pas, il fallait peut-être me montrer un peu de sa solitude, de son manque d’affection, pour que j’accepte l’idée qu’elle ait vraiment besoin de cet inconnu qui s’installe chez elle. En réalité, je voulais seulement une héroïne avec une personnalité. Mais c’est la caractérisation de l’ensemble des personnages qui est ratée. Ou inexistante. Il faut voir l’épaisseur du « rival », de l’homme des rêves d’Eun Yi. Ou la famille soi-disant trop présente d’Eun Yi qui disparaît après le premier quart d’heure. Quant à Momo, le film lui esquisse d’abord un semblant d’intrigue (incrustant un pseudo-traumatisme dans son passé) puis l’oublie, ou alors le résout hors écran. Et son numéro d’animal domestique ? Dure à peine deux secondes, les deux deviennent vite de simples colocataires, une situation originale qui n’a certainement jamais fait l’objet d’une comédie romantique.
Que reste-t-il ? De petites scènes de vie communes, parfois réussies d’ailleurs, mais qui jamais n’aboutiront à une quelconque émotion. Le tout enrobé d’une image très lumineuse et d’un montage bien dynamique, dignes des plus comédies les plus basiques, me laissant avec une seule question : mais pourquoi donc avoir voulu adapter cette histoire ?

Écrit par Saru dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kimi wa pet

16 octobre 2012

Once more, with feelings

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Personne ne s’en souvient, mais c’était la première bannière du blog, il y a presque cinq ans. Et avec elle, retrouvées dans les archives visuelles de Hautetfort, ces quelques images, qui illustraient les différents modules de navigation :

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Et aujourd’hui, il n’y a plus rien. Surtout pas de nostalgie dans mes propos, mais une constatation frappante : « qu’est-ce qui n’est pas vraiment nécessaire et que je peux enlever ? » semble avoir été la question qui a présidé à l’élaboration de ce nouveau décor. Il n’y aura plus rien à enlever lors de la prochaine rénovation, si ce ne sont les deux égo-phrases que j’ai ajoutées pour meubler.
J’ai gardé le concept des visionnages en cours – ça aide terriblement ma mémoire défaillante – mais j’en ai fait une page, ne supportant plus cette colonne interminable qui me narguait (en particulier Being Human, premier de la liste que je n’arrive décidément pas à continuer).
Il y a toujours cette page d’aide à la navigation, pour ceux qui penseraient encore que je ne suis pas une spécialiste de l’obsolescence, de l’engouement temporaire.
Faith est pour le moment à l’honneur, la série étant malgré tous ses défauts celle que j’attends avec le plus d’impatience chaque semaine.

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Écrit par Saru dans Layout | Lien permanent | Commentaires (1)

14 octobre 2012

Ainsi soient-ils vs Arrow

Je vais étaler ici un petit bout de ma vie. L’univers des super-héros m’est familier depuis des années. Une vingtaine, peut-être ? Quant au monde religieux, eh bien… jusqu’à mes cours d’histoire médiévale à la fac, j’en suis restée très éloignée. Pour tout vous dire, j’ai été élevée dans un environnement presque fanatiquement athée et j’en garde des traces : la religion est un concept qui me laisse complètement perplexe. C’est cette perplexité, muée en curiosité, qui m’a amenée devant Arte jeudi soir, juste après le visionnage du pilote d’Arrow.

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J’adore le concept des super-héros, on peut toujours compter sur moi pour jeter un œil à une adaptation du genre. Alors Arrow ? Forcément ! J’en suis ressortie moyennement convaincue : le ton de la série, assez sombre, me plaît bien, mais il manque pour le moment au personnage principal la carrure du héros. L’acteur fait dans ce premier épisode preuve d’un charisme limité, mais avec un peu de chance, la suite de ses aventures saura le transformer en un protagoniste avenant. Du potentiel, donc.
À l’inverse, de l’autre côté du spectre téléphagique, les personnages d’Ainsi soient-ils m’ont plutôt accrochée, mais pour m’emmener dans un univers assez opaque, quasiment un univers de science-fiction. Quand Olivier Queen s’engage sur la voie de la justice, même si Arrow échoue pour le moment dans sa caractérisation, j’ai les codes du genre, je comprends. Dans Ainsi soient-ils, ce que ces gens font dans ce séminaire, ça me dépasse.

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Ce qui me plaisait le plus, dans Smallville (bien que je ne sois jamais allée au bout de ses 10 saisons), c’était quand la série interrogeait la posture du héros. Et c’est ce qui me plaît dans beaucoup de fictions. Est-ce une thématique que me donnera Arrow ? Rien n’est moins sûr. En revanche, j’ai l’impression que c’est la promesse – certes pas très subtile, pas mal de lignes de dialogue m’ont fait grincer des dents – que m’ont fait les débuts de Ainsi soient-ils : interroger la place de ces gens au sein de ce monde étrange. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils ici ? Qu’y font-ils ? À quoi s’engagent-ils ?
Je ne suis pas portée sur l’engagement, mais pourquoi pas ? je serai là jeudi prochain.

Écrit par Saru dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ainsi soient-ils, arrow