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31 janvier 2012

Sherlock, saison 2 | J'aime j'aime pas

Je suis allée voir Sherlock Holmes, jeu d'ombres ce week-end et je n'en reviens pas de m'être infligée deux heures de souffrance alors que le premier opus m'avait déjà royalement ennuyée. Comparée à ces films, la série Sherlock tient du chef d’œuvre.
Pourtant, j'ai terminé chaque nouvel épisode de cette deuxième saison avec déception. Avec frustration. Avec le sentiment que ça aurait pu être tellement mieux.
Pourtant, à en croire ma liste d'épisodes vus en 2012, je me suis empressée de les revoir à nouveau.
Pourtant, je me suis replongée dans l’œuvre d'Arthur Conan Doyle.
Alors voilà, j'ai une position tout à fait ambivalente concernant cette deuxième saison, et il me semblait plus simple de jouer au jeu du "J'aime j'aime pas". Sans éviter les spoilers.

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J'aime : Sherlock Holmes, le personnage

De toute évidence.
En réalité, qui n'aime pas Sherlock Holmes ? Irrésistiblement brillant ou, comme le dit si bien Irene Adler, "brainy is the new sexy". Pourtant ce n'est probablement pas son intelligence qui me plaît le plus dans la série, mais son côté autiste et, à renfort de répliques savoureuses, ses relations avec les gens. Malgré lui, Sherlock est également irrésistiblement drôle.

Je n'aime pas : Sherlock Holmes, le porte-parole de Steven Moffat

J'en ai marre de ce Moffat qui cherche plus que tout à éblouir le stupide téléspectateur par l'intelligence de son scénario alors que tout ce qu'il fait, c'est mettre dans la bouche de ses personnages brillants une logorrhée qui perdra le spectateur et lui fera seulement croire à la brillance d'une intrigue finalement médiocre. J'avoue, je ne suis peut-être plus vraiment centrée sur Sherlock, j'avoue, je suis peut-être en train de verser ici toute ma rancoeur contre la saison 6 de Doctor Who. Mais j'évoquerai les intrigues médiocres plus bas.

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J'aime : Watson, Lestrade, Mrs Hudson, Molly...

Serait-il possible que je me fiche un peu des mystères, des enquêtes et des criminels auxquels je préfèrerais tous ces merveilleux moments d'interaction entre les personnages ? Watson qui blogue et Sherlock qui lit par-dessus son épaule. Le nonchalant Lestrade qui prend quelques jours de vacances avec ses détectives favoris. Mrs Hudson qui trouve les pires horreurs dans le frigo de Sherlock. Molly qui passe pour Noël. Et un millier de petites scènes qui me font jubiler derrière mon écran. Cette galerie de personnages est une des plus grandes réussites de la série, reconstituant presque une famille qui me manque déjà.
Je ne suis pas totalement conquise par Mycroft, mais je ne crois pas que ce soit le but du personnage...

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Je n'aime pas : Moriarty

Je suis désolée, j'ai vraiment essayé. A la fin de la première saison, je le trouvais plutôt fun. Aujourd'hui, je ne supporte plus de le voir, et encore moins de l'entendre. Je ne sais pas si c'est l'interprétation qu'en fait Andrew Scott ou l'écriture du personnage, mais je trouve ce Moriarty complètement raté. J'écrivais en introduction combien j'avais détesté le film mais leur Moriarty est beaucoup plus réussi.
Que sommes-nous, spectacteurs, censés éprouver devant lui ? Vu ce qu'il fait subir à nos personnages chéris, probablement de la peur, et certainement de la haine, mais il y a des méchants qu'on aime haïr et il y a les méchants de type Moriarty. En faire un fou n'était pas forcément une mauvaise idée : imprévisible, flippant. Ici, je vois juste un gamin capricieux et chaque face à face avec Sherlock – tout l'inverse de Moriarty, bien écrit et très justement joué par Benedict Cumberbatch – tombe à plat. La scène finale fut à ce titre éprouvante, certainement pas dans le bon sens du terme.

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J'aime : la réalisation

La réalisation de Sherlock meriterait un post à elle seule. Et peut-être que je le ferai, d'ailleurs, avec un millier de captures d'écran de ces plans incroyables, de ces trouvailles visuelles – auxquelles le genre de l'enquête se prête particulièrement bien, cette vidéo en est une parfaite illustration –, de ce montage de fou. (Plus difficile à montrer en captures d'écran, le montage.) Et bien sûr, une photographique époustouflante.
Sherlock est une merveille visuelle.

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Je n'aime pas : les scénarios

Soyons honnêtes, je ne nie pas les qualités de scénariste de Steven Moffat ni ne renie ses précédents travaux. Soyons justes, il n'est pas le seul scénariste de la série. Soyons réalistes, la qualité des intrigues n'était pas à mes yeux le point fort des histoires de Conan Doyle, du moins celles que j'ai lues.
J'ai déjà évoqué tous ces personnages que j'adore dans la série et je commence ainsi chaque épisode heureuse de les retrouver. (Sauf quand, épisode 3, c'est avec Moriarty que je suis accueillie. Bref.) Les débuts des épisodes sont généralement très drôles, accumulant les références bien placées – le premier épisode est à ce titre brillant, des titres de livres modernisés (mention spéciale pour The Geek Interpreter/The Greek Interpreter) à l'utilisation du deerstalker. Et puis arrive le gros morceau, le morceau problématique, où il s'agit de mettre un place un mystère à résoudre. Ma principale récrimination : pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

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A mes yeux, un des majeurs problèmes de l'écriture de Moffat et Gatiss, c'est qu'ils cherchent à nous bluffer bien avant de nous divertir.
Prenons Irène Adler. Adaptation tout à fait réussie du personnage, elle est forte, charismatique, ses échanges avec Sherlock sont épiques. Les histoires de terrorisme et d'espionnage étaient-elles censées m'impressionner ? J'y ai perdu l'émotion, l'intérêt, puis le plaisir.
Prenons le chien des Baskerville. Comme dans le roman, une véritable ambiance. Et puis, on a cet attachant jeune type traumatisé, pourquoi pas ? Sauf que ah ! ah ! nous sommes plus intelligents que ça, nous vous offrons... des expériences scientifiques ! Oh brillant, vraiment brillant. Sauf que non pas vraiment, j'ai trouvé la volonté de vouloir prendre à contrepied le spectateur si peu subtile qu'elle en devient assez inefficace.
Prenons... Bon, en réalité, j'ai beaucoup aimé l'intrigue du troisième épisode et trouvé très intéressante l'idée de faire tomber Sherlock au sens figuré comme au sens propre – The Reichenbach Fall. Mais Moriarty. (Quel moment terrible que celui où, s'il répètait une fois encore "the problem, the final problem", je m'arrachais les yeux et les oreilles : voici donc une très mauvaise référence à l’œuvre de Conan Doyle.)
Ils ont ce super matériel de base, en commencent une adaptation moderne, merveilleusement inventive. Jusque là je les suis. Mais tout à coup, ils se disent "Et si on allait plus loin que ça ? On a quand même 1h30 à combler !" Et si le vrai problème de ces scénarios était le format ? J'aime Moffat pour ses scénarios parfaitement calibrés mais il m'offre avec Sherlock des pépites diluées dans un milliard de péripéties épuisantes.

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Je suis complètement désolée de finir sur une note si négative. En réalité j'adore Sherlock, ma frustration ne fut qu'à la hauteur de mes attentes.
Je serai là pour la saison 3. En attendant, je partage avec vous une vidéo sur ce troisième épisode qui m'a beaucoup plu, même si elle est complètement hors sujet (mais complètement spoilerisante).

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sherlock

28 janvier 2012

Hungry! | Retour en territoire japonais ?

La cuisine, le rock, et Mukai Osamu : j'ai succombé à la tentation d'une nouvelle série, mais j'avais de bonnes raisons.

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Quoi, du japonais, sur mon blog ?! Ça fait combien de temps ? (En réalité, je me rends compte aujourd'hui que ma catégorie JDramas est particulièrement mal fournie. En matière de japonais, ce blog n'a jamais accueilli que mon obsession peu glorieuse pour la franchise Gokusen. Un peu du 2 mais surtout du 3. Le dernier drama que je semble avoir essayé est Mei-chan no Shitsuji, peu concluant. Et parmi mes tags, il y a quelques indices de ce que j'ai pu regarder sans jamais rien écrire sur le sujet : on trouve Yasuko to Kenji, Anego, Bloody Monday, Maou, ROOKIES, Yukan Club, Unfair. Bref.)

Il n'y a pas longtemps, j'ai regardé Paradise Kiss, le film. J'aimais beaucoup le manga, mais si l'adaptation m'a franchement déçue, j'ai trouvé le casting pas mal du tout. Mukai Osamu étant un très bon George. Alors, quand je suis tombée sur sa bonne bouille (il a un petit côté Matsumoto Jun, non ?) au détour d'un blog, je me suis penchée sur son drama. Cuisine ? Rock ? Deux thèmes qui m'assuraient que le drama serait plein de passion, concept qui est un peu mon talon d'achille.
Alors, c'était bien ? Je m'engage ? J'abandonne la Corée et je reviens au Japon ?

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Pour l'instant, je dois dire que j'adore l'ambiance. Qui me rappelle un peu Soul Kitchen, un film allemand qui m'avait beaucoup plu. Ainsi, Eisuke ouvre un restaurant dans un endroit improbable, un atelier/hangar, en faisant un lieu simple et chaleureux. Il embauche les membres de son groupe de rock, qui n'y connaissent rien à la cuisine, et leur donne des cours. Tous ces personnages se retrouvent autour de l'amour de la bonne bouffe et ça donne sérieusement envie. Tout ça sur fond de Kinks, des Who, etc. Sérieusement, que me faudrait-il de plus ?
Des personnages attachants, par exemple. Et toute la bande du restaurant m'a déjà convaincue. Eisuke, avec son sale caractère, porte un amour sincère à la cuisine et ne peut donc pas être mauvais. (Si ?) Ses deux compères, celui qui veut trouver un vrai boulot pour pouvoir se marier et celui, sérieusement tatoué, qui se balade partout avec ses couteaux, me font déjà rire. Sans oublier la nouvelle recrue, une serveuse flippante qui ne sait rien faire. Une équipe loufoque qui nous promet une belle histoire d'amitié.

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Je ne sais pas combien il y aura d'épisodes, mais je suis partante pour l'aventure, sans aucune réserve. Même la romance obligée ne me fait pas peur, la fille en question étant une vraie foodie.

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Écrit par Saru dans JDramas, Pilotes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hungry!

25 janvier 2012

Flower Boy Ramyun Shop | Une énième comédie romantique ?

J'avoue avoir une grosse faiblesse pour les comédies romantiques, faiblesse que j'essaye de soigner. Non pas parce qu'il serait inconvenant d'aimer les comédies romantiques, mais parce que j'ai la désagréable impression que beaucoup de créateurs considèrent la comédie romantique comme ce genre facile où il suffit de deux beaux acteurs avec un minimum (et encore !) d'alchimie pour capter l'attention du spectateur et, à chaque fois, j'ai ma dose de déception.
Et Flower Boy Ramyun Shop ?

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Si vous vous souvenez de mon affection pour Yang Eun Bi, vous comprendrez bien que Flower Boy Ramyun Shop ne fut pas à mes yeux une énième comédie romantique. Il m'a fallu un peu plus d'un épisode pour aimer son héroïne, peut-être trois pour l'adorer, mais à partir de là, j'ai passé chaque semaine dans l'attente de la revoir, de partager ses joies et ses craintes et j'étais sincère quand je disais que son bien aimé était presque accessoire. Combien de fois cela m'est-il arrivé en cinq ans de dramas ? Le bien aimé manquerait-il de charme ?

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J'aime beaucoup Jung Il Woo, notamment depuis son rôle de Scheduler dans 49 Days. Il campe ici un riche héritier arrogant – il en faut toujours un – mais dont les multiples facettes en ont fait à mes yeux un personnage pas si ordinaire.
Le personnage de Cha Chi Soo n'est pas cet homme carrément irrésistible dont il faudra rebondissement après rebondissement pour que l'héroïne en voit tous les charmes (alors que derrière notre écran, nous en étions amoureuses depuis le premier épisode). En fait, Cha Chi Soo est un gamin insupportable. Évidemment, il s'amourache de Yang Eun Bi. Évidemment, avec elle, il découvre toute une palette de sentiments dont il ignorait tout à fait l'existence.
Et l'apprentissage de Chi Soo est drôle, mais vraiment drôle. S'il y a une chose que j'apprécie vraiment dans les comédies romantiques, c'est quand ce sont de vraies comédies. Je suis peut-être un peu trop cynique pour aimer à 100% une romance et je suis toujours friande de la touche de second degré qui allègera soudain une scène bien trop sentimentale à mon goût.
Bref, Chi Soo ? Comme Eun Bi, le voilà qui grandit sous nos yeux, terriblement attachant. Au contact de toute l'équipe du Ramyun Shop, le voilà qui devient un être humain. Face à Eun Bi, il n'est soudain plus un gamin capricieux mais un type drôlement attirant. Même si je me suis beaucoup plus laissée tenter par son rival...

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Je ne souffre pratiquement jamais de ce qu'on appelle en anglais le "second lead syndrome". Ce moment terrible où vous savez que le type en question n'aura jamais les faveurs de l'héroine mais où vous tombez tout de même incurablement sous le charme. Vous souffrirez avec/pour lui tout le reste de la série.
Je n'en souffre pratiquement jamais, et quand ça m'arrive, j'ai tendance à considérer que la série n'est pas franchement réussie. Oh, Choi Kang Hyuk, tu m'as presque fait douter, là. Ou pas vraiment, c'était plutôt la longueur de tes jambes qui m'a mise dans tous mes états...

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Kang Hyuk est immense, Kang Hyuk est adorable. Mais malheureusement beaucoup moins bien construit que le personnage de Chi Soo. Néanmoins, il devient l'attachante figure paternelle du Ramyun Shop.
C'est un des derniers éléments de cette série qui m'a beaucoup plu : si le père de Chi Soo, à la tête de la grande entreprise Cha, est le représentant fidèle de ces obstacles familiaux auxquels sont toujours confrontés les couples dans les séries coréennes, Flower Boy Ramyun Shop s'éloigne de la fatigante représentation de la famille traditionnelle et rassemble au sein d'une boutique de ramyun des personnages orphelins. La famille n'est plus de sang, mais de cœur, et c'est beau à voir. Tous abîmés à leur manière, dans cette boutique, ils tissent des relations improbables et se reconstruisent.

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J'avoue avoir eu du mal à rédiger cette note. Voilà plus de trois semaines que j'ai quitté le Ramyun Shop et, si j'attendais chaque épisode avec impatience et visionnais chacun avec fébrilité, elle ne m'a finalement pas laissé une si grande impression. Pourtant, en rassemblant mes souvenirs, j'ai retrouvé avec plaisir tous ces personnages très attachants.
Ainsi, Flower Boy Ramyun Shop est une comédie romantique et familiale drôle et divertissante, dans laquelle on ne cherchera pas plus que ça, mais qui réchauffera le cœur.

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21 janvier 2012

La minute fangirl | Leverage & Doctor Who

Avant mon prochain bilan de Flower Boy Ramyun Shop, prenons une minute pour révérer la glorieuse série qu'est Leverage. Je vous avais déjà fait le coup il n'y a pas si longtemps, folle amoureuse que je suis d'Alec Hardison et de ses références à Doctor Who.

Saison 4, épisode 17. Non contente de nous offrir une scène de voyage dans le temps – bien sûr fantasmée par la merveilleuse Parker, obsédée par l'existence potentielle d'une machine à remonter le temps –, la série se frappe de mettre en musique de fond un vieux générique de Doctor Who.

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La scène complète est ici, pour les anglophones. Et, la vidéo le montre aussi, mon bonheur ne s'arrête pas là : Parker, interloquée par l'accoutrement d'Hardison, lui demande ce qu'il porte. Un nœud papillon bien sûr, parce que les nœuds papillon, c'est cool.

Je suis nulle en gif, mais puisque c'était la minute fangirl (tiens, et si je baptisais pour l'occasion une catégorie à ce nom ?), j'ai immortalisé ce moment d'anthologie.

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Bowties are cool.

18 janvier 2012

Misfits | saison 3

Vite vue vite oubliée. Ai-je autre chose à dire sur cette saison 3 ?
Attention, je n'éviterai probablement pas certains spoilers.

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Nathan était le personnage que je préférais, carrément dingue et très drôle. Mais j'avoue ne m'être pas trouvée inconsolable suite à son départ. Rudy ? On peut trouver dommage que les scénaristes aient essayé d'en faire la version encore plus trash de Nathan, il n'apporte ainsi pas une dynamique différente au groupe, mais j'ai trouvé le personnage bien écrit, drôle, et finalement attachant.
Et le départ de Nathan a permis aux autres personnages, auparavant un peu éclipsés par le charisme de Robert Sheehan, de s'affirmer et de se développer. Je pense à Kelly, encore plus fabuleuse cette saison. Et Curtis, que j'avais trouvé insipide lors des deux premières saisons, sort de l'ombre. Seuls les personnages de Simon et d'Alisha restent un peu en retrait : lui continue ses prouesses d'homme masqué de son côté et elle, malheureusement, n'a jamais eu de réelle intrigue individuelle. Je comprends que les scénaristes préparaient leur sortie, mais une bonne série nous fait pleurer le départ de ses personnages et j'imagine que nous ne sommes pas censés nous dire "avec ou sans eux, même combat".
Un petit "nouveau" – on l'a déjà rencontré en fin de deuxième saison – prend de l'ampleur : Seth, le dealer de pouvoirs. Charmant, sans aucun doute. Apport extérieur au groupe plutôt bienvenu. Et si j'ai tout à fait cautionné sa relation avec Kelly, bien amenée et plutôt bien orchestrée, c'est elle qui y brille et lui fait un peu office de figurant. Il va lui falloir faire un peu plus ses preuves pour gagner toute ma sympathie.

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Mais à quoi bon tant de personnages si c'est pour ne les faire danser sur aucune intrigue ? La saison 1 avait l'attrait de la nouveauté, et le mystère du pouvoir de Nathan. La saison 2 nous offrait l'homme masqué. Et la saison 3 ? De nouveaux pouvoirs un peu trop anecdotiques. Nous ne sommes pas au niveau du type qui contrôlait les produits laitiers, mais c'est tout comme, ils utilisent rarement leurs pouvoirs. Kelly a beau être fabuleuse, son pouvoir – she's a fucking rocket scientist! – est principalement humoristique. Seul le pouvoir de Curtis nous offre un épisode assez étonnant dans lequel, devenu femme, il tombe amoureux d'une autre femme. Je m'attendais au pire, et c'était plutôt réussi.

C'est peut-être ma plus grande récrimination : j'ai l'impression que la saison ne fut composée que d'épisodes dans lesquels les scénaristes balançaient leurs personnages et quelques gags en attendant une réaction chimique qui n'est jamais vraiment venue. Avec quelques thématiques explosives pour accélérer le processus : nazis, zombies... Je ne dis jamais non à une comédie et l'épisode sur les zombies m'a fait rire comme jamais, mais je voulais plus.
Heureusement, l'image était toujours aussi soignée.

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Vite vue vite oubliée, mais avec de gros morceaux de fun.

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : misfits

10 janvier 2012

Du neuf pour 2012 ?

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J'ai eu une idée complètement révolutionnaire, personne n'y avait jamais pensé avant : je vais faire ici-même, sous vos yeux ébahis, des bilans de saison.

Ai-je conscience de la médiocrité de ma blague ? Oui tout à fait, et j'ai même le culot d'en rire. Vous devriez rire aussi : si vous avez lu quelques trucs sur ce blog, vous savez que les textes pensés, les textes cohérents, ça ne rentre pas tout à fait dans la non-ligne éditoriale de cet endroit. Mais je suis dans une phase de rédemption. J'essaye de faire de mon esprit un endroit sinon bien rangé, du moins pratiquable, et de mon blog un rendez-vous régulier. Alors si ces bilans ne seront bien sûr pas les notes admirablement construites que tous ces talentueux blogueurs savent faire, ils seront au moins ce que j'aurais retiré d'une saison, fut-ce un déluge de captures d'écran. Je posterai ces pseudo-bilans à chaque fois que l'heure viendra d'enlever une série de ma colonne de droite.

Et puis, "nouveauté", j'ai ouvert une page. Parmi les quelques buts de sa création : celui de pouvoir sans difficulté établir un bilan 2012 en fin d'année (voyez comme je me projette, que dis-je ?, comme je m'engage !) et celui de prouver que je suis encore vivante même si je n'ai pas le temps de poster. (Nous sommes d'ailleurs le 10 janvier et je n'ai vu que 4 épisodes : chaque minute de ce début d'année est précieuse !)

Je pense avoir fait le tour. Je vous souhaite une bonne année, je souhaite la même chose à ce blog.

Écrit par Saru | Lien permanent | Commentaires (4)

07 janvier 2012

Dorama Meme

Il y a quelques milliards d'années, Nephthys me taguait. Puisque mieux vaut tard que jamais, voici enfin mes réponses.


1/ Depuis quand regardes-tu des dramas ? Quel a été ton premier drama ? Comment as-tu découvert les dramas ?

2006. Hana Yori Dango. Une amie.

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J'avoue y réfléchir depuis quelques jours, à cette question du "premier drama". Et je crois que c'est Hana Yori Dango. Oui, ça doit être ça. Il y a Gokusen pas loin, peut-être en même temps. Et puis le premier épisode de Nobuta wo produce. Mais je crois que c'est Hana Yori Dango, le premier drama que j'ai terminé.
Second semestre 2006, nouvelle année scolaire. Une amie se ramène avec des choses étranges plein son ordinateur : des séries japonaises. Des tas de séries japonaises. Je crois qu'aujourd'hui encore, de cette première fournée, je n'ai pas tout regardé. J'ai certainement tout essayé – c'est mon truc, l'essayage – mais je n'ai jamais réussi à finir My Boss My Hero, je n'ai jamais regardé tous les épisodes de Nobuta, j'ai même bloqué au premier épisode de Ikebukuro West Gate Park.
Quand, au bout de quelques mois, j'ai commencé Kimi Wa Petto, je me suis souvenue. Le premier épisode de drama que j'ai réellement vu, c'est celui-ci. Par erreur. Parce que je lisais pas mal de mangas, à l'époque, et quelques animes, quand ils me tombaient dans les mains. Au lieu d'un épisode d'anime, c'est un épisode de drama que j'avais regardé. J'avais bien aimé. J'aurais dû tout de suite faire preuve d'un peu plus de curiosité...

Si vous jetez un coup d’œil aux alentours, vous remarquerez que je n'ai plus vraiment le pied au Japon.
Un jour, curieuse d'entendre parler d'un autre pays producteur de dramas, la Corée, j'essaye Goong. Il me faudra plusieurs mois pour tenter de nouveau une série coréenne. Je regarde même quelques épisodes de Coffee Prince, sans plus. Et puis arrive Boys Over Flowers. Et voilà, j'y suis. Une jolie coïncidence.


2/ Si tu ne devais garder qu’un drama, lequel ce serait et pourquoi ?

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Oui, en voilà une question, pourquoi donc ne garder qu'un seul drama ?! En ce moment je pourrais répondre City Hunter, une série qui mélange les genres pour combler une envie de romance, une envie d'action, une envie de vengeance... Mais si j'ai envie de rire un peu, je fais comment ?
Si je ne devais garder qu'un seul drama ? Je crois que je ne l'ai pas encore vu, le drama en question.


3/ Si tu devais nommer un drama à éviter absolument, lequel ce serait et pourquoi ?

Soyons sérieux. J'ai déjà du mal à dépasser les premiers épisodes souvent laborieux des dramas coréens. J'ai déjà du mal à terminer les dramas que j'aime bien. Et il ne me faut vraiment que dix minutes déplaisantes pour que mon attention soit déjà ailleurs : je n'ai vraiment aucun scrupule quant il s'agit d'abandonner un drama, je suis donc vraiment mal placée pour ce genre de question.
Un drama à éviter absolument ? Je ne me le suis pas encore infligée...


4/ Quel est le drama que tu n’as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?

Si peu de temps, tellement de choses à voir !
Story Of A Man me donne terriblement envie, ça fait au moins deux ans que je n'en entends que du bien.

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5/ Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi ?

Les mélos. Non mais sérieusement. A chaque scène de larmes des dramas que j'aime, je me retiens, le doigt sur la touche "avance rapide". Alors un mélo, pensez-vous !
Et je ne suis pas particulièrement attirée par les sageuk. Par toutes les séries historiques de tous les pays, en réalité. J'essaye de me faire violence, parce que je sais que je passe à côté de plein de chefs d'œuvre, mais s'il y a une chose pour laquelle je suis complètement nulle, c'est me forcer. C'est notamment une des raisons pour lesquelles je ne regarde quasiment que des séries très légères. Mais c'est une de mes bonnes résolutions de 2012, varier les plaisirs.


6/ Tes acteurs et actrices préférées ?

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Oh la. J'ai lu sur d'autres blogs des réponses à cette question. J'aimerais bien pouvoir répondre que peu importe l'acteur, seul le pitch du drama m'intéresse. Mais mentir, c'est mal.
J'allais m'autoflageller et vous confier à quel point j'étais superficielle, mais en réalité pas tant que ça, donnez-moi un bon personnage et j'aimerai l'acteur. En ce moment, c'est Lee Min Ho, de toute évidence. Park Shi Hoo. Je suis sortie saine et sauve de ma période Jang Geun Seok, mais on ne sait jamais, avec une bonne coupe de cheveux, la rechute est possible. J'étais plutôt fan de Kang Ji Hwan avant de voir quelques épisodes de Lie To Me
Et donnez-moi un excellent personnage féminin et j'aimerai l'actrice. Kim So Yeon depuis Prosecutor Princess. Park Si Yeon depuis Coffee House.

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7/ Ton meilleur souvenir drama ?

Un jour, je suis partie en voyage dans un pays lointain. J'ai rencontré un Coréen. En réalité, j'en ai rencontré beaucoup – j'étais dans le quartier asiatique d'une grande ville – mais lui est venu me parler. Je lui ai dit "annyeonghaseyo" et il m'a dévisagée, surpris. Nous avons parlé, en anglais, de culture coréenne, je lui ai entre autres demandé ce qu'il pensait de l'idée de faire son service militaire – ça me travaille ! Je lui ai parlé de Coffee Prince, il m'a dit que Gong Yoo venait de revenir de son service militaire. Je lui ai avoué mon amour pour les beaux acteurs coréens, il m'a dit que je devrais venir en Corée. Mais que bien sûr, la plupart des Coréens n'étaient pas aussi beaux que ces acteurs, qu'ils étaient plus normaux comme lui. Je lui ai dit qu'il était beau. Il a souri.
Ce n'est bien sûr pas un souvenir drama. Mais c'est une rencontre que je n'aurais pas pu faire sans les dramas.


8/ Qu’est ce que tu dirais à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d’en regarder ?

Je lui dirais probablement "pourquoi pas ?"
Je ne vois pas pourquoi cette personne n'y trouverait pas ce qu'elle aime, il y a de tout, dans ces petites choses-là. De quoi faire le bonheur de tous.

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Écrit par Saru dans JDramas, KDramas, Meme | Lien permanent | Commentaires (13)