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10 avril 2013

Les goûts, les couleurs, Doctor Who & The Hour

Le DVD de The Hour sur mon chemin, étais-je censée résister ? étais-je censée repartir sans ?
Je me relance dans la série, et rencontre une nouvelle fois Freddie, le journaliste intègre et obsessionnel, Bel, la talentueuse productrice qui ne se laissera pas dicter sa conduite, ou même Hector, l’imbuvable mais si charmant présentateur. Et Lix, fabuleuse Lix – je veux être Lix, quand je serai plus grande. J’accueille à nouveau tous ces personnages, me laisse à nouveau submerger par l’évident – cette série est une sorte de merveille – et me prépare à l’inadmissible – quelqu’un a osé l’annuler.
C’est une question avec laquelle je me débats souvent : pourquoi tout le monde n’a-t-il pas trouvé cette/une série aussi merveilleuse que moi ? Chacun ses expériences, chacun sa sensibilité… probable. Et il faut dire que je me réjouis de ne pas vivre sous le joug de la pensée unique. Mais honnêtement : pourquoi ?!

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J’ai encore du mal à croire que pour beaucoup de personnes, Doctor Who n’est pas une favorite. Elle offre quand même tout ce dont un sériephile peut rêver : de l’aventure, de l’humour, du rêve, des frissons, des larmes, de l’amour, le meilleur personnage de fiction jamais créé.
Je me complais encore dans l’illusion que le monde n’est divisé qu’en deux catégories : ceux qui aiment Doctor Who, et ceux qui ne le connaissent pas, ou si peu.
Imaginez un peu : si tout le monde ne ressent pas la même excitation que moi à chaque fois que retentissent les notes du générique de Doctor Who, ou si certains individus ne se sentent pas le cœur fondre au « You’re not impossible… » de Freddie, alors quelqu’un, quelque part, pleure devant une scène qui me laisse de marbre. C’est terrible ça, non ?

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Je veux tout connaître et tout ressentir, bien sûr. Donnez-moi le nom de votre série préférée, partagez avec moi ses plus belles scènes : si je ne me précipite pas dessus maintenant, je m’y attèlerai demain, promis. Il y a plus de cinq ans, personne dans mon entourage ne s’intéressant à Doctor Who, je me suis réfugiée ici, petit coin d’une planète peuplée de tout ce que j’aime et plus encore. Tous les jours, flux RSS, Tumblr, Twitter… apportent jusqu’à moi les plus belles démonstrations d’amour pour les objets les plus divers. Et l’amour, c’est contagieux.
Plusieurs fois j’ai succombé. Luther, Miranda… il eut été dommage de résister. Fringe, aussi. Le prochain ? Vikings, peut-être. Mais l’année dernière, par exemple, Teen Wolf. Quelques épisodes sans effet, je refuse de ne pas aimer, je continue, mais rien, je n’éprouve rien. Est-ce que c’est moi ? Peut-être ne suis-je pas équipée pour ressentir l’émotion nécessaire ? Mais pourquoi ? Origines ? Éducation ? Âge ? J'aurais perdu mon âme d'ado ? (J'en doute.) Ou mauvais timing ? Et si ce n’est pas moi, est-ce que c’est l’écriture ? Le sujet ? La réalisation, le casting ? Quand bien même, pourquoi cet effet sur tant de personnes ?...

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Filipa, ta onzième question (Eleven’s the best, paraît-il) : pourquoi est-ce que je blogue ? Je blogue pour mettre des mots (et des images) sur ces trucs-là, les sentiments, et les retenir un peu. Je blogue ici parce que je ne cesse de m’émerveiller de ce qu'une série peut provoquer en moi, je blogue ailleurs parce que je ne cesse de m’émerveiller de tout ce qui provoque en moi ne serait-ce qu’un frétillement. Et je blogue parce que je m’interroge. Je veux partager et comprendre.
Partager mon amour pour Bel, Freddie, Lix & Randall, comprendre pourquoi ils me touchent autant, et comprendre pourquoi – il ne me reste qu’un épisode de revisionnage – ils me seront si brutalement arrachés.

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17 mars 2013

Adieux à Being Human

Saison 5, épisode 3. Tom s’est retranché dans les bois, abattu. Ses insécurités, jusque-là brillamment esquissées, sont venues le frapper de plein fouet : sa condition de loup-garou le condamnerait-elle à rester un raté toute sa vie ? Hal et Alex, à l’entrée de la tente, essaient de lui faire entendre raison : il est le meilleur homme qu’ils aient connu.
Cette simple scène m’a plus émue que toutes les tragédies que m’avait offertes la série jusqu’ici, à commencer par la mort de ses personnages principaux.

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J’ai rencontré Mitchell, George et Annie il y a très longtemps, Mitchell et Annie n’étaient même pas encore Mitchell et Annie – et Being Human pas encore une série. Je les ai aimés le temps d’une saison, puis je les ai abandonnés, comme je sais si bien le faire. C’est qu’en débutant la deuxième saison, j’avais perdu toute sympathie pour Mitchell et George. Annie, toujours formidable, n’était pas suffisante. Il m’a fallu plusieurs années pour finir cette saison, il m’a fallu les promesses du nouveau casting (et d’autres arguments qui ne manquent jamais d’attirer mon attention).

Je suis tombée amoureuse de Hal, bien sûr, comment ne pas. Il ne déploie pourtant ses charmes que très progressivement : après la déception (c’est lui, le Hal ?), le rire (qu’a provoqué chez moi son irrésistible psychorigidité), quand il devient un formidable ami pour Tom, je me suis franchement attachée.
S’il fallait que je choisisse mon personnage préféré, ce serait probablement Tom. Aussitôt fascinée par cet incroyable mélange d’innocence et de dureté, c’est pour lui que j’ai terminé aussi vite la troisième saison (et pour le merveilleux McNair) (et la fantastique Nina). Aucun personnage ne m’a autant touchée.
Et Alex, l’Ecossaise garçon manqué, toute en charme et en sarcasmes, je l’ai aimée dès que je l’ai rencontrée. Le peu de temps passé avec elle figure en haut de la pile de regrets que je nourris à l’égard de cette série.

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Est-ce parce que la première saison de Being Human est loin, très loin derrière moi, que je n’ai jamais complètement embrassé la suite de la série ? Je ne garde de cette première saison que le souvenir d’instants magiques de quotidien entre un vampire, un loup-garou et un fantôme, et le reste de la série, avec ses excès dramatiques, ne fut jamais à l’image de ce souvenir. Jamais à la hauteur des attentes finalement faussées que j’avais placées en elle.
Je renie les machinations d’Herrick, le massacre du Box Tunnel 20, la prophétie autour d’Eve, et même l’éternelle question « doit-on révéler l’existence des créatures surnaturelles au reste de l’humanité ? » Je ne nie pas que certaines de ces intrigues nous ont offert de bons moments, et de bons personnages (je pense à toi, Cutler) mais, à mes yeux, les enjeux étaient trop énormes pour une série dont la magie ne résidait pas là.

La cinquième saison restera probablement ma préférée. L’intensité dramatique de scène de la forêt prouve, pour moi, que les simples perspectives d’avenir de nos personnages (ici Tom, mais Alex également) constituent des enjeux suffisants. Et si j’ai poussé un soupir d’exaspération quand les scénaristes nous ont ressorti, pour Hal, l’histoire du vampire qui n’arrive pas à décrocher, ils l’ont transformée en une puissante intrigue d’addiction et de schizophrénie, gardant l’intrigue ancrée dans ce qui fait sa force, la question de l’être humain. To want it is to have it.

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C’est justement la question de l’être humain qui m’empêche d’aimer vraiment la fin de la série. La bonne idée de la cinquième saison fut d’introduire un concept fort, le Diable, tout en maintenant son influence ténue au fil des épisodes. Excepté le dernier où, tout à coup, le monde entier va sombrer dans le chaos. Pas ma tasse de thé, mais pourquoi pas. Non, ce qui a du mal à me satisfaire, c’est la toute fin. Le happy end, je suis toujours pour. L’idée du rêve instillé par le Diable, je trouve l’idée très forte. Mais dépouiller ces personnages de leur condition surnaturelle, ça me frustre au-delà du raisonnable. Même si l’idée qu’Alex soit à nouveau vivante est merveilleuse. Même si Tom va pouvoir mener la vie qu’il mérite tant. Même si le moment où Hal redécouvre son reflet dans le miroir est bouleversant. Bon, d’accord, ce avec quoi je me bats vraiment, c’est l’idée que ce soit terminé.

10 mars 2013

11 réponses & 11 questions

Je prends enfin le temps de répondre aux questions de Nephthys, qui m’a taguée il y a deux semaines – merci Nephthys ! Des questions pas vraiment orientées séries, mais je ne vais certainement pas manquer une occasion de parler de moi.

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1/ Quelle est la ville que tu as préféré visiter ?
Edimbourg, peut-être. Ça n’a pas forcément à voir avec la ville elle-même – bien que merveilleuse, mais j’en ai visité plein d’autres, des merveilleuses – qu’avec la compagnie et l’ambiance. Juste après Noël, il faisait bien froid, pluvieux, neige partout sur le sol, et j’imagine qu’Edimbourg et son aspect gothique peut dans ces conditions peser sur le moral, mais chaque exploration était plus ou moins récompensée par une escale bien au chaud dans un pub ou un café (The Elephant House !) pour un fish & chips, un cheesecake, et autres bonheurs culinaires.

2/ Quel est ton genre de séries préféré ? Sitcom ? Fantastique ? Autre ?
J’aime la légèreté, dans les séries, mais nous sommes d’accord, ce n’est pas un genre. Mon genre, peut-être, c’est la série de personnage. (Quelle série n’en est pas ?) Celle où peu importe ce qui se passe (drame humain, invasion extraterrestre, chronique sociale…), c’est le personnage qui dirige, et non l’intrigue. Parce que je veux des moments tout bêtes de quotidiens, d’humour absurde face au désespoir (comme le font si bien les Britanniques, je trouve), de réalisme face à l’impossible. Tous ces moments, il me semble que c’est l’humanité des personnages qui nous les offre.
Bref, désolée, ça ne répond pas vraiment à la question, mais je me suis interrogée longtemps sur mon genre préféré, et je ne trouve rien d’autre.

3/ Plutôt thé ou café ?
Un chocolat chaud, merci.
Je ne bois en vérité que rarement des boissons chaudes, mais j’aime bien goûter toutes les saveurs possibles et imaginables, du thé de Noël au café latte.

4/ Si tu pouvais diner avec 3 célébrités, mortes ou vivantes, tu choisirais qui ?
Je vais éliminer d’emblée les célébrités pour lesquelles mon intérêt est essentiellement d’ordre esthétique et celles à qui je ne trouverais rien d’autre à dire que « j’aime beaucoup ce que vous faites » : elles feraient de piètres convives à un dîner.
En revanche, je me vois bien autour d’une table avec J.K. Rowling, à qui j’aurais bien quelques questions à poser, Neil Gaiman, dont j’adore le sens de l’humour, et Quentin Tarantino, dont la cinéphilie me ravit.

5/ Quel fut le meilleur concert de ta vie ?
J’aimerais répondre « Noir Désir », mais mon seul souvenir de ce concert est ma sortie de la salle, émerveillée. Alors je vais choisir les Dub Pistols : je ne connaissais pas ce groupe avant qu’il entre sur scène, mais ces incroyables types m’ont fait danser comme jamais.

6/ Plutôt Thor ou Loki ?
Un grand blond musclé pour moi, s'il vous plaît.
Si j’ai aimé la trajectoire touchante de l’enfant adopté, j’ai préféré celle de l’arrogant sur le chemin de la rédemption. J’aime les histoires de rédemption.

7/ Quel pays – que tu n'as pas encore visité – aimerais-tu voir ?
Je n’ai pas encore trouvé le pays que je n’aimerais pas voir, et j’ai programmé pas mal de voyages dans les années à venir, mais le pays qui me fait rêver depuis longtemps et où mon voyage prochain reste encore improbable, c’est l’Afghanistan.

8/ Demain c'est la fin du Monde, quel est ton programme du jour ?
N’ayant pas beaucoup de temps, je ne vais pas me lancer dans un projet trop ambitieux. J’imagine que j’envoie quelques messages, j’écoute de la bonne musique, je mange ce que je préfère, et je regarde peut-être mes scènes de films et de séries favorites.

9/ Es-tu superstitieuse ?
Trop pragmatique pour l’être sincèrement, je peux avoir mes moments.

10/ Quel est ton réalisateur de films favori ?
Je regarde sur mes étagères si j’ai plusieurs DVD du même réalisateur : Nolan, Miyazaki, Hitchcock, Gondry… Mais je ne choisis pas vraiment mes films en fonction du réalisateur. À l’exception de Tarantino. J’ai dû mal à résister à un Tarantino.

11/ Plutôt "Les Feux de l'amour" ou "Amour, gloire et beauté" ?
J’avoue mon ignorance crasse à ce sujet, je ne sais pas différencier les deux. Mais j’ai déjà vu quelques épisodes de Des Jours et des vies.

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Ah, aussi, il y avait des règles à poster, et des gens à taguer. Je ne me vois pas trop faire ça, mais pour ne pas complètement briser la chaîne, voici onze questions, existentielles ou pragmatiques, dont les réponses m’intéresseraient si d’aventure, chers visiteurs lisant ces mots, vous vous « amusiez » à y réfléchir. Sur un blog, dans les commentaires… la balle est dans votre camp :

1 - Si vous aviez le pouvoir de rendre réel un personnage de fiction, lequel et pourquoi ?

2 - Mac, Windows ou Linux ?

3 - Un film ou un livre qui a changé votre vie ?

4 - Printemps, été, automne, hiver ou printemps ?

5 - Si vous avez un blog, comment voyez-vous ce blog dans cinq ans ?

6 - Aimez-vous cuisiner ?

7 - Une des chansons que vous avez le plus écoutée dans votre vie ?

8 - Matin ou soir ?

9 - Y a-t-il une série qui vous a donné des envies de voyage ? Où ?

10 - Vous gagnez 3000 euros au loto, qu’en faites-vous ?

11 - Le fond ou la forme ?

Écrit par Saru dans Meme | Lien permanent | Commentaires (4)

03 mars 2013

Février 2013 | Bilan

Mon rythme de publication, ou l’absence de rythme, a mérité sa nomination dans la catégorie des déceptions du mois. Je décerne en revanche la victoire à la majorité des productions coréennes passées sur mon écran en février.
Le mois serait coréen, c’était prévu. Et si je n’ai pas encore décidé quoi faire de Nice Guy et King Of Dramas, j’ai terminé Cheongdamdong Alice et me suis laissée tenter par la suite d’Arang And The Magistrate. J’ai également commencé Can We Get Married? et, du côté des nouveautés, Incarnation Of Money et That Winter, The Wind Blows. Mais parmi ces séries, de coup de cœur, pas la moindre trace. S’est néanmoins terminée en février une qui m’a eue dès le début de sa diffusion, Flower Boy Next Door.

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Il faut croire que je fais partie de la cible adolescente des flower boys dramas de tvN – je n’en suis pas particulièrement fière, mais je ne vais pas nier qu’ils me touchent en plein cœur. Flower Boy Next Door sera donc la grande gagnante, ce mois-ci, des catégories série, personnage et « relation qui m’a fait chavirer ».
Il y a bien sûr, dans cette série, la légèreté des comédies romantiques classiques, mais j’y ai trouvé, sous le vernis acidulé, une atmosphère, que je ne qualifierais tout de même pas de « réaliste », mais de plus terre-à-terre que bon nombre des kdramas vus récemment (je ne les choisis peut-être pas bien). Au centre du drama : la communication. Ça semble peut-être évident, dans un medium essentiellement basé sur des interactions entre personnages, mais n’y a-t-il pas un nombre hallucinant de séries coréennes qui font avancer leurs intrigues à coup de grands gestes romantiques et/ou du destin, comme par magie ? Dans Flower Boy Next Door, les personnages discutent, vraiment. Pour beaucoup, ça signifie un trop grand nombre de scènes de dialogues où les conflits tournent en rond, mais j’ai accueilli ces scènes avec bonheur. La vie n’est pas une succession de moments-types peuplés par des personnages-types : à plusieurs reprises d’ailleurs, les personnages s’insurgent, refusant d’être catalogués pour ce qu’ils ne sont pas, une princesse apeurée pour Dok Mi, un petit être magique pour Enrique. Ils sont des êtres humains, tout simplement.
A ce titre, le couple formé par Dok Mi et Enrique a gagné une bonne place dans mon panthéon personnel. Dok Mi a une trajectoire personnelle qui m’a vraiment émue, Enrique a illuminé mes débuts de semaine et, ensemble, ils m’ont fourni une terrible dose de bien-être et, presque, de confiance en l’humanité. Ils me manqueront.

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Et dans le reste du monde ?
Aux États-Unis, à part Suits, rien de très excitant. Elementary, toujours sympathique. New Girl, plutôt également. J’ai commencé The Americans, excellent premier épisode, mais les séries d’espionnage m’angoissent, je vais y aller doucement.
Je suis repartie en février au Royaume-Uni pour me réconcilier avec Being Human. L’irrésistible envie de rencontrer ces nouveaux personnages, Tom et Hal, vantés notamment par Filipa, m’a poussée jusqu’à la saison 3, puis jusqu'à sa fin. Je ne suis pas très fan des intrigues dramatiques de la série, elle sera toujours pour moi le simple récit des aventures domestiques de trois colocataires surnaturels, mais je suis prête à suivre Tom pour deux saisons supplémentaires, et prête enfin à rencontrer Hal.

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Qu'en sera-t-il au mois de mars ?
Je n’ai récemment commencé aucune série suscitant en moi plus qu’un intérêt poli, je ne place donc pas beaucoup d’espoir dans ce mois de mars déjà entamé. Mes seules perspectives d’enthousiasme reposent a priori sur de « vieilles » séries que je pourrais rattraper, comme je le fais avec Being Human en ce moment.

24 février 2013

Suits et sa mauvaise fin de saison 2

Il y a peut-être, dans le manuel du parfait scénariste de séries télé, cette ligne : ne jamais s’écarter de son concept de base. Mais c’est a priori ce concept-ci ­– Mike Ross, délinquant brillant, se fait passer pour un avocat dans une grande firme newyorkaise, sous l’aile de son mentor, le talentueux et arrogant Harvey Specter – qui a tiré la pourtant très bonne saison 2 de Suits vers le bas. Et m’en a gâché le dernier épisode.

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La première saison, bien que lointaine dans mes souvenirs, me laisse le sentiment d’une succession de délicieux épisodes mettant en scène le plus savoureux des avocats du petit écran actuellement, et de son sidekick super intelligent. Oui, Mike était celui qui nous introduisait dans l’univers de la série, mais Harvey en constituait tout l’intérêt. Leurs échanges me réjouissaient, semaine après semaine, quand bien même je n’y entendais rien en procédures légales.
Puis vint la deuxième saison, un parfait premier épisode que j’ai déjà évoqué, et le signe que nous passions à la vitesse supérieure. Mettant l’accent sur la relation Harvey/Jessica, cet épisode nous annonçait une saison peut-être plus intelligente, plus émotionnelle, basée en tout cas sur des relations plus complexes : Jessica et Harvey, Jessica et Daniel, Harvey et Donna, Harvey et Louis, Harvey et son arrogance nocive. Avec le recul, je me rendais compte que la saison 1 et la relation entre Harvey et Mike n’était qu’un amuse-bouche.

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J’ai eu l’occasion de l’écrire ici : Mike n’est pas, et de très loin, mon personnage préféré. Il a certes ses bons moments. Il y a quelques épisodes de ça, j’étais bien derrière le couple qu’il formerait peut-être un jour avec Rachel, mais le will they/won’t they est une technique narrative qui a fait son temps, et j’étais passée à autre chose. Alors me donner en toute fin de saison, telle une offrande au spectateur méritant, une scène pseudo-sulfureuse pour une relation qui me laisse désormais indifférente, quelle douche froide ! C’est ici que résidait donc tout l’intérêt de la saison 2 ? Dans cette relation et dans le désespoir un peu limite qu’éprouve Mike d’avoir perdu un ami/mentor qu’il a trahi (chose par ailleurs pas terriblement crédible, mais ce ne fut pas la seule cet épisode) ? C’était ça, la saison 2 ? Pardon, je n’ai dû assez prêter attention à ce qui se passait sur mon écran pendant 16 épisodes. L’adorable tête d’Harvey Specter a dû me distraire.

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La saison 2 fut pleine de grandes choses. La première partie surtout, car la deuxième fut plombée par une écriture un peu hasardeuse, notamment du personnage d’Harvey et des quelques tentatives peu réussies de le forcer dans une relation amoureuse. (J’adore bien sûr l’idée mais, pour le moment, aucune de ces tentatives ne sonne aussi naturelle que ses autres relations, beaucoup mieux traitées.) La saison 2 fut pleine de grandes choses, et aurait pu se terminer en apothéose : le point culminant du conflit grondant entre Harvey et Jessica, conflit qui pour moi a sous-tendu toute la saison. Je l’espérais, je le redoutais : en guise de cliffhanger, Harvey qui claque la porte de Pearson Hardman, est-ce que ça n’aurait pas eu plus de gueule que du Rachel/Mike ? Et plus de cohérence, au regard de ce que fut cette saison ? Mais non, et si on revenait au concept de base, Mike est notre personnage principal, blablabla.

Écrit par Saru dans Presque une review | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suits

31 janvier 2013

Janvier 2013 | Bilan

J’ai ruiné par mon silence de janvier tous mes efforts de décembre pour être plus régulière en ces lieux. C’est que le naturel reprend vite le dessus. Mais vade retro, paresse, ce dernier jour de janvier sera l’occasion de résumer un mois télévisuel finalement très agréable.

 
LA SÉRIE DU MOIS

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Je ne vous fais pas le coup du suspense, ma série du mois, c’était School 2013. Qui de bout en bout m’a émerveillée. Oui, utiliser le verbe « émerveiller » peut sembler excessif, mais c’est une série qui m’a fait ressentir tant de choses ! Passant avec sobriété de moments incroyablement poignants à des instants de bonheur total.
Sa fin fut aussi bonne que le reste, et mérite un prochain article plein de spoilers.
 

 LE PERSONNAGE

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Park Heung Soo, rends-moi mon cœur.
School 2013 encore, oui, mais vous ne croyiez tout de même pas que la série avait gagné son statut de favorite du mois sans quelque fabuleux personnage ? Et, honnêtement, ils le sont tous.
Alors pourquoi Park Heung Soo, et non Go Nam Soon, pour qui je vous avais précédemment mis au défi de ne pas éprouver un terrible élan d’affection ? Dans le même article, je déclarais vouloir tout l’amour du monde pour Go Nam Soon, et la réponse à mes souhaits fut probablement l’arrivée de Park Heung Soo, perte et salut pour Nam Soon. Je ne peux continuer sur cette voie sans m’avancer dans des eaux spoilerisantes, mais je crois que le mois prochain, j’ajouterai à mon bilan du mois une catégorie « LA RELATION QUI M’A FAIT CHAVIRER ».
Hors sa relation avec Nam Soon, Heung Soo fut paradoxalement un personnage central au cœur de ce lycée. Pas vraiment un acteur des intrigues lycéennes, il fut plutôt une présence rassurante, vers qui se tournaient pas mal d’élèves. Une force tranquille comme je les aime.
 

LA DÉCEPTION

Je ne garde que peu de souvenirs de My Girlfriend Is An Agent, si ce n’est une impression de fun.
De Joo Won, en revanche, je ne garde que le meilleur : il m’a plusieurs fois brisé le cœur en 2012, et j’aime qu’on me brise le cœur.
Et donc, Level 7 Civil Servant, cette déception.
L’héroïne a, je crois, fait l’unanimité : quel est l’intérêt d’une énième pauvre fille qui travaille si dur, franchement ? En revanche, après Ojakkyo Brothers et Gaksital, je ne pensais pas qu’un personnage joué par Joo Won pourrait m’être aussi antipathique. Et donc, vous voulez nous montrer une romance entre ces deux personnages ? Non merci.
Et le reste de l’intrigue ? Si les enjeux sont aussi impressionnants que les méchants caricaturaux qui nous ont été présentés, je passerai mon tour. Mais après un troisième épisode, parce que j’aime souffrir.
 

LE RATTRAPAGE

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Ça fait pas mal de temps que je n’entends que du bien à propos de White Christmas, un drama qui apparaissait en plus sur la tvgraphie de plusieurs jeunes acteurs que j’apprécie (Sung Joon et Kim Woo Bin, pour ne pas les citer). Un matin de janvier, donc, je lance White Christmas. Neuf heures plus tard, je ressors déphasée d’un drama special assez brillant, mais qui va peut-être nécessiter plusieurs jours de digestion. Premières impressions : merveilleux casting, esthétique et ambiance, malgré quelques défauts qui relèvent peut-être plus du manque qui se fait déjà ressentir que de l’intrigue elle-même.
 

DU CÔTÉ DES ÉTATS-UNIS

Pas grand-chose de si intéressant dans le domaine américain. Je retrouve Harvey, Donna et Jessica avec un certain bonheur, et je poursuis mon visionnage hebdomadaire de quelques séries, sans déplaisir ni trop grand enthousiasme. En revanche, c’en est terminé pour Fringe.
Une série de cinq saisons assez inégales mais qui m’ont malgré tout fait vivre beaucoup de très bons moments. J’ai difficilement terminé la première saison, la deuxième a aiguisé ma curiosité, et la troisième m’a ravie. La quatrième saison, décevante au regard de la précédente mais au-dessus des deux premières, a surtout eu le mérite d’introduire l’excellent postulat de départ d’une bonne dernière saison.
Je ne nierai pas que ce sont Charlie et Lincoln qui m’ont convaincu en premier d’aller jusqu’au bout de la série, mais je garderai de celle-ci une profonde affection pour son merveilleux personnage principal, Olivia Dunham, qui n’a peut-être pas toujours eu la présence qu’elle méritait, mais qui a toujours su en rendre le meilleur.
 

DU CÔTÉ DE L’ANGLETERRE

En dehors de Miranda, dont la saison 3 ne m’a pas tellement enchantée, malgré un incroyable épisode 5, ce ne fut pas du tout un mois anglais. Mais j’ai de quoi me rattraper pour février.
 

ET AILLEURS ?

Le Japon, sur les terres duquel je ne mets plus que rarement les pieds, est désormais considéré comme un ailleurs. Peut-être plus pour longtemps, car j’ai fini en début de mois la fabuleuse série Soredemo, Ikite Yuku, qui donnerait envie à n’importe qui de passer le reste de ses jours à regarder des séries japonaises.
J’en ai donc commencé une nouvelle, Biblia Koshodou no Jiken Techou, parce que les livres et les librairies. À suivre.
 

QUOI POUR FÉVRIER ?

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A peine remise de School 2013 et White Christmas, je vais commencer février sous le signe de la Corée.
L’idéal serait que je fasse le ménage dans ma liste de visionnages en cours :

  • Est-ce que j’abandonne définitivement Nice Guy ou est-ce que je lui donne la chance d’un dernier épisode ?
  • Est-ce que je me décide à vraiment commencer Arang and the Magistrate et The King Of Dramas ? Pour ces deux dramas, j’ai vu trois épisodes, qui ne m’ont pas convaincu de me jeter immédiatement dessus mais qui ont bâti un monde dans lequel je pourrais passer plus de temps, particulièrement pour Arang.
  • Vais-je continuer Cheongdamdong Alice ? De récentes lectures m’en ont en tout cas donné l’envie.

Puis il y a toutes ces séries qui me font de l’œil, particulièrement celles de 2012 que j’ai retrouvées dans tous les bilans : History Of A Salaryman, The Chaser, ou même Can We Get Married?
Heureusement, il y a douze mois dans une année.

19 janvier 2013

Bilan amoureux

Il faut que je poste ici quelques mots sur Go Nam-soon et Park Heung-soo. Que j’évoque la nouvelle réussite de tvN dans sa série des « Flower Boy ». Que j’exprime à nouveau tout mon désamour pour un certain Mike Ross. Avant ça, il faut que je termine mon bilan du mois de décembre, et j’ai à cet égard une folle envie d’exprimer vulgairement mon agacement face à cet article qui m’échappe.
Soit, mais si je ne trouve pas les mots (cette fameuse habitude), qu’est-ce qui m’oblige à écrire cet article ? Rien, exactement, mon entêtement n’en est que plus irritant. Donc, je vous propose un bilan rapide en quatre phrases :

  1. J’aurais voulu écrire plus (tant de thématiques et de couples inexplorés !), mais vu mon naturel procrastinateur et le temps qu’il me faut pour pondre un texte, je suis déjà fière d’avoir écrit autant.
  2. Ce fut l’occasion de rencontrer une merveille de série et un nouveau venu dans le panthéon de mes personnages fétiches.
  3. Mon mois fut quasiment réservé aux séries et j’ai en ce moment un léger besoin de respirer un autre air, littéraire et cinématographique notamment.
  4. Ayant confirmé pendant ce mois tout l’amour que je porte à l’écriture, il se pourrait que j’ouvre un autre espace pour vous épargner, chers adeptes de séries, mes considérations hors-sujet.

Bien. Ceci étant derrière nous, ce blog peut reprendre son cours normal. So long, Love.