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15 février 2012

Homeland | Ode à Carrie Mathison

Si j'avais fini Homeland en 2011, Carrie Mathison aurait fini en tête de mon classement des personnages féminins de l'année. Elle aurait d'ailleurs pu se retrouver première d'un classement des personnages féminins et masculins réunis.

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J'y ai longuement pensé, et j'ai du mal à trouver les mots à poser sur ce que m'a fait ressentir Homeland.
Je pourrais simplement écrire comment, alors que cette série est très loin de ce qui constitue habituellement ma "zone de confort" – comme disent les anglophones – en matière de séries, elle m'a accrochée pour ne plus me lâcher. Je l'ai dévorée par tranches de trois ou quatre épisodes, ce qui n'est habituellement pas non plus mon mode de consommation. Elle m'a angoissée, elle m'a fait pleurer, et pourtant je l'ai terminée en trois jours, je ne l'ai pas laissée sur le côté, comme certaines très bonnes séries dont je crains la suite. (Suivez mon regard dans ma colonne de droite. Luther, Sur écoute, c'est bien de vous que je parle.)
Je pourrais donc écrire ça et conclure, mais j'ai envie de lui rendre un peu mieux justice, à cette série. Alors je me suis dit que je pourrais m'y employer à travers une ode à Carrie Mathison, son personnage principal.

Oh Claire Danes, comment ai-je pu te détester un jour ? "Détester" est un mot un peu fort, mais j'avoue que l'aversion que je porte au troisième film de la franchise Terminator semblait avoir déteint sur mon opinion de l'actrice... Autant vous dire que cette opinion a retourné sa veste : Claire Danes est brillante, et sa prestation dans Homeland époustouflante.

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Carrie Mathison, donc. (How do I begin to explain Carrie Mathison ?) Il faut un peu de temps au spectateur avant de s'attacher à elle, non ? Elle est agent de la CIA, elle est obsédée par son boulot et son jusqu'au-boutisme nous la présente au début de la série comme légèrement hystérique. Les méthodes répréhensibles qu'elle emploie pour prouver qu'elle a raison ne jouent pas forcément en sa faveur. Mais on comprend vite. Ce qui la motive, ce qui l'anime, surtout. Et s'il y a eu ces moments où je me disais, devant mon écran "putain Carrie qu'est-ce que tu fous ?!", comment ne pas admirer sa détermination ? Dans ces moments où elle semble être la seule à se soucier de la vérité, où le monde semble peser sur ses épaules, j'ai réellement souffert pour elle, et avec elle.
Remarquablement intelligente, intuitive, avec des nerfs de plomb mais une réelle humanité, il lui manque la sagesse et la retenue, mais Carrie est le personnage le plus brillant de la série. Et le plus abîmé. Mais pas de ces fêlures évidentes qui rendent un personnage humain, plutôt de celles qui lui font franchir une limite dont on ne sait pas si elle pourra revenir.

Carrie Mathison, c'est aussi cette fille qui jure à chaque phrase, qui dit absolument tout ce qu'elle a sur le cœur. Et l'entendre faire est jubilatoire - scène extraordinaire que celle qui la voit faire face à un néo-nazi. Et c'est aussi cette fille dont les relations aux autres ne peuvent être que compliquées, donc fabuleuses – avec Saul et Brody, évidemment, mais aussi avec Virgil ou David, tout aussi remarquables.
Carrie Mathison, c'est tout ça, d'autres choses aussi, et entourée d'un paquet de personnages qui, chacun à leur tour, ont fait battre mon cœur de spectatrice et construit une série incroyable sur laquelle j'aimerais écrire encore des pages. Nul doute qu'à l'occasion, les bons mots viendront me trouver et je vous abrutirai à nouveau de mon amour pour ce programme et son héroïne.

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Écrit par Saru dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : homeland

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