Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 mars 2012

Finir une série

Finir n'a jamais été mon truc, je me suis spécialisée dans les débuts. Les pilotes plutôt que les fins. (Même si mes efforts depuis le début de l'année méritent d'être signalés.)
Les fins, ça peut être décevant, et jeter une ombre sur toute une série qu'on a profondément aimée. Les fins, ça met parfois du temps à arriver, et on s'est lassé depuis longtemps. Les fins, ça arrive parfois trop vite, et on n'est pas encore prêt à se séparer des personnages qu'on adore.
Puisque, chers lecteurs, j'ai la certitude absolue que vous avez en permanence les yeux rivés sur ma colonne de droite – la grande tragédie de vos vies étant que cette colonne n'ait pas son flux RSS dédié, toutes mes excuses –, vous savez qu'il ne me reste plus qu'un épisode de Shut Up: Flower Boy Band. Je le sais aussi, mais je suis dans le déni.

1066964421.jpg

Se lance-t-on toujours dans une série, prêts à être éblouis, prêts à tomber irrémédiablement en amour avec ses personnages ? Probablement pas. Je commence doucement, histoire de voir où ça peut me mener. J'espère, évidemment, que l'amour vienne me frapper – sinon à quoi bon ? – mais sur le nombre de séries commencées, la véritable alchimie est rare, alors le grand amour ?
Oh, arrêtez-moi tout de suite, je deviens sentimentale. C'est que je ne m'attendais tellement pas à aimer autant cette série que je me retrouve vraiment prise au dépourvu. Il y a beaucoup de séries qui, si j'adore leurs galeries de personnages, sont essentiellement bâties sur une intrigue dont il me faudra naturellement connaître la fin. (Pour City Hunter par exemple, la dernière en date qui m'ait rendue obsessionnelle, il me fallait savoir comment se terminait sa vengeance.) Mais il y a celles où, peu importe l'intrigue globale, peu importe l'avenir professionnel d'Eye Candy, puisque ce sont les personnages et leurs relations qui définissent la série. Et ça, ça ne saurait avoir de fin.

Finalement, on se lance dans une série comme on se lance dans une histoire d'amour, forcément avec un fond de masochisme puisqu'on sait que l'objet de notre affection finira par nous quitter – je me sens ici obligée de préciser que je n'écris pas ces mots par défaitisme ou amertume, je fais simplement allusion à notre mortalité commune. Mais ce sont a priori les moments vécus avant la fin qui comptent. Donc, si je ne regarde jamais ce dernier épisode et que je continue à me diffuser les précédents, la série ne se terminera jamais, c'est ça ?
OK, désolée, mauvaise conclusion, et je ne suis pas sûre que l'absurdité qu'est cet article appelait une conclusion. Mais s'il en fallait une : même si la série touche à sa fin, j'ai vraiment passé un putain de bon moment avec ces adorables flower boys.

1337041413.jpg

Les commentaires sont fermés.