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28 juin 2012

Deux bonnes raisons de regarder Justified, et Raylan Givens n'est pas forcément l'une d'entre elles

Le merveilleux sourire de Boyd Crowder : c'est ainsi que j'aurais introduit mon texte, si les problèmes techniques précédemment mentionnés ne s'entêtaient à me poursuivre. Je ne suis plus en mesure de faire des captures d'écran. Je ne peux plus naviguer aisément de blogs en blogs. J'ai en quelque sorte perdu tout ce qui faisait ma consommation sériephile habituelle.
Expérience intéressante pour une fille comme moi, perpétuellement tentée par la nouveauté. Je ne suis plus ce qui sort ou qui reprend, je ne me perds plus en essais infructueux, et je tourne mon attention vers les séries qui ont déjà prouvé leur valeur, celles auxquelles je n'ai jusqu'ici accordé que mon envie, et jamais mon temps. Ainsi, Justified. Et le merveilleux sourire de Boyd Crowder.

Ça fait quelques temps que le Deputy US Marshal Raylan Givens se pavane sous mon nez et que je n'entends à son propos que le plus grand bien. Mais son chapeau et les paysages du Kentucky me criaient "western !" et je ne me suis ainsi jamais laissée tenter. Puis se présenta, donc, ma situation actuelle.

Je n'ai pour le moment vu que deux saisons de cette série, et je suis assez satisfaite. Le Kentucky m'apporte un dépaysement assez plaisant - est-ce "plaisant", le mot que je cherche ? Probablement pas, Justified fait pour cette région un piètre travail de promotion -, et les personnages me sont quasiment tous intéressants/attachants. Il y a quand même les intrigues, qui me laissent sur ma faim. Pas celles qui courent sur plusieurs épisodes, celles qui mettent en scène les clans familiaux de Harlan : celles-ci sont les plus palpitantes. Mais pour le reste, la série ne gagne pas à faire dans le procedural show. Heureusement, les saisons sont courtes.
Et Raylan Givens ?

Le pilote de Justified est à mon avis une grande réussite. Tout y est merveilleusement mis en place et, quand je le visionne à nouveau aujourd'hui, je suis encore impressionnée par les promesses que fait ce premier épisode au spectateur et que la série tient. Toutes les promesses, sauf une : son nom est Raylan Givens.
Non mais j'adore Raylan. Il est le héros type, trop fort et qui n'a peur de rien, mais il part tout de même avec des failles éthiques assez ahurissantes - ahurissantes au début, ensuite on comprend que le Kentucky, c'est apparemment le Far West - pour en faire un personnage tout de suite fascinant. Le chapeau, la nonchalance, l'humour... je ne vois pas bien comment on peut ne pas aimer Raylan Givens, qui a en plus le nom le plus cool du monde. Malgré tout ça, s'il y a une chose dans le pilote qui m'avait vraiment attrapée et fait promettre que je regarderai le deuxième épisode, c'est la dernière scène. Raylan s'étonne d'avoir trouvé en lui assez de colère pour abattre un criminel qu'il poursuivait, et son ex-femme lui réplique : "You're the angriest man I know"/"Tu es l'homme le plus en colère que je connaisse". Ah. Il y a donc tout ça, sous l'apparente nonchalance ? La série, jusqu'ici, a surtout montré à quel point Raylan est cool, mais je veux plus, je veux creuser chacune de ses failles.
En attendant, j'ai reporté tout mon amour sur Boyd Crowder.

Oh qu'il est délicat de proclamer publiquement son amour pour un personnage qui porte une croix gammée tatouée sur le bras ! J'avoue n'en être pas complètement fière.
La série a fait un travail merveilleux avec lui : l'arc narratif autour de sa rédemption supposée est passionnant, et sa quête d'identité très touchante. À la fin de la saison 1, je réalisais que la présence de Boyd Crowder compensait tous les défauts que je trouvais à Justified.
Alors oui, il me manque malheureusement le visuel, il manque sur ce blog son merveilleux sourire, mais Boyd, c'est peut-être avant tout l'audio. Il y a bien sûr dans cette série une belle brochette d'accents du sud des États-Unis, ce fameux accent un peu traînant, mais il y a surtout chez Boyd cette façon terriblement cool, complètement posée, de parler, et cet amour des mots qui me fait craquer.
Deux bonnes raisons de regarder Justified : le sourire et les tournures de phrases de Boyd Crowder.

Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : justified