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27 septembre 2012

Rich Man, Poor Woman | Jetez le titre, gardez le drama

Parfois, dans une sorte d’imbécile mimétisme sentimental, je porte la main à mon cœur tellement ce que j’éprouve pour le personnage sur mon écran me dépasse. Parfois, je me sens plutôt grave, oui. Mais parfois, je me dis que la fiction, c’est aussi là pour ça. Et parfois, je me dis que ce que je tiens ici relève plus du carnet de bord de mes rencontres fictionnelles que du blog sur les séries.
Il y a les personnages qui font fantasmer, de toute évidence. Il y a ceux dont on voudrait éclater la tête contre le rebord de la télé, ceux qu’on aimerait avoir pour ami, ceux qui nous ressemblent un peu trop et, plus rarement, ceux qui nous inspirent. Oserais-je vous avouer que pour moi, Harvey Specter fait par exemple partie de ce lot-là ? Pas le Harvey arrogant, matérialiste et peu recommandable en matière de relations humaines, mais celui qui adore son boulot, vise la lune et travaille dur pour l’atteindre. Bref, ceci n’est pas un billet sur Suits, mais sur Rich Man, Poor Woman.

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Il n’était pas dans mon intention de regarder cette série. D’abord parce que je ne m’étais pas incrustée en territoire japonais depuis un moment (je n’ai jamais terminé Hungry!) et qu’il semble qu’après une trop longue absence, les frontières se referment et l’appréhension face à « l’étranger » revient. Et puis ce titre : Rich Man, Poor Woman, sérieusement ? Est-ce que ça n’évoque pas tant et tant de dramas qu’on a déjà l’impression de l’avoir vu mille fois ? Mais voici Hyuga Toru.

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Ce drama, c’est l’histoire de Natsui Makoto, une jeune femme talentueuse qui, si elle est pauvre, c’est principalement en confiance en elle et en opportunités. Et c’est l’histoire de Hyuga Toru, jeune homme riche, oui, mais parce qu’il est doué et qu’il se défonce au travail, un travail qu’il adore et qu’il pousse toujours plus loin. Innover, ne jamais s’ennuyer, mais aussi, connecter. La connexion, c’est le sel de sa société, qui crée jeux vidéo et autres innovations informatiques, mais la connexion, c’est aussi ce qui lui manque : abandonné très jeune par sa mère, atteint d’un mal qui lui fait oublier les visages et les noms, Toru est isolé et peu doué avec les autres. Il offrira à Makoto l’opportunité, elle lui apportera la véritable connexion.
Ce drama est bien sûr une histoire d’amour, mais c’est surtout pour moi une histoire d’inspiration. Malgré lui, Toru inspire les gens : il est charismatique – il a la prestance d’Oguri Shun –, bourré de talents et d’idées. Il devient donc une inspiration pour tous, qui se dépassent pour rester à sa hauteur et ne pas se briser contre le revers de la médaille, son intransigeance. À son contact, Makoto développe des envies, des projets, bref, elle s’éveille, et finit par tracer son chemin individuel, devenant à son tour une source d’inspiration pour Toru, et franchement, pour le reste du monde. C’est toute la beauté de cette histoire, et au terme de la série, je suis en amour devant la personne qu’est devenue Makoto et devant l’être humain incroyable que s’avère être Toru.

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Rich Man Poor Woman n’a pas l’air de grand-chose, mais je me trouve un peu perdue quant à exprimer le bonheur que m’a procuré la série. Je l’ai regardée sans attente, tranquillement, comme un bon divertissement entre deux épisodes de Faith, sans me rendre compte qu’épisode après épisode elle s’est sournoisement insinuée en moi et m’a mine de rien vraiment touchée. Et ce n’est pas si fréquent.

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16 septembre 2012

Sérénade en Lee Min Ho

J’ai succombé. Pire, j’ai régressé. Et j’adresse en préambule toutes mes excuses à la fabuleuse Yoo Eun Soo, qui aurait mérité d’être la star de ma première évocation de Faith sur ce blog, mais je suis faible, et elle n’a pas la plastique de Lee Min Ho.

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Je me sens apparemment tenue de me justifier sur mon propre blog : ce n’est seulement l’effet Lee Min Ho, j’aime beaucoup Faith. Il y a quelques points qui me font grincer des dents et la série a mis un certain nombre d’épisodes avant d’être authentiquement excitante, mais désormais, cinq jours sans Eun Soo et Choi Young, c’est un peu trop long. Et aussi, nous sommes entre nous et je peux donc l’avouer : cinq jours sans le doux visage de Lee Min Ho, c’est un peu trop long.
Alors j’ai régressé. Alors, pour combler l’attente entre deux épisodes de Faith, j’ai effectué un petit voyage dans le temps, sur les traces du « Coréen qui m’a fait basculer ».

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Ah, Gu Jun Pyo… Non, ce n’est une blague, je me suis effectivement refait quelques épisodes de Boys Over Flowers. Verdict : beaucoup de choses dans cette série m’apparaissent aujourd’hui assez crispantes (ce fut peut-être également le cas à l’époque), mais quel charme ! Je crois que je pourrais très bien la revoir jusqu’à la fin, en utilisant à bon escient la fonction « avance rapide » de ma télécommande.
J’ai toujours aimé Tsukasa Domyoji, quelle que soit la version d’Hana Yori Dango, mais Lee Min Ho avait porté mon amour pour le personnage vers d’autres sommets : très drôle, super touchant, et incroyablement beau. Je ne me suis jamais remise de la longueur de ses jambes.

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De toutes les séries mettant en scène Lee Min Ho, c’est Personal Taste que j’ai le moins aimé. Il y a de très bons passages, l’alchimie entre les deux personnages principaux était indéniable, mais il m’aurait peut-être fallu un peu moins d’occurrences de la si douce, si maladroite et si excessivement innocente Gae In. Et Jin Ho, terriblement froid, fut le personnage de Lee Min Ho que j’ai mis le plus longtemps à aimer.

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Et City Hunter, donc. J’ai déjà évoqué ici – mais peut-être pas assez ! – mon amour pour la série et il est tout à fait possible que j’y retourne après l’écriture de ce texte : j’ai à ce jour beaucoup de mal à lui trouver le moindre défaut et elle est peut-être mon drama coréen préféré – mais ne me demandez pas de choisir ! Quant à Lee Yoon Sung, si je regarde à nouveau la série cette année, pourrais-je à nouveau le faire figurer dans le top de mes personnages préférés ?

Je crois que je retrouve un peu de Lee Yoon Sung dans Choi Young, et pas seulement ses traits. Ni ses talents en matière de combat, même s’il est certain que je n’y suis pas indifférente : qui peut l’être ? Dans City Hunter, Lee Yoon Sung, bras armé de son père, découvre une vie autre que la vengeance. Dans Faith, Choi Young, fidèle guerrier du roi, se découvre peu à peu des raisons de vivre. Et ça m’émeut complètement.

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09 septembre 2012

Doctor Who, la saison 7, et moi

Il y en a peut-être qui se souviennent que si ce blog existe, c’est que, il y a un peu moins de cinq ans, j’avais une envie désespérée de partager mon amour pour Doctor Who. Et, un peu moins de cinq ans plus tard, qu’est-il advenu de cet amour ? Je me disais qu’écrire quelques lignes sur le premier épisode de la nouvelle saison serait un bon moyen de répondre à la question.
Et puis, alors que je tapais sur mon clavier mes quelques opinions sur l’épisode, j’y renonçai.

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Entre Doctor Who et moi, depuis la saison 6, l’amour n’est plus au beau fixe. Et je n’ai jamais vraiment su si cette saison avait été bien inférieure à toutes les autres ou si c’était moi qui perdais mon intérêt pour la série. Et je n’ai d’ailleurs jamais vraiment interrogé cet état de fait. Je ne l’ai jamais voulu, peut-être. J’imagine qu’on peut voir ça comme une forme de lâcheté, mais j’ai du mal à taper sur ce que j’ai tant aimé – existe-t-il un devoir du blogueur/sériephile, une sorte d’éthique, que je suis en train de bafouer ignominieusement ?
Je me suis peut-être éloignée de Doctor Who, mais pas assez pour ne pas me rendre compte que le fandom whovien est le lieu de virulents affrontements : au nom du sexisme, au nom d’une préférence pour l’ère RTD, ou bien contre le personnage d’Amy, ou contre celui de Rory. C’est bien sûr par amour pour la série (et ses anciennes saisons) que les plus sévères affichent leur amertume mais, alors que j’écrivais mon texte sur Asylum Of The Daleks, alors que je me disais fatiguée des Daleks, fatiguée par l’écriture de Moffat (que j’avais déjà un peu évoquée dans mon texte sur Sherlock), énervée par la relation entre Amy et Rory, je réalisai que, bien que j’allais finir mon texte en proclamant mon amour pour Oswin Oswald, le négatif aurait toujours plus d’impact que le positif.
Je ne suis pas qu’amour. J’ai eu l’occasion de déverser ici un peu de mon fiel contre quelques séries. Mais pour Doctor Who, par égard pour tout ce qu’on a vécu ensemble, je préfère me taire plutôt que me laisser aller à une irréversible colère, et attendre. (« Restons amis. ») Comme quand je n’avais qu’une envie, que David Tennant tire sa révérence. Doctor Who est une institution : la série a survécu tant d’années, elle fut souvent brillante, et j’ai la certitude qu’elle le sera à nouveau. J’éprouve tout l’amour du monde pour Amy, mais j’ai l’impression que nous sommes désormais dans une impasse : j’attends donc Clara avec impatience. Et si ça ne marche toujours pas, j’attendrai un nouveau showrunner. Ou un nouveau Docteur.

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Et en attendant, j’ai trouvé l’épisode Dinosaurs On A Spaceship terriblement divertissant.

02 septembre 2012

Political Animals | Personnages féminins, politique et journalisme

Pourquoi ne me suis-je jamais intéressée à une « série politique » ? Quand je repense à la vitesse à laquelle j’ai dévoré la saison 3 de Sur écoute, quand je me rappelle combien je me suis prise de passion pour l’ascension de Carcetti, il me paraît évident que la politique est un matériau rêvé pour une œuvre de fiction. D’ailleurs, Sur écoute n’est-elle pas au fond une série politique ? Et qu’est-ce qu’une série politique ? Bref, je crois simplement que mes penchants pour les séries légères me font naturellement éviter tout ce qui pourrait me ramener les pieds sur terre. Et je ne regarde Sur écoute que parce qu’il y a eu suffisamment de gens pendant suffisamment d’années pour me dire à quel point c’était bien.
Alors donc, tout ça pour dire, je n’étais pas destinée à regarder Political Animals. La série est arrivée à moi au bon moment, au moment où, malgré tout l’amour que je peux porter à mes personnages masculins fictifs préférés, j’avais un peu envie de rencontrer des personnages féminins. (Et au moment où je m’interrogeais sur la capacité de la chaîne américaine USA à faire autre chose que des duos de mecs.) Entre donc en scène Elaine Barrish.

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Honnêtement, le premier épisode, quoique non déplaisant, ne m’a pas passionnée. Je me suis prise d’affection pour Elaine Barrish et ses ambitions, j’ai trouvé sa famille plutôt attachante, mais où était le truc qui allait me convaincre de regarder la série jusqu’au bout ? Peut-être l’intrigue personnelle de Susan Berg, la journaliste intègre et diablement ambitieuse ? J’avoue que c’est l’avant-dernière scène de l’épisode, entre elle et Elaine, qui m’a convaincue de rester. Les voilà, les personnages féminins que j’attendais.

La série m’a fait passer un bon moment, je crois. Je crois, oui, car déjà, tout s’efface : rien ne m’y a vraiment marquée, c’était simplement divertissant. En dehors d’Elaine et Susan, je ne me suis jamais véritablement investie dans ses personnages : le sort du pourtant très sympathique TJ ne m’a jamais vraiment angoissée ; le traitement de Anne, la fiancée de Douglas, fut malheureusement assez anecdotique ; Bud est resté un personnage caricatural… L’écriture de cette série ne m’a en fait pas vraiment impressionnée : quand, par exemple, arrêtera-t-on l’utilisation abusive des flash-backs ? Il y a certainement des moyens de construire une intrigue qui n’impliquent pas de morceler maladroitement ladite intrigue ? Heureusement, Political Animals étant construit comme un soap, les grosses ficelles et les rebondissements rendaient le retour au temps présent assez évident.

Finalement, ce j’ai vraiment aimé dans cette série, fut ce qui me l’avait fait continuer : toutes les apparitions de Susan et son combat pour la vérité et l’intégrité. Comme tout le reste de la série, ces scènes ne font pas vraiment dans la subtilité, mais m’ont fait en un sens regretter que la série ne se soit pas principalement intéressée au milieu journalistique plutôt qu’au milieu politique. Soit dit entre nous : je commence tout juste la saison 5 de Sur écoute, et il est évident que je vais prendre mon pied.

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