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02 septembre 2012

Political Animals | Personnages féminins, politique et journalisme

Pourquoi ne me suis-je jamais intéressée à une « série politique » ? Quand je repense à la vitesse à laquelle j’ai dévoré la saison 3 de Sur écoute, quand je me rappelle combien je me suis prise de passion pour l’ascension de Carcetti, il me paraît évident que la politique est un matériau rêvé pour une œuvre de fiction. D’ailleurs, Sur écoute n’est-elle pas au fond une série politique ? Et qu’est-ce qu’une série politique ? Bref, je crois simplement que mes penchants pour les séries légères me font naturellement éviter tout ce qui pourrait me ramener les pieds sur terre. Et je ne regarde Sur écoute que parce qu’il y a eu suffisamment de gens pendant suffisamment d’années pour me dire à quel point c’était bien.
Alors donc, tout ça pour dire, je n’étais pas destinée à regarder Political Animals. La série est arrivée à moi au bon moment, au moment où, malgré tout l’amour que je peux porter à mes personnages masculins fictifs préférés, j’avais un peu envie de rencontrer des personnages féminins. (Et au moment où je m’interrogeais sur la capacité de la chaîne américaine USA à faire autre chose que des duos de mecs.) Entre donc en scène Elaine Barrish.

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Honnêtement, le premier épisode, quoique non déplaisant, ne m’a pas passionnée. Je me suis prise d’affection pour Elaine Barrish et ses ambitions, j’ai trouvé sa famille plutôt attachante, mais où était le truc qui allait me convaincre de regarder la série jusqu’au bout ? Peut-être l’intrigue personnelle de Susan Berg, la journaliste intègre et diablement ambitieuse ? J’avoue que c’est l’avant-dernière scène de l’épisode, entre elle et Elaine, qui m’a convaincue de rester. Les voilà, les personnages féminins que j’attendais.

La série m’a fait passer un bon moment, je crois. Je crois, oui, car déjà, tout s’efface : rien ne m’y a vraiment marquée, c’était simplement divertissant. En dehors d’Elaine et Susan, je ne me suis jamais véritablement investie dans ses personnages : le sort du pourtant très sympathique TJ ne m’a jamais vraiment angoissée ; le traitement de Anne, la fiancée de Douglas, fut malheureusement assez anecdotique ; Bud est resté un personnage caricatural… L’écriture de cette série ne m’a en fait pas vraiment impressionnée : quand, par exemple, arrêtera-t-on l’utilisation abusive des flash-backs ? Il y a certainement des moyens de construire une intrigue qui n’impliquent pas de morceler maladroitement ladite intrigue ? Heureusement, Political Animals étant construit comme un soap, les grosses ficelles et les rebondissements rendaient le retour au temps présent assez évident.

Finalement, ce j’ai vraiment aimé dans cette série, fut ce qui me l’avait fait continuer : toutes les apparitions de Susan et son combat pour la vérité et l’intégrité. Comme tout le reste de la série, ces scènes ne font pas vraiment dans la subtilité, mais m’ont fait en un sens regretter que la série ne se soit pas principalement intéressée au milieu journalistique plutôt qu’au milieu politique. Soit dit entre nous : je commence tout juste la saison 5 de Sur écoute, et il est évident que je vais prendre mon pied.

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